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Chloroquine et l'affaire "Raoult": rions un peu

29.5.2020 Page 6 du dossier "Le circus virule (ou ce que le covid-19 est venu nous dire"), début 2020. J'envisage le cas chloroquine et le professeur Raoult en tant que les malversations autour de ce médicament sont révélateurs d'un changement de paradigme et en tant que Raoult est devenu bien malgré lui la statue du commandeur de notre monde malade. J'envisage aussi les rapports à l'autorité et au pouvoir, que le corona est venu questionner: les antiRaoult et les provaccins sont quasi tous des profils d'esclave selon la terminologie d'Hegel. Il n'y a pas de dialogue possible entre maître et esclave tant que chacun ne se reconnaît pas dans ce profilage particulier.
Ce chapitre du dossier est intimement lié à "Une crise de foi dans la médecine"

Répertoire "non-food" de ce site. Je mets ma casquette de Jiminy Cricket, comme pour le dossier à charge contre les Gafam. Je transfère certains des billets écrits en brouillon sur fb pendant le confinement.


Avis au lecteur, 5/9/2020: ce sont encore des billets collés les uns derrière les autres.

Les liens seront établis sous peu, pour un texte suivi.

Rions un peu avec la chloroquine

Je pense ici à tous les médecins qui, d'un ton docte, nous rappellent à force de messages twitter ou d'articles dans les medias, au sujet de la bithérapie chloroquine/macrolide: " il faut être prudent avec toute substance dont l’innocuité et l’efficacité ne sont pas prouvées". Chers amis, vaccinez-vous vos patients contre la grippe saisonnière? L'innocuité et l'efficacité sont loin d'avoir été prouvées. Le dossier est bien documenté. Chers docs, vous vous tirez une balle dans le pied, ma parole!

On peut continuer le jeu avec la majorité des médicaments récents, dont vous savez aussi bien que moi qu'ils ne sont que prétexte commerciaux, car aucune molécule capitale n'a été trouvée depuis des années. Les merveilleux antiallergiques, antibiotiques ou anti-inflammatoires, si efficaces, sont disponibles en générique désormais. Les nouvelles sorties sur le marché, en revanche, ont souvent une efficacité survantée; et leur innocuité fait largement débat. C'est un secret de polichinelle que les tests (efficacité, effets secondaires) sur ces nouvelles molécules proposent un tableau bien différent de ce que l'on observe en pratique.

Nous, patients, devons donc être prudents avec toute substance dont l’innocuité et l’efficacité ne sont pas prouvées? Mais nous ne prendrions plus de médicaments, voyons!

Cela m'amuse de voir qu'en croyant jouer les pères la rigueur ces médecins se tirent ainsi une balle dans le pied. Suis-je la seule à avoir repéré cette incohérence dans le discours?

Je souris et je ne prends personne à parti, car nos amis médecins sont victimes d'une erreur de casting: l'inconscient collectif les a mis sur un piédestal, quasi divin; or, ils savent n'être que des humains comme vous et moi. Il se pourrait que certaines incohérences dans le discours dérivent de ce fossé de perception. En parlant au public, ils croient devoir assumer ce rôle de nouveau prêtre, relais de la parole divine.

On peut continuer à rire avec tous les éléments qui entourent le débat chloroquine.

Il est de bon ton d'affirmer qu'on est soit proRaoult, soit antiRaoult. Ah ouais? Et si, comme beaucoup de mes copains, je ne participais pas de cette crise de nerfs nationale? Je ne suis ni l'un ni l'autre. Je ne l'ai même écouté qu'hier pour la première fois. Je m'intéressais bien plus aux résultats des traitements qu'au bonhomme. Je lui trouve une belle personnalité et voilà et bon. Sans plus. Pas de quoi criser, en tout cas. Plutôt drôle de voir les disputes de cours de récré autour de son cas.

Les medias poussent des cris d'orfèvre (ouep, je relis San Antonio pour l'instant): "il faut raison garder". Et bien raison-gardons donc: on nous dit en guerre; le gars fait de la médecine de guerre: il pare au plus pressé, et ça fonctionne. Logique, non?

Continuons sur le raison-garder des medias, qui sont risibles depuis quelques jours qu'ils ont lancé la curée contre la chloroquine: l'étude à laquelle ils se réfèrent semble être du pipeau de la meilleure eau; le Lancet qui l'a publiée annonçait d'ailleurs l'inverse en 2003 (lire 26/5 "Quand le Lancet trouvait la chloroquine prometteuse" sur https://strategika.fr/2020/05/26/coronavirus-quand-le-lancet-trouvait-la-chloroquine-prometteuse).

Zamis journalistes, ne nous en voulez pas, mais on ne peut s'empêcher de se marrer.

Tout, strictement tout dans cet dossier chloroquine porte à sourire, sauf la terrible souffrance de ceux qui ont perdu des proches parce que l'on a refusé par principe un protocole qui, peut-être, aurait été efficace si on juge les résultats pratiques des médecins qui l'ont adopté.

Je continue sur la polémique dite "Raoult". On ne comprend rien à cette "crise de nerf nationale" si l'on ne pense pas en terme de rapport au pouvoir, à l'Autorité, à la charge symbolique. Je suis passionnée depuis longtemps par les rapports de pouvoir entre les êtres humains. Ce n'est pas un scoop: une nation a besoin d'une autorité pour se fédérer, raison d'être de la royauté des temps anciens.

Un pays qui voit à sa tête un jeunot capricieux et autoritaire, se montrant aujourd'hui quasi hystérique (voir une de ses dernières vidéos; les lecteurs de canards bien informés avaient repéré cette forme d'hystérie avant cela), ce pays donc ne peut qu'investir dans une figure de patriarche calme, pondéré, ne répondant pas aux injures, fort de sa pratique et de ses réussites, peu influencé par les intrigues de cour. Et les courtisans ne peuvent que pester face à cette calme autorité, qui s'affirme en outre hors des circuits établis, donc hors prise. Toutes les insultes viennent des courtisans et de ceux qui voudraient, eux, incarner cette autorité.

Je connais bien cet énervement, pour l'avoir provoqué plus d'une fois, par ma posture aussi libertaire que celle du professeur Raoult, toute proportion gardée.

Je répète que je ne suis ni pro ni contre le bonhomme. C'est, je crois, dû au fait que je suis ma propre autorité (pardon de la suffisance), je n'ai pas besoin de l'incarner dans une personnalité extérieure.

Au coeur de la polémique chloroquide/DR, je décode les postures des uns et des autres selon leur propre rapport au pouvoir, à l'autorité. Et nullement selon leur rapport à la science, car cette dernière n'a rien à faire dans ce dossier. J'ai déjà exposé qu'on y retrouve la vieille dialectique maître-esclave à la Hegel. Ne vous braquez pas à cause des termes "maître et esclave"; les concepts sont plus complexes, on pourrait presque dire sujet-objet, pour qualifier ceux qui agissent en sujet ou en objet. Si Papie Hegel a écrit tant sur le thème, je ne peux que caricaturer: les êtres qui aiment la posture "objet" ne peuvent comprendre ceux qui questionnent en permanence comme moi ni ceux qui agissent en hommes d’honneur, comme Raoult. Ce n'est qu'une parcelle infime de la problématique, mais elle mérite d'être soulignée. Pour se calmer!

