taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel
  
Page 12 du dossier "Le circus virule (ou ce que le covid-19 est venu nous dire"), début 2020. La crise covid aura laissé des traces douloureuses, mais nous aura apporté l'occasion de cultiver notre discernement, cette qualité si utile en nutrition aussi. Cet article a tout son sens dans un site consacré à l'alimentaire! Je partage ici quelques billets sur le sujet, écrits à la demande de ma chère filiote. Je les dédie aussi à tous les millenials et génération Z qui ne connaissent pas (encore) le dessous des cartes. Billet lié à Discernement en ces temps d’infox ou comment décoder les décodeurs .

Répertoire "non-food" de ce site. Je mets ma casquette de Jiminy Cricket, comme pour le dossier à charge contre les Gafam. Je transfère certains des billets écrits en brouillon sur fb pendant le confinement.


Avis au lecteur 30/11/2020: ce sont encore des billets collés les uns derrière les autres.

Les liens seront établis sous peu, pour un texte suivi.

Une leçon de discernement chez Mazzucco, en vidéo

Une très belle leçon de discernement en vidéo (italien traduit en français - https://www.youtube.com/watch?v=hSbRGa0fAzc sous le titre "Censure d'internet : Le Ministère de la Vérité en marche en Italie (VF)" : où sont vraiment les fake news?

En alternutrition, on ne doit pas chercher loin: les infox sont dans les medias classiques et les relais des «fédérations anti-» (anticancer, antidiabète, etc.), relais qui propagent des conseils nutri absolument atterrants dans leur inefficacité. Cui bono? Cherchez les sponsors.

Cette vidéo: 45 minutes d’écoute indispensable pour tous les chercheurs autonomes en nutri ou pour ceux qui s’interrogent sur le dossier 5G, les deux dossiers dont je traite sur cette page.

Massimo Mazzucco démonte bien la tenaille:

1/ autolégitimation des medias classiques «c’est nous qu’on est les meilleurs»

et

2/ attaque quasi diffamatoire des penseurs indépendants, délégitimation «tu ne peux pas penser cela».

Je trouve piquant que tous les médias, au même moment, utilisent la même stratégie de tenaille. Tiens, ils auraient reçu une feuille de route? Du genre de celles que nous, en lobbying cigarettier, leur proposions.

Massimo Mazzucco a conçu sa vidéo comme plus qu’une leçon, elle est un «appel au nom de la sphère d’information alternative italienne pour dénoncer les volontés de plus en plus évidentes de censure sur Internet au prétexte de la crise du Coronavius. L’appel est signé à la fin de la vidéo par les gérants et collaborateurs des principaux sites de libre-information. A quand une telle initiative en France ?

Leçon de discernement nr 1: Jodo?

«Ma petitesse aime sa grandeur» s’applique aussi à Alejandro Jodorowsky. Il circule depuis début mai un texte qui lui est attribué sur les évènements actuels: que faire?

Quiconque connaît AJ ne voit ni la forme ni le fond dans ce texte, qui ressemble furieusement à un fake, bien trop binaire. Je demanderai cette nuit à Jodo si le texte est bien de lui. Comme dieu me répond généralement dans mes rêves (mieux: il me demande conseil!), j’imagine que Jodo le ferait aussi.

Je vois la première occurrence le 3 mai, de nombreux relais, un dernier ici: https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1413821365485286&id=100005723082275

Je ne trouve sur le net aucun texte initial, j’ai cherché avec plusieurs robots. C’est mon premier réflexe dès qu’on attribue un article à qqn. Et quand je ne connais pas le quelqu’un en question, je ne lis pas avant d’avoir lu son cv, son historique sur le terrain, ses interactions avec les pairs.

J’imagine que le gars qui a inventé ça y croit vraiment fort et pense que sa signature ne suffirait pas.

Toutes mes excuses si je me trompe, mais on est ici dans un cas de figure aux marges: le grand flou, quoi.

Je ne copie pas le texte, c’est du verbiage à mes yeux. L’original est à votre dispo sur un clic.

 

Scientist who fought Ebola and HIV reflects on facing death from COVID-19

8/5 Ouhhhhlala, on est en plein drame, tout le monde va cliquer, le journal va vendre beaucoup beaucoup de pubs! Un expert gouvernemental en virologie raconte son propre périple covid-19. Belge d’origine travaillant à Londres.

En anglais: https://www.sciencemag.org/news/2020/05/finally-virus-got-me-scientist-who-fought-ebola-and-hiv-reflects-facing-death-covid-19

en NL: https://www.knack.be/nieuws/gezondheid/vlaamse-topviroloog-peter-piot-is-zelf-coronapatient-eindelijk-heeft-een-virus-me-te-pakken/article-longread-1595731.html

Respect pour son témoignage, pour sa souffrance. Il détaille bien la bizarrerie de ce «corona»-virus (tu parles! il ne manifeste pas les mêmes effets que les autres «corona» s'il est vrai qu'il s'est échappé d'un labo), qui atteint les reins entre autres (par les troubles endothéliaux?), qui provoque une sous-oxygénation qu’on ne sent pas, manifestations qui semblent durer chez lui.

Mais. mais mais. Il insiste lourdement sur la seule solution: le vaccin (où sont les vaccins ebola, mers, sars, maladies qui ont émergé il y a des années, pour lesquelles on aurait déjà pu trouver un vaccin? c’est pas faute d’avoir essayé). En culpabilisant ceux qui ne l’accepteraient pas.

Mais il ne parle pas de ses traitements (pourquoi un vaccin alors que plaquenil et macrolides semblent efficaces? A part le masque à oxygène, qu’a-t-il reçu comme traitement? ).

Mais il ne dit pas s’il a fait le vaccin hivernal contre la grippe, alors qu’on sait qu’il semble éveiller les complications.

Mais il ne mentionne pas le protocole pour se requinquer. Si, à 71 ans, il revient de l’hopital sans se rebooster, je comprends qu’il n’arrive toujours pas à monter une volée d’escalier.

Mais... il ne supporte pas qu’on critique les experts. Le serpent se mord la queue, si on veut bien me comprendre entre les lignes.

15/5. Pour suivre sur ce virologue belge «expert» hospitalisé mais qui ne sait pas se soigner, un nouveau cas: le virologue expert de la NBC hospitalisé. Lire https://www.today.com/health/nbc-news-contributor-dr-joseph-fair-sick-coronavirus-t181487

Alors qu’il avait été testé par 4 fois négatif, qu’il avait pris toutes les précautions. Il soupçonne l’avoir contracté par les yeux (!). «Respectez les règles, les amis» nous dit-il depuis son lit.

S’il est expert, il sait qu’avec le bon traitement au bon moment (ça ne manque pas: antiviral même en huile essentielle, zinc, antibiotique type macrolide), il n’aurait pas à être oxygéné, non? Peut être même pas hospitalisé.

Pourquoi ai-je l’impression d’un montage?

NB du 15/7. Le dr Joseph Blaird dont j'avais relayé l'histoire contaminant les medias américains, mais que je soupçonnais ici lourdement de fakenewsitude: il reconnait enfin qu'il n'a jamais eu le virus. Lire More Media-Hyped Hysteria? Fearmongering NBC Doctor Who 'Battled COVID' Admits Never Had Virus ... Quand je vous dis que je suis un détecteur de mensonges ambulant ;)

Confusion mentale

Je dois retourner à l’école, mon cerveau sue à grosses gouttes. Je ne trouve pas le lien logique entre la phrase 1 de l’article https://www.dna.fr/edition-strasbourg/2020/05/08/des-premiers-cas-des-la-mi-novembre-dans-le-haut-rhin:

«Plusieurs clichés pris à l’automne présentent les caractéristiques du Covid-19. »

(ce qui pour moi indique que l’épidémie couvait il y a 6 mois, elle doit donc être bien en fin de course)

et la phrase 2:

«Le médecin espère aussi que la diffusion sourde du virus à l’automne, montrée par son étude, permettra de tirer des enseignements pour la période de déconfinement qui va débuter lundi. Car il craint une recrudescence de l’épidémie si les gens ne sont pas respectueux des gestes barrière après le 11 mai, sous prétexte d’une levée de confinement très (trop) attendue.»

Diffusion sourde -> enseignements -> déconfinement -> gestes barrière: on dirait qu’on a mis tous les mots les uns derrière les autres en rajoutant des verbes. J’ai lu la phrase 3 fois, je n’y vois pas la logique.

Ceci est un petit exercice sur la confusion mentale pendant notre Troisième Guerre Mentale.

Sourire: J’vais lui montrer qui c’est Raoult!

Vidéo qui a fait ma soirée, merci Marcel D. (clin d’oeil initié). Quiconque croit encore que la télé nous informe est un perdreau de l’année. Toutes les tronches de cake flagorneurs médiatiques in-suuuuupppportables pendant cette crise y prennent pour leur grade. Un commentateur: «c’est du Audiard boosté aux amphétamines chloroquinées !»

Voir des extraits en texte ici: https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/je-vais-lui-montrer-qui-c-est-224281

Marcel D. annonce «La prochaine on s’occupe de l’OMS, Bill Gates et surtout de ceux qui se cachent derrière ces pantins !». J’ai hâte!

NB jeunots. «J’vais lui montrer qui c’est Raoul» est une réplique culte des Tontons flingueurs

Voir les autres vidéos https://www.youtube.com/channel/UCSXbrC5qIGlF-QgY_3odysA/videos

Une semaine après. Merci Marcel! Il repart pour un tour: «Marcel s’occupe de Bill Gates et de l’OMS (Tedros Adhanom)». Encore plus provoc’ que les autres vidéos, toujours à la Audiard, et si drôle. Bien documenté, à nouveau, n’en déplaise aux Bisounours parmi mes camarades. « la compassion, c’est pas le terrain de jeu pour Gates. Et t’as compris qu’on n’est pas sur du Trivial Poursuite. On est plus sur du docteur maboule. »

Très scato, certes, mais il rabouille, tout simplement. Rabouiller: « troubler l’eau d’une rivière pour pêcher plus facilement » -> c’est forcé qu’un peu de boue remonte

Médialogie pour nos millenials

Ou comment ils peuvent apprendre à décoder un article ou un interview. Belle démonstration en vidéo dont le résumé est en commentaires sous la vidéo ou à la minute 12.30, par Victor Ferry, maître ès rhétorique.

Il communique 5 outils pour décoder et les met en perspective dans le contexte d’une des entrevues thinkerview. Passionnant pour nos ados et post-ados.

Ceci dit, il a choisi l’interview de Christophe B. sur l’agro-alimentaire. L’exercice n’aurait pas été aussi probant avec deux interview récentes sur TV, que j’ai zappées tant elles étaient de résultat pauvre: celle de Bernard Squarcini, où j’ai fait plusieurs ponctions de quelques minutes et où je n’ai entendu que de l’air chaud (je joue délibérément sur les mots); et celle de Christian Harbulot, qui émet plein de postulats sans aucune preuve (très cocorico, d’ailleurs), entrevue que j’ai écoutée dans sa totalité en rangeant le bureau. Le meilleur des questionneurs ne peut faire grand chose face à du vide. Vivement les prochaines, Thinkerview a souvent de fameux échanges qu’on adore.

