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Mon hypothèse: une collision d'opportunismes

13.4.2020 Page 3 du dossier "Le circus virule (ou ce que le covid-19 est venu nous dire"), début 2020. Ou comment je peux nier les théories du complot, en intégrant malgré tout certains paramètres. Llllong billet. Voici mon scénario hypothétique de ce qui a déclenché cette avalanche qu’on appelle « la crise du covid ».

Répertoire "non-food" de ce site. Je mets ma casquette de Jiminy Cricket, comme pour le dossier à charge contre les Gafam. Je transfère certains des billets écrits en brouillon sur fb pendant le confinement.


Avis au lecteur, 5/9/2020: ce sont encore des billets collés les uns derrière les autres.

Les liens seront établis sous peu, pour un texte suivi.

 

 

15.4 Ou comment je peux nier les théories du complot, en intégrant malgré tout certains paramètres. Llllong billet. Voici mon scénario hypothétique de ce qui a déclenché cette avalanche qu’on appelle « la crise du covid ».

Historique probable.

Une épidémie étrange à Wuhan. Bof, pas grave, c’est loin, on s’en fiche. Quelques cas arrivent chez nous : « c’est une gripette ». Les autorités n’ont pas encore pensé aux mesures d’enfermement. Mais on sent dans leurs déclarations comme du flou, ce qui n’est jamais bon pour l’opinion générale (si le Père symbolique tousse, c’est toute la famille qui se sent mal).

En même temps, circule l’hypothèse qu’il s’agit d’un virus échappé d’un laboratoire, pire : un des nouveaux virus chimères fabriqués par l’homme, une arme biologique. On apprend que cette gripette est mortelle et étouffe les patients. On n’a pas encore les statistiques par tranche d’âge. Les médias avides de sensationnel s’emparent de cette info pute-à-clic, montent la mayonnaise. Qui prend très bien, car on est arrivé dans un état où l’homme ne veut même plus entendre parler de la mort. A tel point qu’il porte foi aux délires transhumanistes de la silicon valley : on pourrait vivre mille ans. La terreur s’installe. J’ai peur de mouououourrrrir !

Jusqu’ici, pas de réaction dure des gouvernements, sauf en Asie.

D’autant plus que l’OMS ne déclare pas encore l’état de pandémie. Normal, rien ne s’y prête. Mais Gates a vu l’aubaine, il recrache au bassinet de l’OMS, qu’il finance déjà à un tel niveau qu’il est presque maître à bord. De l’ordre de 45 millions de dollars pour un projet xyz (je dois retrouver le détail dans mes notes, c’était début mars). Le lendemain, l’OMS déclare la pandémie, le processus que Gates adore et sur lequel il glose depuis des années.

Quelques jours plus tard, les gouvernements européens annoncent des mesures dures et ne parlent plus de « gripette ». Tous, ou quasi, parlent de « guerre ». Ont-ils eu des infos confidentielles sur l’origine réellement chimérique de ce virus ?

D’où a bien pu provenir cette réaction de panique des gouvernements ? Illogique, irrationnelle, non scientifique ?

Je continue les hypothèses.

Sur ces quelques semaines, quelques acteurs ont observé cela avec le même regard que moi, mais d’autres intentions, plus égoïstes (ou malveillantes). Et c’est là, je crois, que tout s’est emballé car chacun a tiré la couverture à soi.

Premier acteur. Les firmes pharmaceutiques ont vu arriver un tout beau bonus : profiter de cette peur pour faire du bénéf’ (ou faire le bien de l’humanité, qui saura jamais ?). Produire des antiviraux et des vaccins, pour lesquels ils ne devront même pas faire de pub lorsqu’ils seront disponibles. Le bon peuple est si effrayé, sidéré, paralysé par ce coronavirus qu’il prendra tout le lot, sans réfléchir. Mais il faut leur laisser le temps de préparer ces médicaments. Ils avaient justement préparé des simulations (en 2010, le Lockstep de Rockefeller ; en 2019, le Event 201 de Gates). Il n’a pas été difficile de souffler aux gouvernements que la seule solution était de confiner tout le monde, vaillants et personnes à risques mélangés. Sous le prétexte ahurissant d’écrêter la courbe, dont je ne comprends toujours pas que tant de gens intelligents ont pu le gober. Le confinement sera prolongé de 15 jours en 15 jours, le temps qu’ils développent leurs produits. C’est la seule explication pour cette aberration médiévale qu’est le fait de confiner des personnes valides.