On peut voir cette polémique d'un oeil plus citoyen aussi, moins symbolique: rendez-moi mes sous! Notre instance officielle belge de santé, Sciensano, récemment renommée, annonce aujourd'hui "déconseiller fortement l'hydroxychloroquine pour soigner les personnes hospitalisées pour le Covid-19" en disant se fonder sur cette étude parue dans le Lancet il y a peu. Si cette étude peut être mal comprise par des journalistes un peu benêts, un scientifique ne peut s'y tromper: c'est un chateau de cartes, qui est facilement démonté par diverses plumes acérées depuis quelques jours. Sciensano ne comprend donc pas de scientifiques? Au secours!

Le Lancet est devenu une feuille de chou pour Big Pharma, ils publient du grand n'importe quoi. Le Lancet d'antan n'est plus. Requiescat in pace. De nombreux exemples de ces médiocres études y abondent, y compris dans mon domaine de la nutri.

La lecture des études dans le Lancet demande un grand discernement. Qui semble absent chez nos sciensano-guys. Conclusion: remboursez mes impôts.

 

Complot ou bêtise?

Un petit billet pour mes amis complotistes. On peut s’amuser à imaginer des complots mais dans le réel, sachez que ces conspirations n’aboutissent quasi jamais, à cause d’un facteur déterminant dans l’équation: la bêtise humaine, doublée parfois d’impulsivité.

Je voudrais leur proposer de regarder attentivement ce qui vient de se passer autour de la chloroquine, et qui serait une pièce de théâtre drôle si les résultats n’étaient si tristes au plan sanitaire (des morts, tout de même).

Une étude sort dans le Lancet, dénonçant les grands dangers d’un médicament utilisé sur le terrain par quantité de médecins avec grand succès contre le covid. Il ne faut pas quelques jours pour que des spécialistes réagissent en qualifiant l’étude ahurissante de médiocrité. Il faut encore 2 jours pour que l’on comprenne que l’auteur a réalisé un montage artificiel de données; et que le Lancet, anciennement vénéré, a accepté ce torchon.

Entre-temps, les medias ont répercuté l’info avec de grands effets de manche: «ah ben tiens, on vous l’avait dit».

Ces journalistes sortent donc de cette affaire couverts de ridicule, la confiance dans les media perd encore un peu de terrain. Ces journaux ne sont pas corrompus, ils sont bêtes et paresseux: ils ne savent pas lire et oublient d’interroger des spécialistes avant de finaliser leur papier.

Pire encore! Le gouvernement français n’attend pas quelques jours pour interdire le médicament, en réaction à cet article du Lancet. Un seul article paraît et le cerveau est déserté, ma parole. Quelle impulsivité enfantine... Ah mais j’oubliais, chers amis Français, c’est logique: vous avez un enfant à la tête du pays, capricieux et autoritaire de surcroît. La bêtise binaire ici est d’imaginer qu’aucun Français ne décodera les motivations de cette décision si impulsive. Quasi une nuit pour décider... Aussi fort que l’OM$.

Plus finement, on pourrait aussi gloser sur le phénomène aquarium de nos élites actuelles: leur boîte crânienne, qui contient pourtant un cerveau drôlement musclé, passé par de grandes écoles, fonctionne en circuit fermé. Ils n’entendent quasi plus que leur voix propre ou celle de leurs clones. Je joins un récent article du Canard Enchaîné, où l’on peut carrément voir le petit poisson tourner dans la tête du ministre français. Je ne sais quel terme utiliser pour cette déconnection des faits et de la complexité du réel, alors je fais simple: c’est bête! Surtout quand on lit sa dernière phrase: «il y a (...) un sacré cluster d’irresponsables politiques». Ce gars a combien de morts du covid sur la conscience? Il ne voit donc rien? Limité intellectuellement, donc, plus que membre d’une conspiration mondiale.

Pour pointer la «bêtise» de l’auteur de cette étude, il ne manque pas d’arguments, déjà pointés par tant d’autres. Je découvre celui-ci chez un touittos qui commente cette fameuse étude, sachant qu’en France il est formellement interdit de sérier selon l’ethnie:

«(...) comment se fait-il que des entreprises américaines aient accès à des données ethniques sur des patients français ? Soit l’article du Lancet est truqué, soit il y a un scandale gravissime. « signé le docteur Joachim Son-Forget @sonjoachim (il envoie copie aux ministres intéressés).

NB non initiés: j’ai fait du lobbying européen dans ma vie professionnelle, je connais un peu les coulisses du pouvoir et des prises de décision. J’ai décidé d’écrire sous l’angle ci-dessus, sans parler des collusions possibles. Il faut un peu changer de posture, de temps en temps.

Voir l'article du Canard Enchaîné, qui réserve parfois ses coups de bec. On dirait presque qu'ils soutiennent Véran?

Devenir adultes bis, le cas Raoult

Même en n'étant pas médecin, et incapable de comprendre les arcanes de cette affaire , je partagerais bien tous les articles autour de chloroquine/Raoult pour appuyer mon hypothèse: le corona est venu nous aider à passer à l’âge adulte en tant que société entière. Les ados que nous étions croyions encore à la recherche, à la poursuite du bien-être et de la santé, à la collaboration entre chercheurs. Désormais, les coulisses du pouvoir, qu’ils soit étatique, médical ou lobby, se sont montrées à tous. Toutes les figures d’autorité à l’ancienne s’écroulent et il faut être singulièrement naïf pour ne pas le voir. Mensonges, attaques en douce: tout est bon pour garder cette dernière parcelle de pouvoir qu’on sent échapper.

Schizophrénie fiction/réel

Je reviens à l’acharnement de la meute médiatique contre le professeur Raoult, au travers de la chloroquine. On a compris qu’il s’agit d’une querelle de paradigmes et pas d’une dispute médicale. Je suis aussi depuis quelques années la mauvaise foi crasse des journalistes face à un Michel Onfray qui, tout aussi royal que l’ami Didier, accepte de faire face à des contradicteurs souvent très peu éduqués, peu formés au domaine qu’ils commentent, en gros des petits bourgeois de l’esprit. Je n’aurais pas leur courage, ni leur équanimité. Onfray est un anarchiste déclaré, Raoult pourrait bien l’être, si je lis bien.

Si ce n’était blessant pour eux et pour tous les penseurs libertaires, ce serait drôle: d’un côté, on met au pinacle des commissaires Maigret, des inspecteurs Columbo (pour citer les plus connus et les plus bonhommes), même des docteurs House, qui tous enfreignent les protocoles, sont des têtes libres et cumulent inspiration/intuition avec une réflexion posée. De l’autre, on dézingue les mêmes quand ils agissent dans le réel.