NB. cv de Ferry - http://rhetorical-craft.com/fr/a-propos/

Discernement la leçon du jour: Trump

Sur base d’un exemple concret, à la demande de ma chère et tendre filiote. Ayant vu passer le message ci-dessous, je décode ce que je ferais si ça me titillait la curiosité. En gros, je ne peux honnêtement pas relayer de telles billevesées.

Billet original de Marina Huarte ***que je ne valide pas!!!! ***

28 mai, 16:42

Celui que les médias surnomment «l’idiot», qui le font passer pour un imbécile... Celui qui allait déchaîner des guerres, et qui n’en a faite AUCUNE. Alors qu’Obama (dans de très sales draps ce jour (Obamagate en est à son début) a déclenché le plus de guerres et a reçu le prix Nobel de la Paix. Pendant ce temps Trump l’idiot a fait :

1- Il a bloqué l’obligation Vaccinale

2- Il a nationalisé la Réserve fédérale entre les mains de la Cabale, rendant la souveraineté monétaire à l’Amérique

3- Il a a délégitimé l’OMS en lui coupant les fonds et en déclenchant un mécanisme de rébellion par des dizaines d’États dans le monde.

4- Il a annulé le projet de loi 6666 des démocrates, connu sous le nom de Covid 19 TRACE Act, qui était la base du projet de diagnostic et de surveillance de Bill Gates.

5- Il a bloqué le projet de Bill Gates aux États-Unis appelé ID2020 précurseur de puce

6- Il a ouvert une plate-forme pour dénoncer les abus et la censure par Facebook, Tweeter, Youtube

7- Il a donné le coup final au 5 G chinois et donc au gouvernement chinois. il a adopté un ordre exécutif pour bloquer toutes les installations de 5 G aux États-Unis, car potentiellement dangereuses et nocives pour la santé publique

8- il lutte activement contre la pédophilie et le trafic d’ organes humains avec déjà plus de 3700 arrestations

9- Il a lancé le traitement du docteur Raoult dès le début du covid, et il prend de l’hydrochlorixine en prévention

10 - il vient d’ouvrir un dossier brûlant « l’Obamagate » qui va faire du bruit !

 

 

On peut se douter que Trump n’est pas l’idiot ou le fou que les medias nous présentent si l’on sait comme ils sont biaisés d’habitude. De là à le présenter comme un sauveur de l’humanité, ce que fait ce billet, quelle marge!

La suite de mes recherches, qu'on suive en direct:

1/ Qui est l’auteur? C’est le tout premier réflexe, qu’il s’agisse d’une vidéo, d’un article ou d’un blog. Cela prend quelques clics, c’est un peu plus long sur YT, où de nombreuses chaînes n’indiquent rien. Il faut alors passer par un moteur de recherche, ça prend +- 5 minutes. Si on m’envoie une référence, et si je ne peux repérer qui est l’auteur, son cv, son environnement, son équipe de travail, j’abandonne la piste ici.

2/ Vérifier les sources, je file d’abord aux notes en bas de page et je vais lire si le lien indiqué est valide et ne pointe pas un autre blog fantaisiste.

3/ A défaut de sources, contrevérifier les données une à une ou en picorant dans le texte. Direction moteur de recherche, par exemple ici:

+»Covid 19 TRACE Act» +trump +cancel

On tombe directement chez un fact checkeur https://www.factcheck.org/2020/05/facebook-posts-distort-facts-on-trump-actions/. Qu’il soit un outil de fb n’en fait pas un diable qui sort de sa boîte. Et là aussi il s’agit de vérifier chaque donnée ou certaines, selon le temps dont on dispose. En cliquant sur les sources. J’ai choisi de vérifier en anglais car ça sent son billet américain à plein nez.

Dans ce cas-ci, cela prend assez peu de temps puisque la dame a traduit un billet qui circule largement et qui est dépiauté point par point par le fact-checker. En gros, comme d’hab’, quelques données sont justes, ce sont les liens logiques et les déductions qui sont foireuses.

Quand on aime (Trump), on ne compte plus... sur la logique.

Qui veut relayer un post sans faire ce travail est le bienvenu. Pour ma part, je pratique ainsi pour tout ce que je relaye, que ce soit en nutrition ou dans mes dossiers hors-alimentaire (5G ou covid19).

Voilà qui me ramène au sujet du jour, alias covid-19. Relayez messieurs Crèvecoeur, Casasnovas ou Schaller si cela vous chaut, je ne le fais pas. Le déroulé ci-dessus s’arrêterait pour moi au point 1. Le premier se dit physicien: il s'est inscrit en fac de physique à Namur ( sans persévérer, merci aux amis physiciens qui ont vérifié le fait pour moi). Puis il a obliqué vers d’autres voies. Super sympa, mignon, mais quelle est sa crédibilité pour décoder les enjeux si vastes de la crise actuelle? Il n’est pas plus équipé que moi, je ne vois pas l’intérêt. Il faut peut-être écouter une partie d’une de ses vidéos et y déceler si l’on sent bien la rigueur, les procédures d’un physicien. Ce que je fis et ne trouvis pas (sic ! SanA, reviens !). Je le classe donc dans les blogueurs du dimanche. Je le lirais s’il postait des choses drôles ou de hobby.

Le second est un électron libre de l’alternutrition, dont une rapide recherche sur le net vous montrera qu’il est même un imposteur de première, un ancien toxico d’une verbalité hors pair et très doué pour le commerce sous des airs de sauveur. Encore moins crédible pour décoder le dossier. Encore moins fiable pour mon travail de repérer des sources et des voix scientifiques fiables. Le monde d'aujourd'hui étant une fabrique d'imposteurs (titre d'un livre de Roland Gori), on n'arrive plus à les repérer. Casasnovas est un imposteur de première! Pas très intelligent, peu cultivé en naturopathie ou au plan politique, historique, mais très malin. Comme beaucoup de pervers narcissiques. En naturo, si ce n'était dramatique ce serait drôle: on dirait un élève de première année, il mélange tous les mots et en fait une soupe. Qui impressionne le péquin, mais qui fait hurler de rire les pros. Et qui ravage la santé de la majorité.

Pour le troisième, la tâche est plus difficile. C’est un médecin, aussi à l’abord sympathique. Qu’il ait eu des litiges avec l’état n’est pas un signe, les homéos et naturos sont l’objet d’une chasse aux sorcières en France. Il faut procéder plus finement:

1/ lire quelques articles pour se faire une idée du sérieux: je n’en trouve pas, pas de blog apparemment.

2/ Ecouter une de ses vidéos; je trouve sa chaîne YT https://www.youtube.com/user/MegaTaltaltal/videos

et c’est là qu’on repère un gars un peu allumé, avant même de l’écouter. Qu’on aime rire, ça se comprend, mais ici on est sur les bords d’une pathologie.

On l’écoute ne fut-ce que 30 minutes et on comprend qu’il émet des hypothèses, des postulats, sans les sourcer. Il se fait que je le connais en nutri, il jouit de la peur, c’est sa came. Et il est efficace car il offre un visage souriant et drôle pendant qu’il génère des terreurs. Un vrai cas.

3/ repérer les titres de ses vidéos: « PARENTS FRANCAIS L’HEURE EST GRAVE » ou « L’ORGANISATION MONDIALE DE LA MANIPULATION = en majuscules… déduisez ce qui doit l’être.

Dans les trois cas, je constate peu d’articles, beaucoup de mise en scène perso en vidéos ; ce qui me refroidit dans ma recherche de sources d’infos. Ce sont des sources de distraction, un jour de pluie, sans plus. Je n’écoute même pas une vidéo si je ne connais pas l’orateur, son cv, son parcours, etc. Encore moins si je n’ai pas les sources des documents.

Comparons à un vidéaste, Adrien Adam que j’ai croisé lors de la rédaction du dossier boeufémissaire. Il se surnomme « Pas Végan sur YT » et, dans l’onglet « à propos », donne les références vers son site et ses comptes réseaux sociaux. Direction https://pasvegan.fr/blog, où l’on découvre des articles et surtout toutes ses sources. C’est une mode chez les plus jeunes : on ne sait d’où il vient, ce qu’il a étudié, ce qu’il fait de sa vie. Je ne l’ai pas suivi pour ces raisons de grand flou. Mais il a le mérite d’au moins prendre le temps d’écrire.

Les gars qui se contentent de se filmer, sans même transcrire le texte ou donner un résumé, ne parlons pas de citer les sources une à une : exit !

Démonstration par le positif, cette fois : Ivor Cummins, un ingénieur irlandais, partage son décodage du covid depuis le début, en vidéos https://www.youtube.com/channel/UCPn4FsiQP15nudug9FDhluA

-> site https://thefatemperor.com

-> about : on découvre son cv : ingénieur biochimie, devenu passionné des racines de nos maladies de civilisation. Il anime quantité de conférences dans des colloques sérieux. On voit qu’il partage sur fb, instagram et tw, il prend son taf au sérieux, quoi. On peut aller y vérifier en quelques minutes la teneur de ses échanges : pignouf ou sérieux ? hystérique ou posé ?

Il ne publie plus beaucoup d’articles, mais partage toutes ses slides de présentations en colloques. Il pointe vers des vidéos des entrevues où il interroge de grandes pointures et, hosannah au plus haut des cieux, il partage un résumé et une transcription de la vidéo. Petit bémol : pas les sources en clair.

Grosse moto, c’est un gars qui ne fait pas partie du sérail (pas de diplôme de cardiologue ou de virologue), mais qui est à suivre si le domaine nous intéresse (la santé cardiaque, en l’occurrence). On n’a tout de même pas tant de temps à perdre, à suivre des blogueurs du dimanche, des touristes, plutôt qu’un autre profane, mais sérieux, documenté, bosseur. J’ai aimé le suivre en nutrition, car je privilégie le mental d’un ingénieur à celui d’un formateur RH en entreprise.

Bref, l'indispensable discernment est parfois un parcours du combattant, mais on peut toujours vérifier en quelques clics si la source que l’on relaye et en laquelle on met sa confiance a du répondant. Ce qui précède est ma façon d’agir. Je me suis permis de l’étaler dans un long billet puisqu’on me dit souvent prof’ de discernement. Autant partager ;)

Discernement leçon 318: la Suède

On m’envoie un article : «La Suède est désormais confrontée à un taux de mortalité record» sur RTS.CH. Je ne m’attarde pas sur l’article, mais bien sur le décodage. Il est de bon ton de s’acharner sur la Suède, comme sur Didier Raoult: y font rien qu’à énerver, l’un et l’autre, à tout faire à l’envers. Faudrait marcher dans les clous, voyons! Les journalistes sont parfois de petits bourgeois comme les autres, et c’est bien ainsi.

A eux de défendre leur steak, à nous de regarder d’un oeil critique. Que dit l’article? «Mais aujourd’hui, avec une mortalité bien plus élevée que ses voisins scandinaves et un bilan qui approche les 4200 morts pour 10,3 millions d’habitants, soit plus de 400 morts par million d’habitants, le pays s’interroge. Si la Suède compte moins de mort par habitant que le Royaume-Uni ou la France, le taux est bien supérieur à celui de ses voisins nordiques comme la Norvège (43 morts par million d’habitants), le Danemark (97) et la Finlande (56), qui ont adopté des mesures beaucoup plus drastiques

Je note d’abord la volonté «à charge»: ils citent les chiffres pour les comparaisons basses 43 97 56, mais aucun pour les comparaisons hautes (FR: 425 ; GB: 557; ES: 580). Question de bien asséner: voyez! hein? voyez! Le journaliste doit être un débutant pour écrire auss gros.