Amusant de lire dans tant d’articles tout récents que la population demande presque de prolonger le confinement, alors que Macron annonce la réouverture des écoles : il est ici piégé par son propre piège. Suivant en cela les conseils de Big Pharma (toujours mon scénario, j’imagine, n’est-ce pas), les instances gouvernementales avaient laissé gonfler la dangerosité du virus, en trafiquant les stats (ça ce n’est pas de l’imagination, on a toute la doc à dispo). Résultat : la majorité croit désormais, dur comme fer, que ce virus est atrocement dangereux. Maintenant que le président veut rouvrir les écoles, réaction forte : ah, non, on va mourir du virus ! Tu es bien piégé, choupinet, non ?

Deuxième angle : sans savoir ce qu’allait faire Big Pharma, Big Finance a vu la belle aubaine. On pouvait mettre sur le compte du virus la bulle de délire financier qui menaçait d’éclater, la récession économique qui nous pendait au nez. Le confinement et le suicide économique qui s’ensuit est une excellente opportunité pour eux. Non seulement ils cachent la merde au chat (pardon de la vulgarité, mais c’est si parlant), mais ils vont au surplus demander des subsides faramineux – gagnants sur les deux tableaux. Je gage qu’ils ont fort poussé à la charrette pour confiner et provoquer cette récession qui de toute façon allait se produire. En gros, Big Finance a vu ici l’occasion de faire un « reset », de rebattre les cartes car eux-mêmes ne tenaient plus les rènes de leurs chevaux furieux.

Troisième acteur : ceux que l’on appelle les mondialistes, les globalistes, que je vais personnifier en Kissinger et Attali. Ils rêvent d’un gouvernement mondial (ce n’est pas un secret, ils l’exposent haut et fort) et, pour ce faire, doivent faire perdre tout crédit aux autorités nationales (ça c’est mon hypothèse). Le citoyen qui aura perdu confiance en son gouvernement sera prêt à se relier à un « nouvel ordre mondial ». Ce sont eux qui ont financé le GIEC, les manifestations pour le climat , des groupes comme Extinction Rébellion, et qui soutiennent le Green New Deal (qui est une imposture qu’on prendra le temps de dénoncer après la crise). Ils ne sont contrés que par les souverainistes, qu’on appelle « patriotes » en anglophonie. Trump et Poutine sont des figures de proue patriotes. En France, on trouve parmi les souverainistes Arnaud Montebourg, Jacques Cheminade et Lepen, les acteurs du Comité Valmy, Michel Onfray pour n’en citer que quelques uns. Quasi tous les medias consensuels sont aux mains des « globalistes », ce qui fait que pour monsieur toutlemonde je suis une atroce négationniste du climat quand j’ose émettre des critiques sur le Green New Deal. Or, je suis GIECo-sceptique et non climato-sceptique. Je pense que leurs hypothèses ne sont pas validées par « la majorité des scientifiques », que leurs solutions risquent de faire pire que bien. Et je ne suis pas seule, bien sûr…. C’est une anecdote pour qu’on comprenne bien les deux mouvances qui s’opposent.

Les globalistes ont tout intérêt à ce que nos gouvernements cafouillent (perte de confiance du citoyen) et prennent les mauvaises décisions. Il n’est pas exclu que leurs think-tanks aient soufflé l’idée du confinement, car ainsi la récession économique était quasiment garantie. Affamé, effaré, le peuple acceptera ainsi mieux ce « gouvernement mondial » qui ne peut que faire mieux que nos instances nationales.