Une pièce de puzzle de plus qui explique pourquoi nous sommes tous dans un véritable dé-lire (comme «mal» lire) de notre société. Allez, les gars, on retourne au potager, on fait une grande balade seul dans la forêt et bims! tout devient plus clair: à défaut d’être parfaits soyons au moins cohérents. Si l’on respecte les esprits libres en télé, faisons-le dans le réel aussi.

Au passage, en tissant, je réécoute le psychanalyste Roland Gori. Il ne faut pas être libertaire comme lui pour entendre ce qu’il a nous dire de notre marécage moral actuel:

NB. Je réécouterai aussi du même Gori les interventions suivantes (avis à mes jeunes millenials):

Raoult, dialectique maître esclave

Juste une parenthèse sur la polémique Raoult, qui est très révélatrice d’une curieuse division de l’humanité, si criante dans notre dossier actuel. Vu cet extrait (de quel magazine?) passer sur tw. Le soutien ou pas, la compréhension ou pas du prof Raoult: la vieille dialectique nietzschéenne - hégelienne maître/esclave. Ces derniers ne peuvent comprendre ni ceux qui questionnent en permanence comme moi ni ceux qui agissent en hommes d’honneur, comme Raoult.

NB Jeunots: revoir vos classiques, ne pas vous braquer à cause des termes maître et esclave. Les concepts sont plus complexes, on pourrait presque dire sujet/objet.

Modélisations politiques ou sanitaires?

Je ne partage ici systématiquement pas tout ce qu’écrit JD Michel malgré que je trouve ses billets formidables; je partage peu de ce qui concerne le prof. Raoult car on tombe trop vite dans des querelles ad hominem.

Je partage ceci pourtant, car le discours s’inscrit dans mon analyse en étoile de mer de «ce que le covid est venu révéler». Un des angles est que nos sociétés sont aidées à dé-lirer par leur détachement de la réalité, leur déconnection croissante vis à vis des faits et de la complexité du réel. Quantité d’illustrations, dont celle-ci: une leçon à l'IHU méditerranée.

Jean-Dominique Michel, 13 juin, 01:06: "Une leçon d’épistémologie avec une déconstruction implacable d’une pseudo science devenue délirante parce que complètement découplée du réel" ! https://www.youtube.com/watch?v=QBHskgiY7MM

 

Le prof’ y pointe le fait que la science est devenue un objet sociétal: lorsqu’une préoccupation semble majeure (les modifications climatiques, le corona), on privilégie désormais les modélisations qui donneront raison à la préoccupation, sans prendre en compte les données. C’est un sérieux retournement de ce que j’aimais dans l’approche scientifique.

Cette vidéo est aussi une belle introduction pour tous ceux qui m’envoient «une» étude sur un sujet X démontrant que... J’ai toujours refusé et je refuse toujours d’argumenter car 1/ il ne s’agit que d’une étude et 2/ je n’ai pas la capacité de décortiquer la méthodologie de l’étude ni la valeur des auteurs. Depuis 20 ans en nutri, je fais alors appel à des chercheurs qui partagent leur analyse, forts de leur savoir et de leur connaissance du domaine. Je ne peux que faire le relais. En écoutant Raoult commenter des études en cours, on se confirme dans l’idée que nous, profanes, ne pouvons que faire le relais.

J’ai fait pareil dans cette crise: à chaque courbe que l’on m’envoyait, je ne pouvais que répondre «je ne suis pas statisticienne, analyser des statistiques médicales est un métier très pointu». Si le thème m’intéressait, j’allais vérifier chez les grandes pointures que je suis sur les sites libres et sur twitter et qui, eux, disposent des outils intellectuels pour analyser. La plupart du temps, je passais mon tour car ce qui m’intéresse n’est pas une vérité mais bien d’analyser les forces en jeu et les changements de paradigme. Comme cette déconnection du réel qui, couplée à la financiarisation des labos, nous a amenés dans cette folie actuelle.

J’écris «mensonges» mais on peut penser ce phénomène autrement, au travers du délire technocratique qui ne comprend plus le contexte. Je collisionne ici le dossier «fromages au lait cru» et «corona». Dans le premier cas, le plus petit des artisans doit mettre en place des procédures extrêmement coûteuses en temps et en énergie, pour contrôler le lait cru (qui n’en a pas besoin car il est autoprotégé des infections) alors que ces procédures sont utiles dans de gigantesques usines qui travaillent le lait pasteurisé (qui est une source de contamination, aussi bizarre que cela paraisse). En gros: un technique de la NASA pour entretenir un vélo, quoi.

On peut comparer avec le corona 2020, pour lequel on nous propose des mesures sanitaires comme si ce virus se comportait en ebola hypervirulent et très mortel. Deux poids et une seule mesure: dur, dur d’être un terrien aujourd’hui et de devoir faire face à de telles incohérences

Très intéressant extrait d’une conférence 2015 de Pr Didier Raoult, Professeur des Universités, Praticien hospitalier, Président de la Fondation Méditerranée Infection. Titre: "Le processus de l'innovation peut-il respecter la règle ? "/

Ecouter à partir de la minute 53 -> 1h05, soit une dizaine de minutes. Très édifiant pour comprendre ce que nous venons de vivre et surtout appréhender pourquoi des scientifiques de l’aloi de Raoult nous ont calmé dès le début: ils connaissent la chanson, voyons.

Comme dans ses autres conférences, il démonte les systèmes un à un pour pouvoir reconstituer le puzzle. J’adore comprendre dans cette optique.

NB. J’écoutais Raoult pour me faire une idée, car je ne le connais que de réputation. Une amie très chère le disait «arrogant, méprisant pour ses collègues». J’ai voulu me faire une idée. Je ne vois pas cela du tout. Il parle certes tout droit dehors comme on dit à Bruxelles (un ton que je connais bien pour aimer le pratiquer, à la madame Sans-Gêne (une duchesse du XIXè, connue pour son franc-parler https://fr.wikipedia.org/wiki/Madame_Sans-G%C3%AAne). Mais il ne manque pas de respect, il n’a rien d’un roquet sans arguments comme le petit pinocchio.

 

Rapports de pouvoir: le covid comme révélateur

Petit aparté provocateur sur “le pouvoir”, une historiette.

Un médecin sur twitter me répond à propos d’une vidéo, qu’il moque et que je propose d’écouter pourtant:

-- «j’ai une formation qui me permet de détecter les bobards», m'écrit-il.

A quoi je réponds:

-- «Je suis aussi rigoureuse que vous dans mes analyses, il ne faut pas de formation. Il faut une tête bien faite. Que j’ai, merci à mes parents.»

Le médecin:

--- «Malheureusement, en la matière, une tête bien faite ne suffit pas. Les données à analyser requièrent une formation minimale aux pièges de raisonnement dans ce domaine particulier.»