Au vu de cette écriture un peu «grosse», je vais vérifier les chiffres sur un site de statistiques, comme

https://www.statista.com/…/coronavirus-deaths-worldwide-pe…/. OK, ce sont les bons.

Et puis je me demande pourquoi il faut le comparer à ses voisins et pas à des pays qui ont le même profil urbain (les grandes villes où la létalité a été élevée) ou la même répartition de la population dans les maisons de repos, par exemple (où se compte la moitié des morts, hélas!).

NB. Tant qu’à jouer à charge, pourquoi ne pas effectuer de comparaison avec Serbie, Arménie, Israel par exemple (30 morts/mio +-). Cela aurait été trop gros.

Si vous me comparez à ma soeur, je suis moche. Si vous me comparez à Alice Sapritch, c’est moins le cas. Les comparaisons que fait le journaliste sont bancales.

Pourquoi faire cette comparaison? Ben, pour charger la barque, tiens! Il FAUT que les Suédois se soient trompés, nous ne POUVONS avoir tort. C’est une réaction de petit bourgeois bien classique et voilà et dieu dit que c’était bon.

Pour ma part, je suis arrivée à 65 ans à un âge où il m’importe peu d’avoir raison ou pas, cela allège le rapport aux autres. Et je n’ai pas de sponsors à gratifier. Quand je suis d’accord avec moi-même, c’est une victoire. Mon mot d’ordre: SYOSOF avant de regarder dans l’assiette de l’autre (Sort your own shit out first, élégamment dit, je ne traduis pas). Nous ne faisons pas trop de notre Jan en Belgique (traduc: faire les malins), avec notre record mondial de plus de 800 morts par mio. Mais la Suisse avec plus de 200 morts par mio (on va jouer le jeu: alors que son quasi voisin la Slovénie est à 52... vous voyez bien que c’est ridicule), la Suisse donc devrait plutôt se concentrer sur l’analyse de sa stratégie covid, se demander pourquoi les gouvernants n’ont pas mis en place la stratégie élaborée par ses experts et remise à jour chaque année, etc.

Je remarque au passage que l’article fonctionne encore au paradigme binaire d’antan. Il ne mentionne nulle part la qualité de vie des Suédois depuis 2 mois et la qualité de leur économie à venir. Qui seraient des facteurs importants dans l’équation.

Et voilà, pour ma fille qui le demandait, ma leçon de décodage du jour. C’est de la médialogie de bon sens. J’espère que ça aide certains.

Leçon de discernement: Vargas

La grande confusion continue: une vidéo INA.FR

«PRÉMONITOIRE. Fred Vargas n’est pas seulement une des reines du roman policier, c’est aussi une scientifique du CNRS qui a étudié les épidémies, notamment la peste au moyen-âge. En 2006, alors qu’on commençait à craindre une épidémie de grippe H5N1, elle évoquait ce sujet dans Tout le monde en parle. Et ses propos sont d’une étonnante actualité. «

Je reprends pcq j’imagine que cette vidéo va devenir virale. J’aime les romans de Vargas, et point. Je ne l’écoute ni sur la peste ni sur la dictature numérique.

Vargas n’est pas prémonitoire du tout. Elle n’est pas épidémiologiste, elle est archéologue et s’est intéressée à la peste. Cela n’en fait pas une scientifique du domaine. La sauce est bien montée, mais elle ne repose sur rien.

Il faut l’écouter récemment - j’en ai eu le coeur serré - s’exprimer sur le capitalisme numérique: un livre entier, des interviews catégoriques pour dire des lieux communs, que tout le monde connaît, même madame Michu. Et ce, avec des airs de lanceur d’alerte. Je pense qu’elle se sclérose et s’est désolant. Elle s’enferme dans des certitudes, elle n’écoute plus qu’elle-même. Cela se sent d’ailleurs dans ce passage chez Ardisson: elle est déjà dans un monologue très sûr de soi. Au-delà de ses compétences. Et voilà ce que fait la célébrité à une personnalité par ailleurs riche au départ.

Discernement et le site de Conspiracywatch

Pour Julia, énième décodage de mes réactions de lecture, contexte «discernement». Ici, on relaye une article sur CONSPIRACY WATCH (28 avril 2020, https://www.conspiracywatch.info/defiance-et-coronavirus-la-part-de-responsabilite-de-michel-onfray.html) qui se fâche qu’on puisse douter de la narration politico-médiatique autour du corona, en s’en prenant en particulier au philosophe Michel Onfray.

Je ne lis pas avant de voir qui est l’auteur de l’article. Direction: https://www.conspiracywatch.info/author/haoues-seniguer.

Son florilège d’articles si j’en juge par les titres : «complots», «eschatologie», «diabolique»... ;) Il a une obsession, ma parole. Conspiracywatch, faut dire, j’aurais dû m’en douter. Mais pas de cv, pas de détail sur son expertise: exit.

En tant qu’esprit libertaire je vois un véritable déni des discours de ce type dans les medias français, y compris ce gentil Canard Enchaîné. Il doit y avoir un angle très agressif pour eux dans cette posture d’homme libre. C’est dommage parce qu’Onfray va finir par se scléroser à force de monter au front, systématiquement, et perdre son temps avec des BFM-tv & Cie. Raoult tombe dans le même panier, ils les canardent sans même écouter ce qu’ils ont à dire, je crois.

J’ai tout de même regardé la conclusion de l’article qui est d’une immaturité saisissante: «C’est ici que la responsabilité morale et politique du philosophe est engagée compte tenu de son statut, dans un contexte où des gens souffrent, sont hospitalisés et meurent même parfois à cause du virus. En accusant le gouvernement et les « élites » d’avoir machiavéliquement aggravé la crise sanitaire, Onfray entretient le climat de méfiance et de défiance à l’égard de l’État et de ses agents.»

Outre qu’il faut «suivre le curé, l’instituteur et le maire», ce qui fait très XIXè, ma chère, j’entends donc: «chut, il y a des morts». En conclusion, ne parlez plus en cas de cancer, de diabète, de faim dans le monde? C’est atterrant.

NB. L’auteur de l’article écrit aussi: «Implicitement, Onfray suggère que l’industrie pharmaceutique et ses relais supposés seraient prêts à laisser mourir des gens sur l’autel du profit, espérant cyniquement l’avènement d’un antidote plus onéreux !»

Mais il a quel âge ce gars? On peut même être drôlement plus explicite et pointer la force des lobbies pharma, rappeler que la finance est fort imbriquée dans leurs projets et souligner que leurs intentions ne sont plus clairement médicales, mais aussi boursières. C’est un dossier complet, que je résume un peu vite.

Par ailleurs, l’auteur est-il au courant des monstruosités autour des vaccins et des expérimentations honteuses en Afrique? Quel benêt, ma parole.

Discernement police nationale chez Epstein

Une merveilleuse leçon de discernement chez @renaud_epstein sur twitter (maître de conférences à SciencesPo) qui démontre comment bidonner une enquête afin de pouvoir pavaner face caméra.

Le détail sur https://twitter.com/renaud_epstein/status/1270058340102672384

«85% des français ont une image positive de la police» selon une enquête universitaire conduite auprès de dizaines de milliers de personnes que C.Castaner cite en boucle. Je suis allé jeter un oeil au rapport en question et c’est pas joli-joli.

Tout d’abord, pas de spécialistes de la Police ou des relations police-population dans l’équipe qui a réalisé l’enquête. Ca peut sembler sans importance mais ça ne l’est pas : un·e chercheur·se qui travaillerait sur le sujet n’aurait jamais adopté un tel questionnaire...

Car le questionnaire ne porte que sur l’image de la Police, sans une seule question sur les relations effectives des enquêté·e·s avec celle-ci (on ne sait pas s’ils et elles ont été victimes d’acte de délinquance, ont subi des contrôles policiers, etc...)

Autant d’éléments qui auraient été nécessaires pour analyser les résultats.

Et sur ce registre de l’image, il n’y a évidemment aucune question dérangeante sur le racisme, les violences, le tutoiement, etc.

Mais le principal problème est ailleurs : l’enquête a été conduite auprès d’un panel de 48 134 personnes... dont le recrutement s’est appuyé sur des policiers et des gendarmes !!!

Si je comprends bien la présentation méthodo dans le rapport, pour faire partie du panel, il fallait venir s’inscrire dans un commissariat, une gendarmerie ou en préfecture.

J’ai déjà vu des enquêtes biaisées, mais là c’est champion du monde !

D’autant plus que seulement 1/4 de celles et ceux qui s’étaient inscrit·e·s ont donné suite en répondant au questionnaire (18% des ouvriers, 33% des cadres). On peut imaginer que ce n’était pas celles et ceux qui étaient les plus critiques vis-à-vis des forces de l’ordre !»

Discernement la suite, pour ma chère Julia : covidinfos.net et l'OMS

Oh, comme on a envie de relayer « Le confinement est véritablement l’escroquerie sanitaire du 21e siècle » selon une étude qui souligne la responsabilité de l’OMS », présenté comme tel sur le site covidinfos.net

(...) « L’OMS doit faire l’objet d’une réforme radicale. Le confinement est véritablement l’escroquerie sanitaire du 21e siècle, une enquête doit être menée à ce sujet et les responsables de l’OMS et de l’Imperial College de Londres doivent être interrogés et, si nécessaire, jugés.[…] »

On valide, n'est ce pas? Il faut lire l'original, le télécharger en pdf, pour se rendre compte que la prétendue étude est écrite par une seule personne, sans référence à son institution ou son groupe de travail, dans un anglais approximatif (facile à lire: quasi du français anglicisé). Que c'est un billet de blog, ni plus ni moins. On ne peut vérifier qui est cet auteur, quel est son cv, quelles sont ses publications préalables (ou alors il faut se lancer dans de l'investigation, ça prendrait une heure).

Le discernement ici, à ma façon: je ne prends pas le temps de lire cet article, encore moins de le relayer. Je n'ai pas les outils pour discerner le vrai du faux dans ses affirmations, je ne peux déduire ce qui peut être biaisé, vu qu'il s'agit de toute évidence d'un travail d'amateur. Et pourtant, j'y retrouve en grande partie les analyses qu'on a aimées depuis mars.

Leçon de discernement: décodage des chiffres

Une leçon de raisonnement chez prof Darrel Francis. Formidable de suivre ce cours de déduction, en quelques tweets: «comment/pourquoi les contaminations du personnel hospitalier» et «comment/pourquoi on analyse émotionnellement et plus logiquement». On voit comment décoder des stats, des courbes et ne pas se laisser avoir par l'émotion. Les anglophones sont vraiment les rois de la pédagogie.

 

Illuminati ou Reveilleti

Mea culpa. Je me suis trompée hier. Je tire fierté de vérifier mes sources sur ce compte, même si j’annonce y faire mon café du commerce.

Or, j’ai relayé hier une vidéo (cela n’a duré qu’un court instant, vidéo vite supprimée de ma part), car le discours de la dame était convaincant. Je pensais qu’elle pourrait dynamiser certains qui doutent et souffrent. Certes, elle surutilisait les «ils» et «eux» nous veulent ceci et ça, mais l’essentiel était de ma mouvance: s’organiser en local, désobéir civilement, faire du troc, organiser des communautés et surtout ne pas faire front dans la peur et la colère. Mots d’ordre: «patience, persévérance, entraide - ne lâchez rien». J’aimais aussi que ce compte affiche «Reprenons notre pouvoir, déployons notre puissance d’Êtres Humains libres et intègres.»