Quatrième intervenant : les fous de technologie de surveillance, probablement représentés par les lobbies des GAFAMs. Qui ont dû rappeler aux autorités à quel point il était difficile de faire passer le néolibéralisme face à tous ces citoyens qui réfléchissent encore : ces manifestants partout dans le monde qui sont prêts à braver les armes brutales des gouvernements pour faire entendre leur mécontentement, pensons gilets jaunes, mains arrachés, yeux crevés (vous avez bien noté que les manifestations d’Extinction Rébellion, en revanche, sont carrément protégées par les forces policières, pas de gaz, pas de LBD). Ce petit peuple continue à réfléchir et à manifester, malgré les excellentes techniques de manipulation des cerveaux que maîtrisent les GAFAMS, facebook en tête. Depuis dix ans et plus, ils font tout pour casser l’intelligence collective, pour empêcher le péquin de réfléchir (désormais on ne lit plus, on regarde des vidéos), pour le brancher en mode émotion pure plutot que réflexion (ah ! le pouvoir de l’image), pour morceller l’humain, pour le couper de tous les liens classiques (familiaux, village, traditions, etc), pour le narcissiser, pour le déconnecter du réel (sous le prétexte d’être hyperconnecté, n’est-ce pas drôle ?), pour le rendre si fragile en somme qu’il peut être encore plus manipulable qu’il ne l’était auparavant. J’ai produit un long dossier sur le sujet sur mon site taty.be. Les télécoms ont vu la belle aubaine aussi dans ce confinement : ils allaient enfin pouvoir installer leur délire technologique d’une 5G dont personne n’a besoin, sauf les industriels de la croissance délirante et bien sûr le capitalisme de surveillance. Non, chers amis complotistes, ils ne veulent pas nous cramer ave la 5G, ils sont même peut être sincères quand ils sont aveugles aux études annonçant le désastre sanitaire. Ils croient à ce progrès et comme tout croyant ils sont aveugles à la réalité.

Il doit y avoir d’autres acteurs qui ont poussé les boules de neige qui sont devenues une avalanche. La boule de neige serait l’angoisse de la mort de l’Occidental actuel, que dis-je, l’angoisse? L’évacuation de la mort. Sans elle, rien ne serait advenu. Une poignée de porte peut désormais nous tuer : il faut la désinfecter. Une poignée de main aussi : on ne se touche plus. On voit bien qu’on est ici en psychiatrie, n’est-ce pas ? Un récent mouvement nous a mis la puce à l’oreille: le succès du véganisme est une marque de ce qu’on veut aujourd’hui évacuer la mort (et la vie!) de notre pensée.

Ce pauvre petit virus, qu’il soit une chimère fabriquée par l’homme ou pas, ne fait qu’aggraver la fragilité de personnes en fin de vie, très probablement polymédicamentées, plus que probablement fragilisées par une surexposition aux pollutions diverses (dont l’électromagnétique, qui est un vrai poison pour l’immunité). C’est l’humain qui fait les morts : par la peur, par l’intubation (qui, déjà connue pour provoquer des dégâts en temps normal, s’avère d’autant plus délétère que les complications de ce virus ne sont pas une pneumopathie ordinaire, mais bien une forme d’embolie, cas où intuber est carrément contre-indiqué si j’ai bien compris), par la désorganisation des services hospitaliers (lire l’historique en Italie, c’est édifiant). Et par le mensonge : la médiatisation des morts est une leçon de politique pour tous nos jeunes, apprenez comment manipuler l’opinion par médias interposés pour arriver à vos fins politiques. Oui, mais le coach américain de 25 ans ! Il avait une leucémie. Oui, mais mon voisin de 40 ans qui a dû être hospitalisé. Primo, l’aurait-il été pour une grippe ? Non, on l’a fait paniquer. En outre, le gars dort la tête sur sa boîte wifi et est diabétique . Il est hors norme. On peut revoir tous les cas à l’aulne d’une analyse des paramètres environnementaux. Allez, encore une petite, elle est trop bonne : vous avez vu les images par drone des cimetières improvisés près de New York ? C’est l’île de Hart, où depuis longtemps on enterre les SDFs et personnes sans famille. On peut faire la même image chaque semaine de l’année, la seule différence est que les ouvriers ne sont pas en combinaison.