Ma réponse en souriant:

-- «;) On va dire que les études en BE / FR sont différentes ... Je pense aux nombre de médecins que j’ai eus en séminaire ou que j’ai croisés en colloques; et dont la rigueur d’analyse, la logique, la capacité de recul face à un dossier étaient celles de monsieur ToutLeMonde».

Fin de l’échange écrit, car je sentais le mur classique du dialogue raté - échange que j’ai terminé en famille en rappelant la blague que m’ont racontée mes amis médecins.

-- «Quelle est la différence entre Dieu et un médecin?»

-- «Dieu ne se prend pas pour un médecin».

;) I llllove it.

Tout comme les gouvernants nous traitent de haut depuis leur posture de pouvoir d’élu, tout comme les médecins nous mettent de côté pour la même raison (pouvoir de «sachant»), je pourrais tout aussi bien utiliser mon propre pouvoir: «je n’interagis pas avec ceux qui ont moins que mon propre QI, càd 142 (j’ai passé mon adolescence chez les psys, ça faisait partie des tests standard)». Ou « je n’ai pas à suivre les instructions de ceux qui ont un niveau inférieur» (sous-entendu les quelques figures politiques que je tance).

Mais c’est terrrriblement 20è siècle, voyons, ma chère. Non seulement ces tests QI sont obsolètes désormais aux yeux des psys (d’ailleurs dans la vie sociale, je me demande parfois si le chiffre réel n’est pas plutôt de moins 42 tant je peux bourder), mais aussi nous sommes au 21è siècle, oublions les rapports de pouvoir, d’où qu’il provienne.

C’est d’ailleurs la raison d’être de mon échange avec le médecin, à qui je n’écrivais que parce que d’habitude il est bienveillant, critique, intelligent (je le crois HP aussi, à le lire depuis si longtemps): je vérifie régulièrement si cette hystérie du pouvoir continue à être virulente. Eh ben ouais, ça ne change pas encore, dans ma génération de soixantenaires en tout cas. Bof, pas grave, j’attends la prochaine réincarnation. Où j’espère pouvoir continuer cette fascinante observation des rapports de pouvoir entre humains, mais ne plus devoir la subir.

Le covid est vraiment révélateur de notre posture individuelle vis-à-vis du pouvoir, de la parole du Père symbolique (bis repetita me placet beaucoup, pardon), des choix de l’Autorité qui sait mieux pour nous que nous-même. Je crains que, “dans le monde d’après”, beaucoup de mes congénères ne votent encore pour ce genre de domination. Par la force de leur nombre, nous serons donc forcés de les suivre dans ce mouvement. Snif. Car ce sera au prix de l’humanité telle que je la conçois.

NB jeunots: «une tête bien faite» est une expression qui nous vient de Montaigne, qui l’oppose à «une tête bien pleine» (qui ne doute rien parce qu’il croit tout savoir). La «tête bien faite» a accumulé des connaissances et appris à faire le tri entre les mauvaises et les utiles; et connaît ses limites. Il n’existe pas de chiffres idiots pour valider ce fait.

Je continue sur les rapports de pouvoir, j’adore. Les dominants ont leurs petits valets, c’est comme ça que le pouvoir fonctionne et s’installe durablement. Une dame sur un autre compte se moque de moi, qui ne suis pas épidémiologiste et qui écris des livres de cuisine - alors que j’ose questionner la parole médicale officielle. So what? Ai-je jamais prétendu être du métier?

Ce que sous-entend le ricanement de l’interlocutrice est qu’on ne peut pas questionner l’autorité, point barre. Je serais caissière en grande surface, je ne pourrais pas lire les programmes des partis politiques avant les élections? Choisir à quelle sauce je vais être mangée? L’oppression est encore pire que je ne l’imaginais, ma parole.

Car, petit scoop pour les nouveaux arrivants, cette crise n’est pas sanitaire mais bien économique et politique. Il se prépare un monde de capitalisme de surveillance, de numérisation et de déshumanisation qui me chatouille l’éthique. Monde qu’on vendra aux plus trouillards sous le prétexte d’une sécurité accrue. Et que bien des Adorateurs de la Parole du Père risquent de valider...

NB. Factuellement, ma réponse à la dame était: «c’est trop illustratif votre remarque, j’y réponds. On se calme, on est sur fb. C’est le café du commerce, on peut exprimer son opinion sur tous les choix politiques qu’on nous impose. Comme au café du commerce, ni plus ni moins. C’est encore plus drôle que vous repreniez un extrait d’un de mes billets que vous n’avez pas lu ou pas compris dans son essence (et plus significatif encore, car il traitait des rapports au pouvoir).

Je ne vous réponds pas ici individuellement, mais pour soutenir C., qui semble penser librement comme moi. On n’impose rien, on propose une autre façon de lire l’actualité. Pourquoi ricaner si ce n’est que vous vous sentez en danger?"

«Vous ne devez pas faire votre propre recherche quand il s’agit de science»

2.8 Sur le même sujet, un article de Forbes. Forbes a raison et Forbes a tort dans cet article. L’annonce-type pour ne pas être lue sur fb, je le sais, mais tant pis.

Un astrophysicien nous invite à ne pas nous poser de questions qui sont hors de notre champ de compétences: https://www.forbes.com/sites/startswithabang/2020/07/30/you-must-not-do-your-own-research-when-it-comes-to-science/#3652558e535e

Il a raison sur la 2ème partie de la phrase, mais pas sur la première.

Voici plus de 20 ans que j’ai compris ceci: en nutrition j’ai beau télécharger toutes les études sur un sujet, je suis comme un chien devant un chapeau - n’étant pas du métier. Je sais aussi que même des pros du métier ne peuvent tous juger avec acuité de la méthodologie, du sérieux du journal, de la justesse des conclusions versus les tests, des conflits d’intérêts sournois des auteurs, etc. Bref, ne peuvent remettre chaque étude à sa juste place.

Petit à petit, j’ai choisi les intermédiaires, mes SDF (scientifiques sans dotation fixe), ceux qui analysent la doc’ internationale à ma place. Je me base sur leurs conclusions pour asseoir mes questions techniques en nutri. Le bon sens et l’observation font le reste.

Comme le journaliste de Forbes, je suis donc étonnée quand des amis qui sont des BB comme moi (des blaireaux de base) m’envoient une étude (UNE!) pour justifier un choix. Parce que le fait d’être publié divinise un auteur, et qu’on DOIT alors le croire? Le fait que le lecteur touche du doigt une «étude» rend soudainement malin et apte à l’analyser? Le net et son fourmillement de résultats nous ont fait perdre le bon sens commun. Nous ne sommes pas à même d’analyser cette vaste documentation. Nous devons nous fonder sur des relais plus professionnels.

Depuis le début de la crise sanitaire/politique du covid, je n’ai pas relayé une seule étude sans qu’elle ne soit décortiquée et remise à sa place par un des pros que je suis sur twitter ou sur media indépendant (docteurs, statisticiens, virologues, épidémiologues, etc).

Le discours de notre physicien du jour en revanche est faussé en ce qu’il a oublié de nous indiquer une forme de choix parmi nos relais (dans mon cas le choix est «indépendant des enjeux économiques si sensibles pour tout être humain»).