J’avais vérifié son compte, mais pas son discours préalable (car il faut écouter de llllllongues vidéos, quel temps perdu!). Or on vient de me transmettre l’essentiel de son discours: vade retro satanas ma parole! Elle est une vraie conspirationniste totalement déglinguée; Illuminati, satanistes et tout le bastringue.

Je fais plutôt Reveilleti sur ce compte (ne comprendront que les Liégeois). Je partage l’opinion de ma copine Léo Eléonore Moine:

«certains sont borderlines très vite. Il faut croire que le succès sur le web provoque une crise d’inflation d’ego aiguë qui bousille le cerveau - et le bon vieux complot judeo-maçonico-illuminati-sataniste est si confortable pour certains, ils y trouvent matière à faire leur soupe et du coup tiennent leurs responsables tout mâchés.»

Vérifiez vos sources. Guerre contre… la corruption?

Toujours dans l’axe des questions de mes lecteurs «mais que faire alors?», une réflexion par le docteur Pascal Sacré, anesthésiste-intensiviste belge. Dans son article "COVID-19 – Vérifiez vos sources. Guerre contre… la corruption?", il conclut:

«L’histoire l’a montré, la solution ne viendra pas des organisations elles-mêmes qui au mieux se font taper sur les doigts mais poursuivent quand même leur pratique malsaine, au pire ne rendent même aucun compte et continuent comme si de rien n’était.

Ainsi l’OMS après le scandale de la gestion de la pandémie de grippe H1N1, ainsi l’EMA après le scandale de la gestion du vaccin Gardasil et de ses effets secondaires graves pointés du doigt par la branche nordique du réseau Cochrane [17].

Cela ne viendra pas non plus des politiques qui au mieux, laissent faire, au pire, profitent du système des portes tournantes (revolving doors) ou pantouflage [18].

Cela ne viendra pas de l’industrie pharmaceutique qui profite en premier du système.

Cela ne peut venir que du peuple, des gens, vous, moi.

L’enjeu en vaut la peine, non ?

Nous devrions partir en guerre, non pas contre un virus, mais contre la malhonnêteté, la corruption, le mensonge et l’immoralité qui poussent les personnes qui devraient nous protéger à ruiner nos santés au nom de leur profit

Il est aussi l’auteur de «Pas d’autre choix que le confinement? D’autres choix existent ! Le confinement n’était pas la seule solution !» et de quantités d'autres articles autour du covid, tous aussi documentés et pointus les uns que les autres. Voir la liste.

Leçon de discernement nr 3412 en temps de covid, pour Julia: le complot des anticomplotistes

Ce coup-ci, c'est une démonstration a contrario, càd que tu n'aurais pu discerner le vrai du faux dans la vidéo que je vais relayer QUE si tu connais bien le domaine. Or si c'est le cas, tu n'écoutes pas ce gars. Je commente malgré tout. Je cherche des personnes qui exposent clairement et vraiment la différence entre les complotistes et les analystes stratégiques. Je croyais avoir trouvé un exemple chez Stan Leloup, de Marketing mania. "Coronavirus : Cette théorie du complot fascine les intellos" ici: https://www.youtube.com/watch?v=kOQ-VxQOKao.

Hélas, ce garçon très malin, à la verbalité exquise, au discours structuré... nous balance du vent. De toute évidence il a peu de culture de politique ou d'économie alternative; il doit être un petit bourgeois bien prop' sur lui; il n'a pas lu (ou pas compris) l'analyse de Naomi Klein - ou des suiveurs qui ont élaboré sur son hypothèse. Pire, il détourne le discours de Vincent, de Partagez c'est sympa, dont il décortique la vidéo sur la stratégie du choc.

Heureusement, il a l'honnêteté d'épingler la réponse de Vincent en tête de commentaires. On pourra ainsi se faire sa petite leçon de discernement perso en confrontant la réponse de Vincent et le contenu de la vidéo.

Je soupçonne Stan de faire partie des zététistes, des sclérosés du bulbe qui croient qu'il n'est qu'une vérité et qu'ils en sont les sachants.

En gros, Vincent répète que ce que nous serinons tous les jours à ceux qui nous lancent l'anathème de complotiss:

1/ "Je n'ai jamais dit que les Etats ou une minorité de personnes ont volontairement créé les crises (ceci est un complot, comme ceux que tu présentes dans la première moitié de ta vidéo), mais que les crises sont des opportunités pour tous (à gauche comme à droite) de faire avancer rapidement leurs intérêts en profitant de la sidération que le choc crée dans la population, de la perte de repères (ceci est une analyse politique). En d'autres termes : Il n’y a PAS de complot néolibéral. Il y a une bataille des idées. L'agenda néoliberal a-t-il connu de rapides et profondes avancées à travers des crises récentes ? Oui. Et parfois aussi, l’agenda d’autres forces politiques : autoritaires, conservatrices, communistes, ..."

2/ " Je combats les théories complotistes, ou plutôt je les évite plus qu'autre chose, elles m'insupportent même en cela qu'elles encouragent les gens à ne plus voir le monde comme une bataille politique des idées, mais comme déterminé, joué d'avance, hors de notre pouvoir d'agir. Nous, pauvres gens, on se serait que le dindon d'une farce. La conséquence est dramatique : on laisse faire, passif devant le jeu politique, attentiste d'une hypothétique fin dont on sortirait de toute façon perdant, qu'on lutte ou non. Tout le contraire de ce que je défends. Je suis inquiet de la direction que prend notre société, de ses fragilités, je suis en colère contre l'injustice qui la caractérise, et j'aimerais que cela change : le cœur de ma chaîne est de chercher, décrire les leviers de changement, et d'encourager qui le souhaite à s'en saisir. Je ne propose pas des analyses simples, faciles, simplifiées de la "réalité", au contraire. Ma chaîne vulgarise un paquet d'info, en croisant les sources, en donnant les arguments de chaque bord, qui n'ont rien à voir, ni de près ni de loin avec un complot"

Je plussoie strictement chaque mot, chaque phrase, merci Vincent.

Petit billet pédagogique sur la fabrication du consentement, à l'intention des naïfs comme ce youtubeur. Pour comprendre la «fabrication du consentement en démocratie», lire ou écouter la philosophe Barbara Stiegler ici: https://lvsl.fr/le-neoliberalisme-est-imbibe-de-categories-darwiniennes-entretien-avec-barbara-stiegler/ ou là https://www.thinkerview.com/barbara-stiegler-sadapter-a-une-societe-malade/. Elle commente la théorie de Lippmann sur le sujet, qui est une constante impérative dans nos démocraties. Encore faut-il agir avec finesse...

«Lippmann écrit à l’époque de la montée des fascismes, des nationalismes en tous genres, et cherche à sauver ce qu’il considère comme la « démocratie ». Il estime qu’on ne pourra pas la sauver en s’appuyant sur la fiction de la souveraineté populaire. Lippmann considère en effet qu’il s’agit d’une fiction issue de Rousseau et de la révolution américaine, à laquelle il ne croit pas : il n’y a pas de peuple qui soit souverain. On a affaire, dans sa pensée, à ce qu’il appelle « des masses », qui sont apathiques, atomisées, hétérogènes. Si démocratie il y a, il faut que ces masses soient configurées de la bonne manière, afin de les adapter à leur environnement : le capitalisme mondialisé. Il faut orienter les masses dans la bonne direction, dans la direction de l’évolution – direction qu’elles ne peuvent pas apercevoir parce qu’elles sont marquées par ce qu’il appelle « la stéréotypie », c’est-à-dire des productions de leur esprit (des stéréotypes) qui les empêchent de percevoir le réel qui évolue à une vitesse considérable. Les masses sont toujours en retard sur ce qui arrive, puisqu’elles sont enfermées dans des stases, engluées dans de la stabilité. Il faut donc les réorienter dans la bonne direction grâce à des techniques de fabrication du consentement.

Lippmann estime qu’il faut transformer les masses pour les réadapter aux besoins de l’environnement absolutisé, qui est celui d’un capitalisme mondialisé en accélération constante. Il faut donc transformer ces masses en les rééduquant, en utilisant des techniques liées aux sciences sociales – Lippmann n’hésitant pas à mobiliser l’eugénisme, et des politiques de santé pour réadapter ces populations…»

Etude de cas millenials: les labos pharma

Leçon de chose pour nos chers millenials, 3ème édition 4ème sous-presse. Je trace à gros traits, pour l’exercice.

Rien ne vaut l’étude de cas concrets pour comprendre les rouages de nos institutions et de nos économies (les instances officielles n’étant que des facilitateurs pour les industries, c’est un secret de polichinelle).

L’Union européenne va mobiliser un fonds d’urgence pour passer des commandes anticipées de candidats vaccins prometteurs contre le Covid-19. Ce fonds « permettrait également d’augmenter les capacités européennes de production ». Donc on va jeter 2 milliards et demi de nos petits soussous dans un grand baquet. Tout cela sur fond de virus corona qui s’avère anodin, finalement.

  • Question 1: qui décide en l’occurrence au sein de l’Union?
  • Question 2: voilà plus de dix ans que les scientifiques cherchent un vaccin efficace pour les corona, en vain. 2020 est l’année rêvée? Quelle motivation pour dépenser tant d’argent à l’heure de toutes les austérités?
  • Question 3: cherchez dans les récents budgets des grands de la pharmacie quels médicaments sont les plus générateurs de bénéfices; quelles récentes inventions sont à pointer dans leur réussite.
  • Question 4: calculez combien les vaccins rapporteront de bénéfices aux firmes pharma si l’on sait que l’on propose de vacciner toute la population, et chaque année (!), et que les gouvernements s’engagent à leur acheter un volume particulier
  • Question 5: cherchez la nouvelle composition de ce vaccin et mettez-la en perspective avec les anciens vaccins.

Vous avez deux jours, vous pouvez travailler en équipe. Bon amusement!

Un début de piste ici, en vidéo (millenials oblige!) par Cash Investigation, l’émission d’Elise Lucet «Santé : la loi du marché «. Un peu de sensationnalisme, tout ce qu’il faut pour vous donner envie de regarder jusqu’au bout.

 

NB pour ceux qui ne me lisent pas, je résume ce que j’ai compris dans ce contexte: les départements Recherche et Développement des firmes pharma coûtent cher! Les expérimentations avant approbation sont longues! Ils ne trouvent plus de molécules révolutionnaires, propres à assurer un bon fond de roulement. Pourquoi ne pas faire financer la recherche par les finances publiques plutôt, puisque les gouvernants sont leurs affidés désormais ( lire https://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/coronavirus-leurope-mobilise-24-milliards-pour-precommander-des-vaccins-1208393). Et tester ces nouveaux vaccins et médicaments directement sur le public, faisant fi des longues procédures habituelles: dans ce cas, prétendre que le covid est si dangereux qu’on peut accélérer les mécanismes légaux.