Chacun voit midi à sa porte pendant cette crise. Pour ma part, je rêve que l’humain sorte un peu plus éduqué, un peu plus critique face à toutes les formes d’autorité.

On peut aussi décoder l’avalanche en observant les politiques : autant Trump que Poutine ont refusé les mesures de confinement et la panique, le temps qu’ils ont pu, jusqu’à ce que leurs citoyens les forcent ( un comble, non ? Eh oui, la peur de la mort est mauvaise conseillère). Ces dirigeants ne sont pas fous, malgré ce que la presse consensuelle veut faire croire (voir ci-dessus, le 3ème acteur). Ils ont dû avoir des informations sur la non virulence du corona et comprendre qui était à la manœuvre dans cette coronoïa. Estimer que sacrifier leur peuple n’en valait pas la peine. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant que Trump arrête de financer l’OMS. Il signale par là à qui veut l’entendre qu’ils n’agissent pas dans l’intérêt du peuple américain. J’ai bien aimé les vidéos des élus italiens qui se filmaient, brulant le drapeau européen dans leur bureau – sur la même hypothèse : l’Europe ne défend pas ses citoyens. Mais ça on le savait, elle est un facilitateur commercial pour les multinationales.

Bref, divers acteurs sont intervenus, sans se consulter. On se retrouve presque dans un combat des dieux mythologiques, à la grecque ou à l’indienne.

Si vous avez tenu jusqu’ici, vous avez compris que je fais oeuvre hypothétique. Je joue à Miss Marple, sans preuve.

Voilà à ce stade comment je vois, en mode John Le Carré, la plume en moins, ce qui a bien pu se passer pour qu’en arrive là.

Là ? c’est à dire sur cette crête représentée en image ci-dessus, où il faudra bien choisir par où l’on veut aller ensuite, vers plus d’ombre ou vers plus de lumière. Pour moi l’ombre est cette société frigide où nous devenons des robots, dépossédés de nous-mêmes, au service d’une minorité d’oligarques. La lumière serait un monde d’après recentré sur le local, l’humain, le lien à l’environnement, l’autonomisation (empowerment = l’octroi de davantage de pouvoir à des individus ou à des groupes pour agir sur les conditions sociales, économiques, politiques ou écologiques auxquelles ils sont confrontés). Je soutiendrai toutes les initiatives dans ce dernier sens de «lumières».

NB. J’ai choisi une image de moutons. Le jeu de mots est trop facile avec « covidés ».

 

NB2. Pour les personnes qui ne me connaissent pas, je prends toujours un ton mémé, pour le plaisir de faire la tatie de service. Derrière cette apparence, j’ai toute la doc’ à disposition pour confirmer mes hypothèses, cela va sans dire. Quiconque veut chercher les trouvera aussi.

NB juillet 2020. J'ai publié sur fb une longue série de billets entre-temps, qui confirment ma première intuition. Les plus avertis des lecteurs n'ont pas besoin de se référer à ces sources. Ils ont leurs yeux pour voir et leur cerveau pour réfléchir ce qu'on est en train de vivre: une récession économique sans précédent et l'avènement d'une dictature digitale, soutenant une technico-hygiéno-cratie sans contre-pouvoirs. Disons adieu en douceur à la démocratie représentative...

Historique et emballement des medias

fin avril. Un autre os à ronger qui me vient en rangeant les armoires. Il y a 2 jours je râlais parce que des proches, grippées, n’étaient pas testées en hopital après avoir fait la demande. Sur le ton robin des bois: «non mais enfin, pourquoi les pipeule y ont droit? « Innombrables témoignages similaires en France aussi: «restez chez vous, ne venez que si vous ne savez plus respirer».

J’analyse différemment ce midi: si vraiment le virus était si dangereux, si contaminant, «ouh ouh ouh vous allez tous mourir», pourquoi laisse-t-on de potentiels malades sans soin? devenir des contaminants possibles pour leurs proches? c’est comme ça qu’on «aplatit la courbe»? (graphique qui m’insupporte, maintenant je me doute pourquoi).