Il formule plutôt ainsi: «Avec tous ces merveilleux scientifiques et communicateurs scientifiques qui disent la vérité sur toute une série de questions dans notre monde, il n’y a aucune excuse pour que les gens ne recherchent que les opinions qui confirment leurs propres préjugés.»

Et là on rit de bon coeur. Le profane est le seul à être biaisé, bien sûr. Car «la» science rend parfaitement impartial. Hihi. Vraiment, on ne peut s’arrêter de rire. Et «la» science est la source de «la» vérité. Mais tu as quel âge, mon choupi? On vient de le voir avec «tous ces merveilleux scientifiques et communicateurs» qui ont glosé sur la crise covid dans les medias de grand chemin: impressionnant balisage de la vérité!

Ce garçon est certainement brillant, mais il a raté sa vocation de prêtre, il aurait prononcé de beaux sermons le dimanche sur dieu, la vérité, le bien, le mal, les bons et les méchants.

Si vous aimez l'autorité...

Si vous aimez écouter des voix d'autorité, suivez-en d'autres que les experts médiatiques habituels. Histoire d'avoir un avis informé et non endoctriné.

Une synthèse en français du briefing des drs Erickson et Massihi, que j'ai déjà relayée ici. La vidéo a été retirée de YT, j'imagine qu'on la retrouve sur un peertube quelconque. J'en disais ceci:

Ecouter le raisonnement très sain du Dr. Artin Massihi lors d’une conférence de presse - minute 7.58

https://youtu.be/zb6j7o1pLBw?t=469

Ou le dr Erickson minute 3+- : https://youtu.be/zb6j7o1pLBw?t=161 «nous ne suivons pas des modèles prédictifs, nous vous donnons des données, il faut arrêter le confinement».

Ou, dans la partie 1, minute 49: l’absurdité du confinement https://youtu.be/xfLVxx_lBLU?t=2959

Je devais être américaine dans une vie antérieure, pour partager à ce point leur posture si pragmatique, de bon sens: mais regardez les faits, voyons! Arrêtez de délirer...

Je viens de lire les commentaires sous le post de la traductrice. Atterrant de manque d'esprit critique. Nos gouvernants jouent sur du velours, et la Pravda a bien fait son travail de (dés)information. Avec de tels naïfs, on est donc prêt pour un second confinement et pour la perpétuation de mesures liberticides, merci à tous les collabos de nous entraîner dans leur aveuglement. On m'opposera un démenti d'une assoc médicale américaine face à leurs dires. Ma chère enfant, sais-tu que ces assocs sont carrément achetées par les labos pharma? Ooooh que ça me fatigue...

Traduit de la synthèse de Diana. Merci.

Deux médecins américains spécialisés en microbiologie et en épidémiologie donnent une conférence de 45 minutes pour critiquer la décision de poursuivre le confinement dû à la COVID-19. Je viens de regarder le tout et voici quelques-unes des conclusions que j'en ai tirées :

1) Alors qu'au départ, l'hypothèse concernant l'impact de cette nouvelle mutation du coronavirus (déjà connue) montrait que ce virus pouvait être hautement mortel, deux mois après son apparition, les données recueillies dans le monde entier montrent que son impact n'est pas significativement différent de celui de la grippe saisonnière (qui, elle aussi, mute légèrement chaque année). Il est donc devenu de plus en plus difficile pour ces médecins de comprendre la nécessité de pratiquer des mesures d'isolement aussi strictes, qui semblent s'avérer non seulement inutiles, mais même préjudiciables à la santé publique ;

2) Les quarantaines ont toujours été pratiquées sur des patients malades, jamais sur des individus en bonne santé, jamais à cette échelle. Le problème de ce confinement généralisé est que, associé à la paranoïa alimentée par la couverture médiatique permanente du virus, il a amené les gens à se mettre à l'abri de TOUTES sortes de bactéries. Le problème est que les bactéries et les virus (qui sont tout autour de nous, tout le temps) sont responsables de la construction et du renforcement de notre système immunitaire, donc la grande majorité d'entre eux sont en fait BONS pour nous. Nous affaiblissons donc en fait notre système immunitaire individuel et collectif en restant isolés et risquons un pic de propagation des maladies (toutes sortes de maladies) une fois la quarantaine levée ;

3) Même si une quarantaine était un moyen efficace de lutter contre les Covid19, la situation actuelle n'est pas du tout conforme aux "règles" d'une telle mesure - ce qui est normal car jamais auparavant nous n'avons mis en œuvre une quarantaine collective aussi massive. Il est donc absolument illogique de fermer des cafés et des restaurants alors que d'énormes supermarchés restent ouverts et que les gens circulent en grand nombre à l'intérieur, touchant des choses à gauche et à droite, souvent sans masques/gants ou avec de vieux gants réutilisés qui ne sont tout simplement pas bons. Même avec le renforcement des mesures sanitaires, celles-ci sont très insuffisantes pour qu'une "quarantaine" mérite son nom. En outre, elle est extrêmement injuste pour les petites entreprises, qui sont obligées de fermer, alors que les grandes chaînes sont autorisées à garder leurs portes ouvertes. C'est peut-être "pragmatique", mais il n'y a aucun respect pour la science ou les principes de microbiologie derrière tout cela ;

4) La quarantaine et la panique généralisée ont des effets secondaires extrêmement problématiques, causant des décès et des souffrances qui ne sont pas suivis d'aussi près que la propagation de Covid. Leurs effets, cependant, sont durables et au moins aussi dévastateurs : perte d'emplois (et donc augmentation de la pauvreté), dépression, taux de suicide, violence domestique, abus d'enfants, anxiété grave - pour n'en citer que quelques-uns - ont tous mis le feu aux poudres. Ils ont également constaté que, par peur, les gens cessent d'aller à l'hôpital et de consulter leur médecin (par peur de contracter le virus) et que, par conséquent, beaucoup d'entre eux ne demandent plus d'assistance médicale pour d'autres maladies qui doivent être contrôlées - les conséquences de cette situation sont évidentes ;

5) Les tests de masse sont fondamentaux pour pouvoir faire face à cette crise. Ces médecins suggèrent de le faire, d'abord auprès des travailleurs essentiels de la chaîne alimentaire, par exemple, et ensuite de faire un suivi. La quarantaine devrait être levée lentement mais sûrement, en commençant par les écoles et les petites entreprises, et les personnes ne présentant pas de problèmes de santé particuliers devraient être encouragées à sortir immédiatement. Au fur et à mesure que les capacités de test augmentent - les laboratoires étant de plus en plus capables de rendre les résultats des tests dans les 3 jours et commençant même à les tester en 30 secondes par une simple pression du doigt - les gens devraient pouvoir savoir s'ils doivent s'isoler ou non. Ils pensent que même les personnes asymptomatiques en parfaite santé devraient reprendre leur vie normale, comme nous le faisons pour la grippe ordinaire - nous ne restons à la maison que si nous commençons à nous sentir mal (et n'allons à l'hôpital que si les choses semblent s'aggraver) ;

6) Les professionnels de la santé ayant une solide connaissance de la microbiologie et des virus semblent ne pas savoir pourquoi la "quarantaine" (les signes de ponctuation sont là pour une raison - voir la conclusion n° 3) continue d'être appliquée strictement dans tant de pays - d'autant plus que les pays "non mis en quarantaine" semblent présenter des pourcentages équivalents de cas de Covid-19. Ils se demandent aussi ouvertement pourquoi les professionnels de la santé sont poussés à ajouter le Covid-19 comme cause de décès des patients dont le décès n'était pas lié au virus. Ces questions restent sans réponse et ils souhaiteraient certainement obtenir des éclaircissements.