Discernement: on continue avec les masques et les "psychopathes"

Une étude relayée ad nauseam indique "Narcissists and Psychopaths Are More Likely to Refuse to Wear Masks, Says New Research"

Pourquoi dans l’étude de base, celle qu'il faut lire (et pas un article!) https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0191886920304219 ont-ils testé sur des valeurs obscures comme narcissime et psychopathie; et pas sur les 5 traits classiques «extraversion, openness, emotional stability, agreeableness, conscientiousness». Je ne comprends pas rationnellement l’obligation du port du masque, je suis plutôt dans les 5 traits et pas dans la force obscure.

Ceci dit, c’est drôle de lire au point 1.2 comment ils ont évalué les testés. Les auteurs annoncent leur appartenance à une univ, mais pas leur diplôme... On a comme un doute.

Leçon de discernement pour Julia: téléthon vaccin?

Je tombe sur «Coronavirus : le téléthon mondial organisé par l’Union européenne atteint 9,5 milliards d’euros» (https://www.rtbf.be/info/monde/detail_coronavirus-le-telethon-mondial-organise-par-l-union-europeenne-atteint-9-5-milliards-d-euros?)

Tiens, un téléthon? Je ne regarde pas la télé, mais je n’ai pas entendu de relais d’une soirée spéciale téléthon corona.

Je dois vérifier.

Recherche par moteur.

Je trouve que «Parmi les donateurs, on peut citer la chanteuse Madonna, Bill et Melinda Gates, et surtout des différents États (sic pour la formulation). La Commission européenne avait donné le coup d’envoi de ce marathon en promettant un milliard d’euros, suivie par la France et l’Allemagne, ce qui a permis de passer la barre des 2 milliards, avec des contributions de 500 et 525 millions d’euros respectivement.

L’objectif visé était de 7,5 milliards d’euros, soit 8 milliards de dollars. Il devrait être atteint dans les prochains jours car la Turquie, la principauté de Monaco et la Banque européenne d’investissement n’ont pas précisé le montant de leurs contributions.»

Mais ce n’est pas un téléthon, voyons. C’est une ponction dans les budgets des citoyens, sans leur demander leur avis. Ce qui n’est pas un scoop, on le sait depuis toujours que les princes se servent sur le dos des manants, pour arroser leurs vassaux (ou suzerains?).

Un téléthon, mot-valise créé à partir des mots télévision et marathon, est une émission de télévision de très longue durée dont le but est de recueillir des fonds pour une œuvre caritative.

Ce qui est intéressant ici: pourquoi l’équipe de comm’ a trouvé utile de faire croire à des dons privés, sous le libellé «téléthons»? Si ce n’est qu’ils voulaient renforcer l’idée que le vaccin est un sauveur de grave maladie? Ou qu’ils oeuvrent pour notre bien uniquement?

Le téléthon touche généralement des cas gravissimes comme la myopathie et pas des corona dont on a trouvé le traitement, lorsque 2% des atteints développent des complications.

Je trouve l’astuce de comm’ grosse comme une maison. Et ça passe!

Enquête publique bis, auprès de mes lecteurs médecins

Chaque hiver, combien de grippes, d’angines, de rhumes faites-vous, après avoir été contaminé par vos patients qui consultent pour ces maladies?

Je n’ai jamais rencontré de médecin traitant qui porte un masque ou des gants en hiver. Et j’en ai vu! Avec toutes mes maladies et mes fragilités. Si vous me répondez: je suis vacciné contre la grippe, vous ne l’êtes pas contre l’angine ou le rhume. En outre, l’efficacité du vaccin antigrippe fait l’objet de blagues entre laborantins. Plus personne n’y croit vraiment.

Pour ceux qui travaillaient en sanatorium, combien de vos collègues médecin ou infirmier/ières ont-ils fait la tuberculose? On n’y voyait pas de masque ou de gants...

Les réponses permettraient à tout un chacun de penser les mesures d’entrave avec bon sens, sans délire hallucinatoire.

Réponse A.: que ce soit mon mari ou ses assistants médecins qui se sont formés chez nous au fil des ans, pas de vaccin, pas de masque sauf quand les médecins sont malades eux-mêmes (ben oui, un médecin malade travaille quand même), ils ont tous été malades la première année, un peu moins la deuxième puis presque plus les années suivantes sans remède miracle ou autre drogue que les patients nous soupçonnent de prendre en cachette sans vouloir partager.

Réponse B. Idem j ai travaillé bcq d années avec MSF il y a + de 25 ans, jamais rien attrapé . J aintjrs été persuadée qu étant en bonne santé, bien nourrie cela aide face aux maladies épidémies!

Ouvrir l’horizon d’autres questionneurs

Parmi les médecins que je suis pour être informée en vision latérale: le docteur de Lorgeril.

Intéressant de lire son analyse autour du marché des vaccins. https://michel.delorgeril.info/web/lindustrie-des-vaccins-sur-une-corde-raide

Encore plus intéressant de lire les échanges lecteurs, car le bon docteur répond. Entre autres à un Fernandez qui a eu le tort de résumer à la louche, avec des termes excessifs (il ne manquait que la référence à l’eugénisme et aux réseaux pédocriminels*): «Je pense que l’auteur de cet article n’a rien compris à la perversité du système. Les dirigeants de nos pays ne cherchent à sauver l’économie en remettant les gens au travail, et pour cela attendant avec fébrilité un vaccin. Du tout !! ils savent pertinemment qu’il n’y a plus aucun risque épidémique. ils utilisent le Covid pour détruire l’économie, générer le chaos, assurer le triomphe de l’État profond qui ne rêve que de nous mettre en esclavage».

Difficile de résumer, en effet. Le sujet mérite de longues pages et de longs déployés - raison d’être de mes «chapitres» sur le site officiel www.taty.be

Je ne suis pas sûre que le docteur de Lorgeril connaît vraiment la stratégie «dystopie numérique» que suggère Fernandez, qu’elle arrive à ses fins ou pas. Cette ouverture lui permettrait un angle de vue encore plus large que le simple «labos pharma et bénéfices». Si je le rencontrais, je lui résumerais ce que nous, les geeks, avons déjà percuté des désirs de nos nouveaux maîtres (Davos & Cie), en me basant sur ma série de billets sur http://taty.be/articles/CVD_dystopienum2000701.html ou sur la série de Philippe Guillemant ici: http://taty.be/articles/CVD_guillemant2000702.html

Voilà qui donnerait un autre éclairage encore.

Les plus malins d’entre nous n’ont pas encore capté que ce que nous vivons depuis six mois pourrait bien ressembler à une forme de coup d’états (au pluriel) et ne pas être un simple accident sanitaire ou le bon vieux jeu bien connu de monopoly des multinationales (en gros à celui qui s’en met le plus dans les fouilles, en risquant le moins).

Que ces auteurs soient enfin renseignés, et puis ils jugeront. Mais là, je comprends que, faute d’avoir été bien informé, le docteur de Lorgeril évacue le problème comme un délire de complotiste.

Ne serions-nous pas dans le syndrome de la ligne de Maginot? http://www.taty.be/articles/CVD_capitsurv2000717.html#maginot

On a du pain sur la planche, les amis, pour convaincre les bonnes volontés que, peut-être, il y a un nouveau paradigme en cours.

* Je refuse de relayer les billets qui mentionnent la superclasse mondiale ET ses réseaux pédocriminels (je supprime même des commentaires les mentionnant). Pourquoi faut-il en rajouter une couche? Ce qui se trame, si c’est vrai, est déjà bien assez affreux en soi. Quelle utilité de dévier l’attention vers des réseaux cachés? Les stratégies des fous de la Silicon Valley et de Davos sont écrites en toutes lettres: lisons-les, décodons-les, la tête froide, sans ajouter de l’émotion et du suspens avec des réseaux cachés.

Discernement: vous avez le droit de poser des questions!

Je me demande parfois pourquoi je ne suis pas plus souvent invitée dans des diners en ville. C’est pourtant simple : comme je m’ennuie, je pose des questions délicates à mes voisins comme « Que souhaitez-vous comme épitaphe sur votre tombe ? » ou « Si vous n’étiez descendu sur terre que pour dire une phrase, laquelle serait-ce ? »

Ma réponse à la première est « un point d’interrogation ».

J’ai le fonctionnement mental d’un Tobie Nathan. Tout jeune, il écoutait son grand-père lui raconter le déluge. « Et Dieu voulut punir toute la terre en l’inondant ». La réponse du jeune Nathan: «et les poissons alors?».

Dans le récit autour du virus ( et des théories de contamination en général), je me questionne par mon historique personnel. Voir aussi "Au sujet de la phobie des microbes".

Mi-février, j’ai fait ce qui ressemble fort à la covid19, je l’ai déjà narré ici. Je ne dérange le médecin de famille que quand je suis très inquiète. J’ai failli le faire au jour 4 tant j’étouffais, dans une forme que je n’avais jamais connue. Mais le jour 5, la situation s’est normalisée, j’ai pu continuer mes traitements naturo* sans trop m’inquiéter. J’ai mis deux fois plus de temps pour me requinquer que pour mes autres épisodes hivernaux, mais j’en suis sortie.

*naturo: je ne conseille ma pratique à personne, mais vu qu’on me l’a demandée... Quand j’ai ce type de virose, je me mets au lit, je ne sors plus de chez moi, je laisse la fièvre faire son travail, je jeûne au bouillon de poule, je me surdose en vitamine C, j’évite encore plus l’electrosmog qui est ma fragilité personnelle, j’utilise des huiles essentielles (et du paracétamol quand j’ai trop mal de tête). Généralement en 5 jours c’est terminé.

Bref, je n’ai pas fait de test, je suppute un covid. Que ce soit ce virus ou un autre, le fait est que personne de ma famille (ni mon compagnon, ni mon fils, ni ma fille et ma petite-fille qui étaient en visite) n’ont attrapé la même maladie. Et je suis très tactile avec mes proches. En outre, c’est moi qui cuisine et sers à table : je touche tout, quoi. Tiens, je n’aurais pas contaminé?

Je suis malade depuis que je suis née (en Afrique il y a 65 ans). J’attrape tout ce qui passe : non seulement les taches, qui sautent toutes seules sur mon plastron, mais aussi les microbes. Si une grippe circule, c’est pour moi. Enfin, c’était pour moi, car depuis que j’ai réformé l’hygiène de vie vers mes 40 ans, ce n’est plus le cas ou quasi. Je teste même mes défenses naturelles en allant embrasser quelqu’un dès qu’il annonce avoir la grippe ou un gros rhume.

Jusqu’à 40 ans, j’ai passé tous les hivers en rhumes, grippe, angines, bronchites divers. Je n’ai souvenir que quelques rares fois d’avoir rencontré une amie, une collègue, un proche qui m’ait accusé : « ah, tu vois, j’ai attrapé la bronchite à cause de toi ».

Je ne nie pas que ces maladies soient contagieuses, ce serait idiot de ma part, cela reviendrait à nier des évidences.

En revanche, je doute que les sujets soient SI contaminants, par le simple fait de parler ou de toucher des objets.

Je questionne les « mesures barrière » pour se protéger.

Je doute qu’il faille se masquer, s’éloigner les uns des autres, se ganter pour se protéger d’un virus – dont on peut se demander s’il est vraiment ce qu’on prétend.

En gros, je résume en français de cuisine: «pour quelqu’un qui réfléchit, ça tient pas la route, votre histoire!»