Je reviens donc à mon antienne depuis 10 jours: c’est quoi tout ce bastringue?

Mon hypothèse, que d’autres ont dû avoir (faites moi suivre l’info si): l’emballement a commencé par les medias, friands de clics (et donc de pubs). C’est chaud, c’est gore, ça fait peur. Miam. Les réseaux sociaux ont amplifié, grâce à leurs algorithmes fondés sur l’épouvante. Le cas italien, qui est vraiment un cas à part, qu’on analysera séparément a été la goutte qui...

-> Le public a angoissé.

-> Les gouvernements néolibéraux n’ont réagi QUE quand la panique était installée, par des mesures extrêmes et totalement inconvenantes si on analyse la situation la tête froide. «On peut tout leur faire gober, ils ont si peur». Profitant de l’aubaine, ils se sont frotté les mains: et par ici les pouvoirs spéciaux, et par ici le by-pass du parlement, haha tu ne voulais pas de mes réformes antisociales? On a déjà tué les diverses souverainetés, les hopitaux, etc, on peut tuer les libertés, on n’est pas à ça près.

Personne n’a concocté la pandémie comme un Cortex surdoué (de Minus et Cortex, en illu). Simplement, des opportunistes cyniques ont capté la balle au bond, croyant qu’ainsi ils sauveraient un mode économique auquel de plus en plus de citoyens ne croyaient même plus. Quand je lis que Jacques Attali nous fait des prédictions de solidarité sur l’après-corona, ça me chatouille: mais tu as posé les briques de cet édifice délirant, toi même, choupi! Tu es le conseiller de ces démolisseurs depuis plus de 30 ans...

Pour preuve qu’en réalité les gouvernants ne s’en font pas au plan sanitaire (je ne connais que l’exemple FR): Loik Le Floch Prigent nous informe il y a 2 jours que nombre de ses amis industriels ont proposé de fabriquer en urgence des remèdes, des tests, du gel hydroalcooliques, des masques, et même des respirateurs artificiels. Voilà deux mois que le gouvernement français refuse leurs propositions. Si ça ne ressemble pas à « aggravons la situation pour que le petit peuple panique » ou «ça ne colle pas avec notre récit médiatique»...

Une autre preuve, mais oui bien sur, y a 125gr, je vous en mets un peu plus? Je viens de la donner dans un relais de ce matin: les cliniques privées peuvent accueillir des malades du coronavirus. Mais pour le moment, la fédération de l’hospitalisation privée déplore ne pas être sollicitée. En revanche, c’est un bien plus effet de comm’ de réquisitionner des trains pour déplacer les malades. ça fait «chef de guerre»! Aheum. Cette crise avait deux mois et déjà le gendarme de saint tropez perçait sous la carapace du premier des Français (voir les éditos de Michel Onfray, un régal).

Aquabonisme: trop facile!

Un jour sur deux, je suis aquaboniste, comme Thomas Gunzig, dont je relaye un extrait de l’article “L’ordre et le chaos, Le Soir (Bruxelles), 6 octobre 2010. Système de pensée très facile et partagé par les grands esprits à la Houellebecq:

Quand je regarde le monde, je ne vois qu’un grand bordel, la chambre mal rangée d’un enfant perturbé. Que je me retourne sur l’Histoire, je n’y vois qu’une accumulation de braquages ratés, de rêves, d’ambitions, de fantasmes, de désirs entrant en collision les uns avec les autres et au final, s’annulant à plus ou moins long terme. En un mot, ce bon vieux cliché shakespearien de l’histoire humaine : « Un récit raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur et qui ne signifie rien. » Cela dit, ça ne me fiche pas moins la trouille qu’un grand complot. Bien au contraire...