Je vous encourage à partager et même à regarder toute la conférence si vous avez besoin d'éclaircissements supplémentaires.

Nous avons besoin de plus de transparence pour mieux comprendre le raisonnement et les motivations de nos politiciens et fonctionnaires. Nous ne comprenons pas les divergences de recommandations proposées alors que les symptômes sont assez similaires d'une région à l'autre.

Qui croit encore les labos?

De Jean-Dominique Michel: ""Les agences européennes et françaises du médicament favorisent le produit de l'industriel pharmaceutique Gilead, sans preuve de son intérêt dans la lutte contre le Covid et à un coût très élevé. Dans le même temps, les études se multiplient en faveur de l'efficacité de l'hydroxychloroquine, molécule hors brevet qui ne coûte presque rien et qui est d'usage courant dans la plupart des pays du monde."

Les citoyennes et citoyens intéressés à penser par eux-mêmes ne peuvent qu'être estomaqués par la guerre des médicaments en cours. Après de mois de manœuvres puissamment relayées par les grands médias pour disqualifier l'hydroxychloroquine, après la publication dans les grandes revues médicales d'une avalanche d'études bidouillées ou même falsifiées pour démontrer sa prétendue inefficacité, la partie semblait gagnée pour le laboratoire pharmaceutique Gilead et son remdesivir, approuvé précipitamment par les autorités de santé (dont bien sûr Swissmedic !) en dépit de sa toxicité et de l'absence de tout résultat probant.

Heureusement que des scientifiques sagaces et intègres, comme les Pr Mucchielli et Pollini, s'activent à contre-courant pour soulever les incohérences et les compromissions (pour rester diplomate) des décisions sanitaires."

Lire "Hydroxychloroquine versus Remdesivir : la guerre du médicament n’est pas terminée chez et par Jean-Dominique Michel

Dépolitisation des citoyens

Poum poum poum je tape sur mon clou. Il faut absolument que l’on informe mieux nos congénères, en particulier sur la puissance des lobbies pharma. La Grande Panique de 2020 n'aurait pas pu avoir lieu sans l'ignorance crasse de la plupart d'entre nous de ce qui se trame dans les coulisses de la politique, depuis quelque temps.

J’ai déjà relayé quelques pistes, en voici une nouvelle, en image, quasi un scénario qui vaut tous les séries netflix : un reportage d’Arte-tv, 2009, sur la fausse pandémie promue par l’OMS

https://www.youtube.com/watch?v=LlgON6rfqks

Je suis bien lotie pour repérer ces dérives, puisque j’ai pratiqué le lobbying européen (cigarettier) et que j’ai été formée par mon père aux arcanes de la «diplomatie de grandes entreprises», je connais les techniques et l’emprise sur les politiques. Mais n’importe qui aujourd’hui peut découvrir la même chose par une petite recherche.

Le manque de discernement, le manque de conscience politique et d’information de base sur les rouages de nos démocraties est criant si je lis mes congénères. Surtout quand ils pontifient du haut de ce manque flagrant de culture, comme cette dernière réponse: «je pense que les epidiemologistes autoproclames sont un véritable danger. Prétendre détenir la vérité sur un sujet que l’on ne maîtrise pas et qui relève de la santé public est je pense un acte incroyablement dangereux et inconsidéré. Vous pouvez donner votre avis bien entendu, vous poser des questions, avoir des doutes, c’est tout naturel et même conseillé mais pas affirmer ce que vous ignorer. Malheureusement il existe des personnes bien assez crédule pour vous croire sans chercher plus loin car votre discours les arrange bien, et leur comportement pourrait les mettre elles même où leurs proches en danger. On doit suffisament trier les informations qui nous submergent de toute part et qui ne cessent de se contredire que pour commencer à devoir alerter sur les rumeurs lancées par une personne ou l’autre qui n’a pas les compétences requises pour affirmer sur le sujet.» (réponse qu’un cogniticien analysera avec amusement dans ses contradictions et biais profonds).

Vous avez reconnu dans ce texte la dame qui ne m’autorise pas, en tant que citoyenne, à évaluer la justesse des mesures qui me sont imposées (par les lobbies pharma), tout simplement parce que j'annonce "faire du tissage et des teintures végétales". C’est à ses clones kapo que je dédicace ce genre de billets.

 

 

La force tranquille qui énerve les communicants officiels: raoult, "Des mots et des chiffres", au 9 juillet

par Thomas Debertrand via fb [Vidéo de Didier Raoult de 6 minutes : Des mots et des chiffres.]

La vérité émerge paisiblement : l'hydroxychloroquine réduit la mortalité, réduit la persistance du virus, et réduit les risques d'infection au virus en préventif.

Encore une fois, il faut cesser de confondre la réalité du terrain et la communication dans les médias. C'est ce qui a coûté la vie de beaucoup de français, et c'est la technique qui continue à être utilisée avec la propagande de la seconde vague virtuelle et des "nouveaux cas" imaginaires.

https://youtu.be/og7doP37AI8

Résumé :

- Plus personne ne dit désormais que l'hydroxychloroquine est dangereuse. Malgré que le directeur national de l'ANSM ait dit que l'hydroxychloroquine rendait "fou".

- La censure des journaux scientifiques a été inouïe et inédite dans cette affaire, mais la vérité finie toujours par sortir : il commence à y avoir toute une série de travaux qui sortent et qui démontrent tous l'efficacité de l'hydroxychloroquine.

- Efficacité de l'hydroxychloroquine : 1) dans le traitement de la maladie, en évitant la mortalité 2) dans la diminution de la persistance du virus.

- Dans les études cliniques observationnelles ou randomisées, on voit que l'hydroxychloroquine est efficace pour prévenir la mort, avec parfois une diminution de la mort de 50%.

- Ni le Remdesivir, ni le Lopinavir n'ont eu une étude publiée montrant qu'il y avait une prévention de la mortalité. Aucune. Le seul produit pour lequel il y a une prévention de la mortalité, c'est l'hydroxychloroquine, seul ou avec l'azithromycine.

- Au niveau du portage viral, c'est encore plus significatif : toutes les études qui ont été publiées sur le portage viral montrent toutes que l'hydroxychloroquine diminue le portage viral.