Parmi les questionneurs type Tobie Nathan, j’ai rencontré sur la toile la journaliste d’investigation Rosemary Frei (Canada), qui fut d’abord journaliste médicale pendant 22 ans. Dans un de ces articles co-écrit avec Patrick Corbett (rien à avoir avec le Corbett Report), elle relate les conclusions d’un colloque de médecins légistes en Bulgarie, autour du corona (Bulgarian Pathology Association – BPA). Ces derniers prétendent ne pas avoir trouvé de trace du virus lors de leurs autopsies.

Lire « “No one has died from the coronavirus” (titre provocateur !) ->

https://off-guardian.org/2020/07/02/no-one-has-died-from-the-coronavirus-president-of-the-bulgarian-pathology-association/

Frei avait déjà questionné le récit « covid » dans un article précédent, écrit avec Amory Devereux : ce virus ne répondait pas aux postulats de Koch - les pros iront lire le déroulé de son raisonnement dans https://off-guardian.org/2020/06/09/scientists-have-utterly-failed-to-prove-that-the-coronavirus-fulfills-kochs-postulates/).

Au passage, il est amusant pour un esprit curieux et questionneur de lire la réponse de Frei à ses décodeurs. Comme la pro qu’elle est, elle dépiaute leurs arguments, qui ne tiennent pas la route, les sources étant inadéquates par exemple. Pour la centième fois, les décodeurs sont des déconneurs. Pour vos longues soirées d’hiver : https://off-guardian.org/2020/08/06/fact-checking-a-fact-checker-a-response-to-healthfeedback-org/

Qu’une maladie ait circulé en début d’année, qu’elle ait provoqué des complications parmi la population la plus fragile, la plus polymédicamentée et en polymorbidités (ce qui est le cas de la grippe, phénomène connu), qu’elle ait provoqué des morts (surtout quand on ne les traitait pas avec les médicaments utiles, mais quand on les intubait, par exemple), qu’elle provoque des séquelles (fatigue, essoufflement) chez des malades: qui peut le nier ? Ce sont des faits.

Tout le reste est si sujet à conjectures qu’on ne peut empêcher des questionneurs comme Bibi de s’interroger et de creuser.

Je n’ai que peu relayé les polémiques plaquénil ou traitements, je ne suis pas du domaine. Mais comme porteuse de microbe de métier, je peux questionner cette fable des contaminations.

« Eh les gars ! ça tient pas route, votre histoire… »

Zététique et tais-toi

Ne regardez pas la vidéo que je relaye (Thomas Huchon nous explique que seuls les scientifiques peuvent parler de notre santé, en gros), c’est du grand bluff de zététichien.

Je retiens pour le commentaire suivant, de Said Chomsky ·(alias Amara Franck), sur facebook.

«Neuneu Thomas Huchon en action.

Les fils de ... sont légion dans les médias

1. Cette courbe n’est absolument pas l’illustration de l’étude. C’est une courbe qu’on retrouve sur internet et dont une des origines est une illustration de smbc comics de Zach Weiner, dans laquelle il parle de Mount Stupid.

2. Cela démontre que le crétin Thomas Huchon (digne fils de son escroc de père) ne connaît rien à ce biais cognitif qu’il prétend expliquer. Et donc incarne par là même ce qu’il prétend analyser et dénoncer

3. Bien loin de ce qu’affirme ce neuneu, l’effet Dunning-Kruger met en évidence que ceux qui manquent de compétences dans un domaine ont tendance à surévaluer le niveau de leurs compétences dans ce domaine, et dans le même temps ne s’en rendent pas compte. Mais cette surévaluation tend à les rapprocher de la moyenne et non à les rapprocher des meilleurs.

4. L’étude explore des pistes d’explication de phénomène : optimisme, méconnaissance des compétences des autres ce qui empêche une juste évaluation des ses propres compétences relativement à celle des autres, etc.

5. Il n’est jamais question de ce salmigondis psycholigisant et pseudo religieux (la vallée de l’humilité, c’est biblique)

6. Neuneu Thomas tente ainsi, comme beaucoup (je pense à neuneu Clément de Clique sur Canal+) de légitimer toute parole autre

7. Or, dans ce domaine, comme dans d’autres, il faut partir des faits, des données et proposer une argumentation. C’est la confrontation raisonnée et critique des arguments qui permet un positionnement. Ce que refuse neuneu Thomas qui pose son postulat («ils disent n’importe quoi») et explique pourquoi («ils ne sont pas stupides mais quand même, et peu humbles «). Alors qu’il devrait discuter en argumentant les positions de ces gens et se demander ensuite sur quoi reposent et d’où viennent les arguments de ces gens

8. Mais pour ce faire neuneu Huchon devrait descendre de son Himalaya de bêtises, desserrer sa laisse de la doxa médiatique et s’instruire pour acquérir des compétences. Car ne se rendant pas compte qu’il est incompétent, il croit comme de nombreux neuneus médiatiques être les fers de lance de l’analyse critique (qu’ils appellent debunking, ça fait mieux et plus moderne)»

Sur le syndrome Bouvard et Pécuchet (mes termes), que d’autres appellent «Dunning-kruger» dont il était question dans le billet précédent. Je reprends un billet de mars 2018 dans le dossier «»Le chic du végane, le choc du réel»

«Toute à l’écriture du prochain livre «Quand le végé se fane», je remercie la mouvance végé qui me permet de toucher des points de pédagogie et de sociologie qui me fascinent: ce monde végé est une merveilleuse école de discernement, car il est le lieu où la pseudo-nutriscience se montre sous ses plus beaux habits, ce que je décortiquerai dans un prochain billet. Aujourd’hui, comment savoir qui suivre, qui lire, qui écouter?

NB. Merci à Sylvain, de Clair et lipide, chez qui j’ai trouvé cette illustration, que je garderai sur le blog jusqu’à ce que les ayants-droits s’énervent, comme c’est leur habitude.

Vous suivez les conseils de votre voisin de comptoir au café du commerce? Non, n’est-ce pas... Vous l’écoutez poliment en pensant à autre chose. Pourquoi, sur le net, porter foi à des expert autoproclamés dont la seule expertise consiste à se nourrir tous les jours, ce qui les amène à croire qu’ils sont nutritionnistes? Parce qu’ils ont une page FB et des followers? Parce qu’ils font moult vidéos engageantes?

Dans le billet d’hier, je citais l’effet Dunning-Kruger. En gros: «les personnes les moins compétentes dans un domaine surestiment grandement leur compétence, alors que les plus expertes ont tendance à se sous-estimer.» Jusqu’ici j’appellais cette tendance: le syndrome Bouvard et Pécuchet, ne sachant pas que cette orientation humaine avait fait l’objet de recherches.

Dans ce roman inachevé de Flaubert, deux amis, petits employés, héritent d’une grosse somme et s’installent à la campagne. Sans écouter les experts et les gens de terrain, ils se plongent dans des encyclopédies agricoles - résultat: désastre. Pareil avec la philosophie ou l’astronomie. Ils utilisent tous les bons mots, mais dans le désordre. Ce sont les ancêtres des brèves de comptoir ou de fakebook. Ils sont péremptoires dans leur ignorance, ils tuent leurs bêtes en voulant leur faire du bien, ils n’écoutent personne que leur propre suffisance, ils sont petits mais peu émouvants. Sauf quand Jean-Pierre Marielle et Jean Carmet les incarnent à l’écran, ce qui est dû à la nature-même de ces grands acteurs. Le livre est plutôt une épopée de la bêtise.

A mon heure, je suis un tout beau Bouvard et Pécuchet à moi toute seule ou, parfois, avec ma fille. Mais on joue à ça, on n’y croit pas, voyons. On visite un musée en émettant des affirmations catégoriques. Derrière nous, mon jeune fils nous reprend: «mais tu ne t’y connais pas, comment peux-tu affirmer que...». A quoi on lui rétorque «oh, tais toi, Wittgenstein». Fin de la parenthèse familiale.

Comment en sommes-nous arrivés à une telle débauche de discours sur le net, tous plus disparates les uns que les autres? Comme si, tous les jours, on lisait le journal intime de 118 personnes... Chacun reflète sa personnalité, ses affinités, sa nature dans son journal intime. Bravo, respect! De là à en faire une precription de santé pour les autres, il y a de la marge.

Une hypothèse. Cette confusion provient de ce que sont disparus de la société digitale les filtres habituels. Prenons le cas de la musique, puisque je vis avec un musicien. N’importe qui peut se la jouer pro, plus d’impresario, plus vraiment de presse musique, continuez le jeu. Plus rien n’est filtré, et l’humain n’est pas fabriqué pour se construire des filtres à lui tout seul. Continuez le jeu aussi avec tous les autres aspects de notre vie.

Amusant de mettre cette absence de filtres sociaux en parallèle avec ce que notre microcosme biologique vit. Les médecins et thérapeutes guidés par la notion d’équilibre du terrain (homéopathes, ostéopathes, etc) constatent que nous sommes en majorité malades de perméabilité cellulaire. L’intestin n’est pas le seul tissu à souffrir de perméabilité alors qu’il est supposé être imperméable. D’autres organes peuvent être perméables « à l’insu de notre plein gré ». Sont dans ce cas la vessie, des cellules rénales et même la barrière hémato-encéphalique, dont la mission est de filtrer finement les intrus qui voudraient pénétrer le cerveau.

S’il suivait quelques sites ou groupes FB d’alimentation alternative, un lecteur non féru de nutri pourrait croire être tombé dans de la propagande daesch tant les raisonnements binaires et étriqués y font figure de loi. Illustration pratique pour les non-initiés par un de mes longs échanges avec une amie, sur un gourou du cru (https://taty.be/cureAF/quicroirecruIG.html).

Seules les personnes aguerries en nutri et ayant cotoyé ce monde-là me comprendront quand je dis qu’il faut envisager des cellules de dé-radicalisation des veganes et crudistes, sur le même mode que celles qu’on installe pour les naïfs post daesch. Les autres penseront que j’exagère et c’est bien leur droit.

Une de mes critiques majeures vis-à-vis de FB, que je quitte avec joie le 30 mars après y avoir presque passé l’année promise à mon fils, est qu’ils jouent délibérément de cette confusion des genres et de l’effet Bouvard et Pécuchet. Les autres gafa jouent aussi de cela, mais ce n’est pas leur fond de commerce. Pour FB, c’est le coeur de business. Tant mieux pour le commerçant qu’ils sont. Snif pour la pédagogue que je suis. Ils ne font que rajouter du malheur au monde, en chantant la jolie chanson du joueur de flûte de Hamelin. La façade de leur imposture est si joliment décorée que la plupart des utilisateurs n’en voient que les décorations. Ils ne voient pas ce que j’y vois, comme libertaire aussi inquiète pour mes congénères que s’ils étaient mes propres enfants.

Déployer ce sujet demanderait l’intervention d’un expert, je glisse une idée mais je connais mes limites intellectuelles. J’attends donc d’un ami philosophe (il se reconnaîtra) qu’il creuse cette analogie filtre social/filtre physiologique et nous aide à y mettre du sens.

Pour ma part, j’offre la solution à mes yeux la plus sage et la plus modérée en alimentaire: qui suivre? Eh bien, n’écoutez que vous-même, faites le test d’une assiette X, Y ou Z pendant dix jours, vous verrez bien l’effet positif ou négatif. Dans le premier cas, prolongez l’aventure deux à trois semaines de plus, puis normalisez votre assiette. C’est d’un tel bon sens que je suis étonnée d’être la première à le suggérer.