L’autre jour, je rentre en compassion avec les démunis, les laissés pour compte, les fracassés de la vie. Je relis la stratégie du choc de Naomi Klein, je vois des collisions d’opportunismes, comme ceux qui viennent de s’entrechoquer dans la crise actuelle: divers acteurs sautent sur un évènement hors pair, qu’ils attendaient, pour faire advancer leur agenda - et cela à l’aide de leur petit personnel affidé (que sont nos gouvernants, désolée de le redire une millième fois). Acteurs qui, ivres de leur pouvoir, ne portent aucune attention à la vie humaine: nous sommes des pions, des sources de «capital humain à exploiter», des morceaux de bois qu’on façonne.

Ce jour alterné, je pense qu’il est capital de dénoncer cette collision d’intentions bien peu louables. Je mets alors ma casquette activiste, ce qui est un système de pensée bien plus rude, plus dur à tenir que l’aquabonisme, si confortable.

Antipresse.net présente le livre de Jean-Dominique Michel

Parmi les décodeurs tout à fait fiables,, l'excellent Jean-dominique Michel déjà cité abondamment dans ces pages, dont Antipresse.net présente le livre : « Covid, anatomie d’une crise sanitaire ». Je ne relaye pas

« Bonne analyse de la crise du Coronavirus par le Suisse J. D. Michel, anthropologue de la santé. La réaction politique et médiatique a finalement été plus grave et dévastatrice que l’épidémie elle-même, car celle-ci restait cantonnée dans les limites d’une pandémie pulmonaire classique avec un taux de mortalité analogue (même si la contagiosité et le portage viral étaient plus importants et susceptibles de faire imploser les services hospitaliers).

Nous avons connu sur le plan social un véritable «choc anaphylactique», exactement comme ces personnes allergiques qui meurent de la réaction de leur propre organisme et non de l’allergène lui-même (piqûre de guêpe, pollen, aliment allergisant, etc.). Ici l’allergène était tout simplement la peur de la mort, la peur du risque, la peur d’une maladie nouvelle et inconnue… Cette peur a provoqué dans notre société foncièrement hypocrite, frileuse et peureuse (et aussi athée !) une réaction tout simplement hystérique. C’est ainsi que le célèbre professeur Raoult a pu dire: «notre société est en pleine crise de nerfs».

Et comme dans les réactions physiologiques du corps humain, dans le sillage de cette crise d’inflammation sociale largement entretenue par les médias et le pouvoir politique (surtout en France) on a vu s’engouffrer toutes sortes de groupes d’influence plus ou moins intéressés, plus ou moins douteux, voire malveillants (Bill Gates, Neil Ferguson, etc.) souhaitant profiter de l’effet d’aubaine ainsi créé. Ces protagonistes ont sauté sur l’occasion pour avancer leurs pions, alimentant ensuite à leur tour la théorie du complot. C’est une réaction en chaîne djà vue dans l’histoire et qui peut provoquer des catastrophes. La perception hystérique de l’événement crée une catastrophe dont les conséquences sont exploitées par certains qui sont ensuite désignés comme les responsables initiaux.

(source : https://antipresse.net/lisez-moi-ca-covid-anatomie-dune-crise-sanitaire-par-jean-dominique-michel/)

 

Comment a-t-on négligé les stratégies de pandémie pré-existantes pour donner dans l’impro totale?

Il faudra qu’en Belgique aussi nous fassions un ou des procès aux gouvernants, comme le propose le projet plaintecovid.fr et les autres projets en Grande-Bretagne ou aux States. Non pas pour les enfermer en prison, mais pour que l’on aie accès aux documents décisionnels, que l’on puisse comprendre ce qui s’est passé. Faute de quoi, on attendra un wikileaks quelconque, pour découvrir qui a bien pu dévoyer les décisions de nos gouvernements à ce point.

Les pays européens disposent de stratégies pandémie, remises à jour régulièrement, conçues à grand renfort d’experts de divers domaines -- et payées par les contribuables que nous sommes. En Suisse par exemple, la dernière mise au point date de 2018. Qui nous dira pourquoi tous ces gouvernants n’ont pas eu recours à ces excellents rapports? Pourquoi ils ont improvisé des mesures tout à fait mal embouchées? inadaptées et inefficaces si l’on voit le résultat sur le terrain.