- On a fini par croire qu'il suffit d'avoir droit à la parole, ou faire des communications, pour que ce soit la vérité... Mais la vérité, c'est les études, les chiffres, la mortalité, et là on ne peut pas tricher. On peut faire des mauvaises études mais il y a des gens qui savent les décrypter. La communication ne remplace pas la réalité physique. Par exemple, le directeur de l'AP-HP disait que le Pr Raoult mentait, alors que ses propres données montrent maintenant qu'il avait raison.

- Une étude qui vient de sortir, faites au Portugal, montre d'autres résultats sur l'hydroxychloroquine : l'effet protecteur de l'hydroxychloroquine chez des gens qui en prennent pour d'autres raisons. Quand les gens ont la même exposition, quand on prend de l'hydroxychloroquine, on a moins souvent, de manière significative, une infection par le virus. L'hydroxychloroquine permet de prévenir l'infection par le covid.

- Tout ça va finir par se révéler paisiblement, ce qui veut dire qu'on peut prendre en charge cette maladie normalement avec un traitement qui permet la prévention de la mortalité, la diminution de la durée de l'hospitalisation et la durée du portage, pour un prix qui est ridicule comparé aux 4000 dollars du traitement au Remdesivir qui n'a jamais évité la mort.

Petit livre blanc sur l’hydroxychloroquine

31.7 par le Dr. Simone Gold, MD, JD traduit en français par Jean-Dominique Michel (https://jdmichel.blog.tdg.ch/media/02/02/4285801817.pdf) et introduit par lui comme suit sur son compte fb:

"La vague de censure lancée contre les médecins témoignant ou publiant au sujet de l’efficacité de l’HQ contre la Covid sur les «réseaux sociaux» n’aura échappé à personne. Une campagne sans précédents, dans la droite suite des manœuvres dénoncées sur ces pages depuis le mois de mars.

Pour ne pas juste nous laisser faire, pour éviter la servilité crédule qui prévaut pour l’instant dans les cercles d’experts étatiques, vous trouverez sur ce blog la traduction française du «Petit Livre Blanc sur l’Hydroxychloroquine» rédigé par le Dr Simone Gold, figure de proue du collectif de médecins qui s’est exprimé hier devant la Cour Suprême des États-Unis, déclenchant la plus importante opération de censure des temps modernes."

Contre-effet propagande vaccinale?

L’article de Marianne en photo date de 2018 («Italie: la ministre de la santé veut mettre fin à l’obligation vaccinale»). Espérons que cette initiative repasse par la tête de quelques élus.

Je rêve qu’on voie apparaître sous peu plus clairement ce contre-effet qu’obtiendrait la propagande pharma actuelle, le grand classique de l’humain: on ne récolte pas ce qu’on semé! Surtout quand on agit avec de si gros sabots.

En l’occurrence il se peut que le dévoilement du cynisme des labos pharmas, de l’imposture des récents vaccins, de la corruption du monde médical et de la recherche - tous éléments qu’il est impossible que le profane n’ait pas vus à la faveur du corona - va dégoûter encore plus de citoyens vis à vis des vaccins et faire monter la vague qui demande l’arrêt des vaccins obligatoires.

Ceci dit, «arrêt des vaccins obligatoires « est peut-être radical, et aussi liturgique que mentionner «la vaccination» comme si on parlait «du baptême», la marque qu’on deale dans le rituel religieux et pas dans la science (https://www.taty.be/articles/CVD_crisedefoi200529.html#oclerc).

Les vaccins sont à étudier au cas par cas, mon maître à penser sur le sujet est le docteur Marc Girard, expert en pharmacovigilance (https://www.rolandsimion.org/)

Après le débat pro- ou anti-masque: le débat pro- ou anti-complot

1.8 Après le débat pro- ou anti-masque: le débat pro- ou anti-complot : où me situé-je? Dans les deux cas: dans l’entre-deux, dans la nuance de ce qui apparaît comme paradoxe uniquement si on oublie la dimension du temps et la perspective du contexte. J’élabore ici un billet qui n’est qu’un premier jet, qui sera maladroit, je m’en excuse ; et que je retravaillerai petit à petit dans le cadre de mon dossier à venir https://taty.be/articles/CVD_tdm.html. Je le prévois depuis deux mois, il est temps de le coucher sur papier.

Pour moi, il n’y a pas de vrai complot, comme si un groupe se réunissait en cachette, mais on peut en avoir l’impression, car se conjuguent depuis quelques mois

* une forme de psychologie trouble et agitée (mon chapitre «psycho 101» pour comprendre tant les élus que certains de nos interlocuteurs),

* une dérive de notre société, un mal systémique qui était déjà présent et qui se manifeste brutalement (mon chapitre «La société technique folle ou la techno-hygiénocratie»)

* des déclarations inconscientes de la part d’un informaticien richissime qui se croit maître du monde et déclare que nous ne bougerons plus tant que nous n’avons pas fait le vaccin, que nous serons confinés de longs mois (texto !) en attendant le vaccin – Bill Gates dont tout e monde sait qu’il est en fait un délégué commercial pharma hors pair, vu ses investissements dans la branche (le chapitre ad hoc, où je l’appelle «Cortex»)

* et, en effet, une forme de lobbying («complot» pour ceux qui veulent) : des techniques de communication écrasantes, concoctées à la faveur de l’emprise de grands groupes financiers (le chapitre «Le ministère de la vérité ou la nouvelle censure»).

Ce dernier lobbying n’aurait pas pu faire son œuvre sans les deux premiers éléments : l’agitation mentale de nos gouvernants et des experts, doublée de la dérive médicocratique. Il n’y a pas de complot, c’est une pente savonneuse sur laquelle nous glissons et glisserons d’autant plus vite qu’on continuera à nourrir la notion de conspiration. Il importe à mes yeux de relever les axes majeurs et ne pas s’arrêter à des détails.

En illustration pragmatique, je lis une très intéressante réponse à une question, par Caroline Vandermeeren, biologiste ayant travaillé dans un grand groupe pharma. La question portait sur les conflits d’intérêt de nos «experts» et sur qui oriente la stratégie de nos gouvernants. Je vous invite à lire sa réponse sous le billet suivant: https://www.facebook.com/carovdm/posts/10163861424685058

Je me permettrai d’ajouter quelques briques pour construire une réflexion posée, documentée.

Je suis politisée à gauche depuis longtemps, lectrice du monde diplomatique, avide des arcanes de la géopolitique depuis longtemps aussi (éduquée à cela par le boulot de mon père), mais j’ai bien dû gagner ma croûte chez mon ennemi Le Grand Capital ;) A un moment, j’ai travaillé au département lobbying européen d’un grand cigarettier. Un peu avant, j’avais fait de l’intérim auprès de la fédération de la chimie (nom exact?), le consortium de lobbyistes européens pour cette industrie.

J’ai vu beaucoup de malversations de la part du lobbying cigarettier, habilement déguisées pour contourner la loi.