Original sur https://taty.be/vege/bouvard&pecuchet.html

Dans l’enfer du coronavirus? Vraiment?

Ce midi, sous le billet questionnant le manque d’esprit critique de la gauche en général quant au récit médiatique covidien, en utilisant le cas de Tatiana Ventôse, nous avons pas mal échangé sur le sujet de «son covid» (que je ne connaissais pas, ce qui éclaire d’un autre jour son discours).

Je pourrais commenter le cas de Tatiana Ventôse et «son enfer covid» sous plusieurs angles (1. faillite de la rationalité 2. généralisation d’anecdotes personnelles et survalorisation d’une expérience personnelle, sans mise en contexte 3. croyance au virtuel, aux stats toutes puissantes 4. attachement au consensus d’une mouvance politique ou religieuse) mais j’ai choisi finalement de simuler un audit comme je les faisais avant ma retraite. Audits nutritionnels, certes, mais pour lesquels je devais avoir une vue synthétique de la santé de la personne, de son environnement, afin de choisir quel régime lui conviendrait le mieux. J’ai explicité cette posture dans une vidéo transcrite ici: https://taty.be/articles/TSauditnut.html et dans de nombreux cas concrets sur mon site.

Dès avril , on m’a envoyé ou décrit en direct des cas de «personnes jeunes,sportives, en bonne santé» qui ont eu un covid grave.

Depuis le temps que je répète le même laïus à mes interlocuteurs, il est temps que je l’écrive pour ne plus devoir le ressasser. Je ne peux entendre une phrase aussi simple, hors contexte que celle qui précède. Que veut dire «jeune, en bonne santé, sportif»? C’est aussi peu informatif que les statistiques qu’on nous balance aux nouvelles télé tous les soirs: plat et sans profondeur, sans mise en contexte, sans historicisation etc.

Je prends donc Tatiana comme exemple pour ce petit laïus, qui n’a d’autre intention que d’amener un peu de bon sens Mamie Croûton dans un dossier hystérisé à outrance.

Si je recevais Tatiana en audit nutritionnel, si elle me racontait son «enfer covid» (voir sa vidéo https://www.youtube.com/watch?v=rmKpvSy7FmU) et si elle me demandait de l’aider à se remettre sur pied, je reverrais l’environnement global.

NB. Je reconnais ma très grande faute ici: je n’ai pu écouter que quelques minutes de cette vidéo, j’aime cette jeune femme mais j’ai tant d’autres articles à lire (imaginez que je lis tout ce que je relaye...). Je me suis arrêtée quand j’ai senti que ça partait en drama queen: «je sentais que j’allais mourir». Ah ben dis donc choupinette, tu n’as pas dû être souvent malade. Mais surtout cela a éveillé un petit lutin qui m’a soufflé: «encore une qui a un rapport très difficile avec la mortalité». Il ne faut pas avoir frôlé la mort pour autant. Tatiana n’a peut être pas encore eu d’enfant. A l’accouchement, on sait toutes qu’on donne la mort en donnant la vie. La seule chose sûre pour notre petit est qu’un jour il quittera cette terre. D’où la beauté des Pieta, d’ailleurs. Une jeune maman est déjà plus en questionnement sur la mort. Mais une célibataire, urbaine au surplus, est si détachée que l’approche de la mortalité est un vrai passage initiatique. C’est ce que j’ai senti dans ce début de vidéo.

Bref, sans avoir écouté plus de deux minutes, j’utilise ce cas pour qu’on comprenne que, concrètement, le vivant et la santé sont plus complexes que ce qu’on expose en général et qu’on ne peut commenter sur une phrase «covid grave chez un jeune en bonne santé». Que Tatiana ne m’en veuille pas, mais comme elle étale ses peines au grand public, je m’en sers. De bonne guerre.

En route pour un petit audit.

Pour qu’elle ai fait un «covid» grave alors qu’elle est jeune, sportive, en bonne santé (selon ses termes), je lui poserais quelques questions.

Par exemple a-t-elle fait le vaccin antigrippe l’année précédente? Auquel cas elle s’est mise dans une catégorie à risque, vu l’interférence virale connue. A-t-elle fait d’autres vaccins modernes, parmi ceux qui fragilisent l’immunité? La lecture des carnets de vaccination est souvent édifiante.

Elle est sportive, certes: mais quel type de sport? Du sport de salle ou de plein air? Du sport de jouissance ou de souffrance? Dans l’un et l’autre cas les effets sur le physique ne sont pas similaires. Pas d’études sérieuses à disposition, mais c’est du bon sens.

Quel rythme de sport? Le jeune new yorkais «mort du covid» en été était sportif, il courait 10km par jour. N’importe quel médecin du domaine sait qu’il était alors en surentraînement (ce qui passe chez des champions, à la physiologie d’astronaute, mais pas chez tous); ce surentraînement empêchait que ses systèmes divers (nerveux, immunitaires, etc.) de garder le nécessaire équilibre.

Tatiana se dit en bonne santé, mais l’essence d’un audit bien mené est de ne pas croire sur parole (dans la mesure du bon sens) mais de vérifier. Je l’ai entendu mille fois dans mon enfance dans la bouche de mon père: «laisse croire les béguines, ici on vérifie».

Ah, que j’en ai vu défiler des filles «en bonne santé» dont je demandais qu’à la prochaine visite médicale elles demandent un bilan sanguin glucose, insuline, HOMA... et qu’on découvrait prédiabétiques sans le savoir. Si c’est le cas de Tatiana, la complication covid s’expliquerait (récepteurs particulierrs).

Ah, que j’en ai vu défiler des filles qui se disaient «une digestion parfaite» et dont le ventre était bien dur, bien tendu.

Ah que j’en ai vu défiler des filles qui «ne se plaignaient de rien mais voulaient juste mincir» et dont je sentais bien l’haleine et l’odeur de la peau un peu fétide (marques d’un déséquilibre profond), dont je voyais le voile toxique sur les yeux, dont je pouvais de près voir la peau bourboulée, encombrée sous le joli maquillage.

En gros, pour les 3 adjectifs de la première phrase, je ne retiens que «jeune», puisque je n’ai pu poser les questions à Tatiana. Je ne peux prendre pour acquit qu’elle soit en bonne santé ou sportive.

Un internaute suggérait que son «covid grave» était peut être dû à une fragilité génétique. La damoiselle a 32 ans, elle se serait sue fragile bien avant. Un polymorphisme génétique (le fait d’être atypique) peut ne pas se révéler tôt si le sujet vit dans une famille aimante, sans chocs, sans traumatisme. Mais vers les 20 ans, la fragilité se révèlera quasi toujours, même chez un sujet aussi béni des dieux: qu’elle soit une simple défaillance rayon minéraux (fer, cuivre, etc.) ou qu’elle soit une déficience plus essentielle en enzymes comme celle que vivent les canaris de la modernité, les sujets atypiques sur lesquels j’ai déjà beaucoup glosé. J’exclus donc la fragilité génétique pour ce cas-ci.

Nutrition oblige, je demanderais à Tatiana ce qu’elle mangeait avant cet épisode covid, de manière détaillée (de mémoire). Si je découvre que, comme beaucoup de jeunes aujourd’hui, elle croit que manger végane est un plan alimentaire sain et que c’est son choix, je lui demanderais depuis combien de temps elle pratique et sous quelle forme. Le plan végane peut ravager la santé rapidement, chez la majorité des mangeurs (je dis bien végane et non végé). Une infime minorité tient le coup (souvent à l’aide de compléments en poudre). Les mangeurs dénutris ne s’en rendent pas compte car, jeunes, le corps compense. C’est au premier choc (deuil non préparé, divorce douloureux, licenciement abusif, accident de voiture, etc.) que la déficience nerveuse et immunitaire se marque.

Chez certains mangeurs, un plan végé pourtant équilibré peut provoquer le même effet. Ils sont bien plus rares que ceux qui flanchent en végane, mais il ne faut pas les oublier.

Le plan alimentaire de Tatiana me serait très utile, surtout si je le regarde à la faveur de tout ce que j’ai appris de son environnement. Je lui poserais la question: vit-elle au centre ville? à la campagne? proche d’une source de pollution chimique ou électromagnétique (pensons antennes de téléphonie)? Quelles sont les sources de pollution ménagère qui peuvent encombrer son biotope intérieur, la fragilisant à bas bruit, sans qu’on s’en rende compte... jusqu’au premier choc. Qui, dans son cas, serait peut-être ce virus arrivé à une période d’anxiété publique majeure. Il est vain de nier l’impact nocebo des images catastrophiques qui ont été montrées en boucle en mars-avril. Effet de suggestion garanti. Qui sera nié par les clones de Tatiana, c’est une évidence (moi je suis plus forte que ça). Mon oeil!

Ce sera le sujet d’une dizaine de questions.

Selon les cas, je m’attarderais sur les sources de pollution électromagnétique - ou e-smog - le jour et la nuit (effet différent). Pollution subtile, mais qui peut aussi fonctionner à bas bruit. Le corps supporte beaucoup avant de flancher.

Cette pollution intervient en particulier sur le système neurovégétatif. Ici, désolée, je n’ai encore ni article ni vidéo sur le sujet, et je n’ai pas la place dans ce brouillon pour expliciter les concepts. Sautez le paragraphe si vous ne connaissez pas les bases. Tatiana me paraît (à vérifier) un profil surdoué pour l’orthosympathique (les diathèses 1 ou chêne selon ma classification), l’orthosympathique étant le circuit de lutte, de résistance, d’action. Ces profils, nés avec une source dénergie hors pair, ont tendance à oublier de dorloter le circuit parasympathique (celui du repos, de la digestion, de la récupération), dont ils sont pourtant dotés comme tout le monde. C’est leur petit chien, qui supporte le temps qu’il peut ce fouet permanent d’une vie de tourbillon, sans respirations, sans pauses. Il se mettra à grogner vers 40 ou 50 ans, lassé de tant de déni. Dans la jeune génération, ce grognement peut arriver bien avant cet âge, car à force de baigner dans un bouillon d’e-smog, en particulier la nuit, ils endommagent le circuit parasympathique. C’est la nuit qu’il est surtout actif, occupé à bricoler des ans l’irréparable outrage, à réparer les erreurs de reproduction d’ADN, à se reconstruire, en gros. Si, la nuit, la personne se soumet à l’e-smog par wifi interposé (ou par antenne de téléphonie trop proche), le parasympathique ne peut faire son travail car, sous stress, surstimulé, l’organisme tout en dormant se croit encore en journée et branche (si l’on veut) le circuit orthosympathique. En un mot: l’esmog la nuit empêche le parasympathique de faire son boulot, on finit avec l’organisme non réparé, incapable de récupérer et «plein d’erreurs grammaticales d’ADN» si on veut.

L’esmog fonctionne aussi, chez pas mal de sujets, comme un générateur d’orage histaminique, les rendant quasi allergiques à tout - phénomène que je n’ai pas vus dans la liste de Tatiana. Je mets donc de côté.