Mais j’ai aussi vu beaucoup de parlementaires qui surobéissaient, càd qui devançaient les désirs de mon patron. Par fidélité? dans l’espoir de cadeaux? Par foi? Qui saura jamais...

Dans la crise actuelle, je ne voudrais pas sous-estimer la capacité de surobéir dans le chef des médecins hospitaliers affiliés à certains labos et qui se sont rués comme une meute contre le plaquénil. Ni dans le chef d’experts dont l’indépendance pose question (lire le dernier numéro de Kairos Magazine, les conflits d’intérêt sont tous détaillés; lire le magazine Marianne pour le même décodage quant au CARE français).

Ne jamais sous-estimer la part psychologique parfois perverse des actions de chacun, comme l’orgueil d’une glorification médiatique soudaine. Ou les limites que l’on ne veut pas s’avouer. Pensons à tous ces politiques qui ne comprennent probablement pas les tenants et les aboutissants des études brandies par les « experts ». Politiques qui sont ensuite liés par ce piège cognitif.

Pour la part lobbying, je rêve que les grands labos pharma se tirent dans les pattes, comme les Titans qu’ils sont face à nous citoyens, pauvres hères. Mais je ne serais pas surprise qu’ils tiennent des réunions entre concurrents. Lorsque je bossais auprès de la fédération lobbying chimie, toutes les boites se réunissaient, ce qui aurait dû être interdit par une forme de législation anti-trust. Et ces jours là, gare aux intérimaires curieuses comme moi qui essayaient de relever qui participait, de voir ce qu’on s’échangeait…

En outre, l’emprise financière sur la planète est écrasante. Les firmes pharma aussi doivent rendre des comptes à leurs sponsors. Je crains fort que, désormais, la finance étant débridée, de grands groupes possédant ET les tuyaux de la comm’ (journaux, réseaux sociaux) ET les seringues (les labos, tous confondus ou presque), ces groupes donc fassent fi de la concurrence réelle. Les sponsors sont les mêmes partout. Je reprends une comparaison qu’avait effectuée le docteur Marc Reisinger il y a 2 jours, en tableau ci-contre.

Avec la meilleure volonté du monde, sauf à décider de ne pas voir, il est impossible de ne pas voir que nous vivons une forme de propagande éhontée depuis quelques mois, qui pourrait en effet faire croire à des manoeuvres: « une seule parole », « une seule tête » dans la comm’ médicale actuelle ; manœuvres de pieds nickelés d’un Gilead (suspect probable) dans une falsification éhontée dans le Lancet ; campagne de rejet de l’hypothèse chloroquine (jusqu’à la censure annoncée par googueule et zucky); médias et gouvernants qui se tiennent la main pour chanter la Venue Prochaine du Divin Vaccin sans un mot sur l’immunité

naturelle, sur les techniques simples pour se protéger… Bref, je ne pense pas qu’il y ait complot, mais je peux comprendre quiconque y croit, s’il ne prend pas en compte les nombreux paramètres que j’ai exposés au début du billet. La comm’ ci-dessus vient simplement se greffet sur une opportunité.

Le plus difficile à faire passer en écrit : la notion de système qui dérive, qui est victime de ses propres défauts. Dans mes textes, je prends alors l’un ou l’autre péquin comme tête de turc, car il est plus facile de comprendre un discours si on visualise un humain derrière. Mais cela n’en fait pas un comploteur qui veut notre mal. C’est un système qui à bout de course, qui vit ses dernières heures et qui panique.

Voilà mon premier jet, j’y retravaillerai.

PS. Je complète la question débutant le billet «qui informe nos experts» avec une autre question que partagent d’autres internautes. Sans réponse à ce jour, ce qui nourrit les délires complotistes. Nos pays ont tous développé des stratégies épidémie détaillées, structurées, régulièrement mises à jour. Ni en Suisse, ni en Belgique, ni en France on n’a mis en place ces stratégies. Comme si les rapports n’existaient pas. On a improvisé sur base de confinement aveugles et des mesures qui n’ont jamais été prévues dans les rapports prééétablis (mesures qui existent en revanche dans les stratégies de certains zozos américains) . Nous, citoyens, souhaitons savoir sur quelle base les experts du comité ont fait fi de ces stratégies prédéfinies.

 

Confluences d’intérêt

Pour continuer sur le sujet d’hier (qui influence qui? via https://www.facebook.com/taty.lauwers/posts/3156450094424485), découvrir un cas concret de confluence d’intérêt labo pharma.

Narré par l’AIMSIB en histoire de cas, en deux parties:

1/ https://www.aimsib.org/2019/06/17/bienvenue-en-republique-bananiere-francaise/

2/ https://www.aimsib.org/2019/06/17/bienvenue-en-republique-bananiere-francaise/

(les articles datent de 2019, le même jeu de rôle continue)

Les conflits d’intérêt sont parfois plus subtils qu’on ne le pense

Penser systémique et non complot

J'ai lu les documents Rockefeller "Lockstep", j'ai regardé en partie les documents "Event 201". On y retrouve toutes les mesures que nos gouvernements néolibéraux ont mises en place (et aucune de celles qui étaient prévues dans les Stratégies pandémie préexistantes, élaborées dans chaque pays, mises à jour régulièrement). Je comprends les complotistes (clin d'oeil en image à Matrix, image relevée chez Spiro Skouras), qui en déduisent une conspiration.

Pourtant, je maintiens que nous sommes en dérive systémique profonde. Ces profiteurs transhumanistes ne sont que cela: des opportunistes, qui agissent comme des hyènes et ne se nourrissent que de l'animal déjà tué.

Universalité des mesures type Lockstep en Occident: et si, plutôt qu'un complot, c'était de la conformose de chaque état? En néolibéralisme, nous sommes gérés par des patrons de superette, qui sont des crétins diplomés, selon le délicieux terme d'Emmanuel Todd. Ils gèrent des flux, des tensions économiques. Quand un affaire d'état surgit, ils sont dépourvus! Ils ne savent que faire... alors ils copient le voisin.

Et si c'était qu'ils ont écouté des conseillers gouvernementaux dont les liens avec des amateurs de Lockstep ne sont pas clairs? Souvenirs de l'époque où Magda De Galan était ministre de la santé en Belgique. Ses deux conseillers scientifiques principaux travaillaient à mi-temps. L'autre mi-temps, ils étaient cadres dans des boites pharma. Ceux qui pensent que nous sommes prémunis du lobbying par nos lois ne connaissent pas la réalité.

Il y a bien d'autres façons d'analyser le délire de nos élus depuis quelques mois. Je n'ai pas relayé des jj crève-coeur & Cie pour cette raison-là: ils simplifient le discours à outrance. Ils jouent au toxique triangle victime bourreau sauveur; et devinez qui est le sauveur? En tout cas ils ne grandissent personne.

Or, pour moi, toute crise, toute maladie marque un saut initiatique, un saut de développement de conscience. C'est bien prétentieux comme énoncé pour une Mamie Croûton, mais j'ose!


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