J’ai mis «covid grave» entre guillemets car ce que Tatiana décrit ressemble plus à un syndrome (un ensemble de symptômes) qu’à une maladie virale. Au cours de la vidéo (+- minute 3), elle montre la liste des symptômes et leur va et vient: c’est absolument classique du syndrome d’épuisement chronique tel qu’il est étudié cliniquement - ce qui a été fait sérieusement depuis que des soldats sont revenus de la Guerre du Golfe dans cet état, merci l’armée!

Le covid commence par une attaque virale, qui ouvre vite la porte à une suprématie bactérienne et à un possible orage cellulaire (on évite les termes trop spécifiques ici). Déjà en mars, il était clair qu’il fallait agir rapidement au momen de l’attaque virale, avant la décapilotade. L’HDXCQN est à la mode, mais il y a d’autres moyens. L’homéopathe de la ville voisine de chez moi n’a pas eu UN SEUL cas d’aggravation parmi sa patientèle grâce à ses traitements en début d’attaque. Au point que des allopathes des environs ont pris cours en secret chez lui, pour utiliser son traitement. Perso, je me suis sortie de ce covid par ma pratique simple en 5 jours, sans médicament (voir mon site). Il y a plein de possibilités, mais ne rien faire est presque une prescription de malheur.

Je l’interrogerais sur le fait qu’elle n’a pas voulu se soigner, comme s’il s’agissait d’une petite angine qui passera toute seule. Ses lecteurs lui ont suggéré des tisanes ou du jus de citron, ce qui, face à un virus de cet acabit, équivaut à une bande velpeau pour une jambe cassée. Il y a des techniques naturo bien plus efficaces, elle aurait pu se renseigner chez des gens affûtés.

J’ai développé une stratégie perso face aux maladies virales, mais je ne peux généraliser mon cas à tous, d’autant plus que j’ai de la bouteille grâce à mes innombrables maladies depuis ma naissance. J’ai eu le temps de tester ce qui me convenait ou pas. Chacun trouvera son propre mix de techniques. Je ne conçois pas qu’on laisse passer l’orage en croisant les doigts, sans plus. Mais avant ma révolution kousminienne à 40 ans, j’étais comme Tatiana. Je me croyais plus forte que tout et je faisais souvent confiance à ma force de récupération (merci aux fées qui se sont penchées sur mon berceau: pour compenser la fragilité innée qu’une vilaine fée m’a donné, elles m’ont attribué une force de récupération assez spectaculaire). J’adjuvantais de l’une ou l’autre aspirine ou autre médicament miracle. J’attendais que la nature choisisse l’élue (moi) et me sorte des flûtes.

Bref, ne jamais prendre une maladie virale à la légère. Une maladie virale mal traitée et survenant à un moment clé de l’histoire d’une personne peut la plonger dans une forme d’épuisement chronique qui prend des mois à se calmer. Elle peut aussi réveiller une bactérie endormie: pensons au nombre de cas de borrélioses (Lyme) réveillées par un choc ou une maladie virale, alors que la bactérie somnolait dans le corps depuis des années. Et enfin, elle peut provoquer une rupture de tolérance chimico/magnétique (TILT dont j’ai donné un exemple ici: https://taty.be/burnout/KecoleSCM_tilt.html). Mais la maladie virale n’était qu’un agent, elle n’était pas le responsable.

Par dessus tout, j’axerais mon audit sur ce que j’ai déjà repéré de Tatiana (via ses v idéos et via son livre que je viens d’acheter): voilà un profil qui habite dans sa tête et pas dans son corps. Je vérifierais ceci en discussion, mais je soupçonne qu’elle a un beau potentiel de progression pour l’écoute de soi, le manger et vivre en conscience.

Habiter dans sa tête: prodigieux pour un commentateur politique, pour un chercheur en physique, pour un poète même; mais désastreux dès que l’on en vient au simple vivre bien (manger, respirer, bouger). Ce parcours potentiel de découverte de soi, de «détective de soi» comme je l’appelle, sera long. Au début, je me proposerai donc de lui baliser les pistes qu’à l’expérience je pense être les meilleures pour son profil, ici et maintenant (ce qui est l’essence du profilage alimentaire que je vante).

Au final, voici un long décodage pour une affirmation «covid grave et long pour une personne jeune sportive et en bonne santé».

Décodage qui explique pourquoi j’ai de la peine à opiner du bonnet quand on me présente ces cas comme simplement dus au covid.

Cette vidéo ne mérite pas le nom de «dans l’enfer du coronavirus»: il s’agit plutôt de l’enfer du burn-out grave (ou du TILT ou d’une revivance bactérienne), provoqué par une maladie virale. Soyons précis, pointu, factuel.

Arrêtons d’hystériser le débat à force d’anecdotes peu précises, peu détaillées, hors contexte.

source image jointe: https://taty.be/vieille/multifactoriel.html

 

La covidéologie fait des victimes parmi les meilleurs! Leçon de discernement de Miss Marple sur le cas d’un philosophe «covidé»

Depuis quelques mois je suis frappée du manque de discernement rayon corona de Michel Onfray, philosophe que j’aime et que je suis pour sa posture libertaire. Ils ne sont pas légion, les intervenants anar’, on ne fait pas la fine bouche.

Un libertaire est par essence un questionneur de la parole du Roi, et vit dans le respect de la liberté de chacun. Dans le cas corona, le discours d’Onfray est curieusement très convenu. Il est révélateur de ce que nous vivons plus qu’une crise sanitaire: nous sommes face à une hallucination collective, au coeur d’une crise civilisationnelle.

L’un des meilleurs d’entre nous est sidéré, hypnotisé (qu’on l’aime ou pas, il faut reconnaître sa gigantesque culture, son courage et sa générosité dans le partage, mais l’on n’est pas ici pour débattre de la personne, mais bien de son récit).

Depuis mars, Onfray nous chante la chanson des masques, des tests, de la testidémie (plus récemment: du vaccin obligatoire, même! un comble pour un anarchiste) comme s’il croyait le récit médiatique d’un virus agressif qui terrasse le monde. En mars: on le comprenait, je militais aussi. Dès le mois de mai, la situation étant tout à fait apaisée, il aurait pu changer de discours. Que nenni.

Je ne le tance pas, j’utilise son cas, qu’il expose sur les ondes, pour démontrer que la crise quasi cosmique que nous vivons fait des dégâts sur le discernement de celui qui ne veut pas penser autrement la vie qu’en scientiste. Car Onfray en est un, comme beaucoup de littéraires de ma connaissance qui semblent trouver dans la posture scientiste un refuge à leur honte (?), leur déception (?), leur regret (?) de ne pas avoir suivi un parcours à la Raoult. J’ai cent exemples sous le bras, autres que lui. Je ne peux préjuger de ce qui mène chacun au scientisme, mais je retrouve souvent les 3 honte, déception, regret quand je n’y vois pas complexe d’infériorité (ce qui n’est clairement pas le cas d’Onfray).

Je n’ai pas cette honte ni cette déception d’avoir opté in fine pour l’interprétation de conférence plutôt que pour la biologie moléculaire qui avait tendu toutes mes années d’ado. Je n’ai pas ce complexe-là, je crois pouvoir penser la chose scientifique au calme, sans émotion mal placée.

Rappel millenials: le scientisme est une posture très XIXè siècle (même pas XXè!), qui consiste à croire en l’hégémonie totale de la science, de sa compréhension du monde et de son explication des phénomènes.

Hier j’ai lu le récit d’Onfray: «Cinq cents heures sous covid» (annoncé sur twitter: «Après 21 jours de lutte contre le #COVID19, Michel #Onfray reprend la plume pour nous envoyer un témoignage digne des enfers de Dante. Et nous annonce une formidable nouvelle: il en est sorti!»)

->https://michelonfray.com/inte.../cinq-cent-heures-sous-covid

Je vous le conseille pour le plaisir d’une plume lyrique formidable. Mais je vous le déconseille si vous avez un esprit rationnel et rigoureux. En effet l’auteur décrit tout autre chose qu’un covid. Mais c’est la mode, c’est le covid qui est responsable de tout.

Outre qu’il est toujours amusant pour une femme de voir un homme faire la drama queen quand il est malade, les symptômes qu’Onfray cite ressemblent très fort à un empoisonnement du sang.

Les amateurs médico-détectives reliront son texte avec ce regard-là. On n’y retrouve pas les signes classiques cliniques du covid-19 en particulier (à part une petite tache sur les poumons à la radio, mais était-elle présente auparavant? Qui saura).

En revanche, je retrouve tous les signes d’un empoisonnement (plus violent qu’une intoxication chimique), ce qui ne serait pas étonnant si l’on sait que le choc de départ a eu lieu sur une scène de guerre (quelles armes?).

Parmi mes multiples épreuves de santé, j’ai connu un épisode similaire en 1994. J’ai manifesté tous les symptômes décrits par le philosophe, à part que la température tournait autour des 40-41°C.

Heureusement son praticien personnel ne «croyait pas» (on peut pouffer? ) dans le médicament dont le nom se termine en -quine et dont on ne peut dire le nom. S’il était en effet victime d’une forme d’empoisonnement, la broloquine n’aurait eu aucun effet.

Je ne suis pas son médecin, je ne suis même pas médecin, mais je suis malade depuis que je suis née. J’ai connu tant d’épreuves que je suis presque un dictionnaire médical. En outre, je suis sans émotion face à ce «virus» prétendument si agressif. Et je suis déjà morte deux fois, j’ai déjà amadoué le concept de mortalité. Je suis prête à partir quand il le faudra, je n’en ai pas peur.

Je peux regarder les choses en face, lucidement, sans paniquer. Ce qui me permet d’émettre l’hypothèse que cet écrivain ne raconte pas cinq cent heures sous covid, mais 21 jours d’un empoisonnement probablement mal diagnostiqué et donc mal soigné.

Ceci n’a comme but que de nourrir le chapitre «hallucination collective» sur mon site, dans le dossier «Le circus virule».

Nous vivons quelque chose de bien plus puissant qu’une simple révélation de la puissance des lobbies, des délires des élites, de la démission de l’état. Nous n’aurons le fin mot que dans quelques années - et encore! On ne peut qu’observer aujourd’hui qu’il règne chez beaucoup une forme de délire, comme refuge face à une réalité trop implacable (?).

Le propre des bouffées délirantes est que la personne est par ailleurs intelligente et intelligible, sauf lorsqu’elle part en toupie sur le sujet qui anime ses bouffées. J’ai l’impression d’être face à l’un de ces cas, qui, pour le coup, rejoint madame Michu dans son délire de masque - vaccin - isolement - traçage.

La vie est bien faite, elle réunit les grands esprits et monsieur tout le monde, finalement.

Nous devrions tous apprendre à décrire avec une telle plume ce que la maladie fait à notre corps et à notre âme. Je ne doute pas qu’ Onfray ait eu très mal et peur pendant cet épisode. Je m’interroge sur la validité d’un diagnostic «covid» quand les signes n’y sont pas et quand les tests ne sont même pas probants.

Chez une personne d’une telle redoutable intelligence, cela marque à mes yeux que le covid est venu allumer des zones du cortex qui ne sont pas du ressort de la logique. Et c’est bien ainsi. Ouvrons-nous à la complexité du monde intérieur et de la santé. Nous ne sommes pas des machines biologiques, nous sommes infiniment plus complexes.

Au diable le scientisme! qui est la porte ouverte au transhumanisme, soit dit en passant.


 Page 13 ou voir la table des matières du dossier
Retour au blog "Articles"