Les documents internes, s’ils sont saisis, nous révèleront d’où venaient ces diktats. Je refuse de croire à la simple impéritie des gouvernants.

Les soupçons sont lourds et mènent quasi tous aux mêmes acteurs. Hélas pour nos petits cerveaux formattés par facebook et netflix, la réalité ne sera pas aussi claire qu’une detective story avec des bons, des méchants, un complot. C’est bien plus subtil et l’on doit envisager tous les carroussels (les hauts fonctionnaires qui passent à l’industrie et vice-versa), les think tanks en sous-marins, les commissions sans surveillance. Nous n’aurons donc, même après procès, que des indications, des pistes. Mais on peut «connecter les points» comme on dit en anglais. Un exemple avec l’investigation de Vanessa Beeley pour UK column. En deux parties:https://www.ukcolumn.org/article/who-controls-british-government-response-covid19-part-one

et ... je ne trouve plus la seconde, je reviens demain.

Je ne suis même pas sûre de vivre encore quand on saura le fin mot de ce coup d’état planétaire, mais en utilisant les 4 axes de mon analyse, chaque nouvelle info se met en place comme une pièce de puzzle. Elle s’emboite parfaitement.

Le grand manipulateur et les complotiss’

Rayon complotisme, je souris quand on nous empêche d’envisager que des réseaux agissent en sous-marin dans la crise covid. Ce serait donc la seule crise politique où aucun think tank, lobby, groupement secret ne serait intervenu?

Prenons comme exemple la montée en puissance d’un jeunot sans expérience politique, notre Pinocchio. Très bien documentée par l’excellent journaliste d’investigation Marc Endeweld dans son dernier livre: «Le grand manipulateur».

«Pour gravir la plus haute marche du pouvoir sans carrière politique, ni même un parti derrière lui, Emmanuel Macron a utilisé les réseaux plus ou moins avouables de la République… Lobbys divers et variés, agents d’influence, communicants rois, “intermédiaires”, barbouzes, barons locaux et loges franc-maçonnes. Tous se sont empressés.»

Il est malin Endeweld, il se protège de procès possibles et sous-entend que Macrona fomenté tout seul cette montée inattendue. Aucun analyste politique n’est dupe: ce gars est séduisant, il fait le gendre idéal, mais il est pas trop fut-fut (si on le compare à un Mélenchon par exemple - je ne dis pas ici qu’il faut voter pour lui, je dis qu’il a de la stature et une rhétorique hors pair). Il fait très bien le patron de superette, sans plus. Il a bien monté la comm’ pour faire croire à son génie, mais on ne rappellera jamais assez qu’il a raté de nombreux concours avant d’entrer à l’ENA. Il suffit de le suivre un peu pour voir que l’arrogance et le mépris de sa parole ne peuvent plus cacher qu’il est inopérant à son poste.

Il est évident que la phrase est à inverser: «des réseaux plus ou moins avouables ont utilisé Macron» (et l’utilisent encore, tant qu’il suit leur ligne). Cela se sait, mais cela ne se dit pas, voyons, chère madame.

De même, dans la gestion de la crise actuelle, on ne peut mettre tous les délires sur une bureaucratie ivre d’elle-même ou sur la médiocrité des fonctionnaires. Je maintiens mon hypothèse des collisions d’intérêts; 1/ Big Pharma 2/ Big Tech 3/ Finance affolée 4/ Globalistes et philanthropocapitalistes ont chacun vu la belle occasion en même temps, sans se concerter, et ont orienté le récit médiaticopolitique. Ils ont tous les tuyaux de comm’ en main, ce n’était pas difficile. A cela s’est greffée l’hystérie techno et bureaucratique. Attendons quelques années pour voir plus clair, je suis curieuse.

Sur les complots derrière le covid

Je répond à une question récurrente de lecteurs: «cette échappée de virus apparait quand même comme trop opportune pour être accidentelle, ne trouves-tu pas ?».

Ce qui suit n’est qu’une opinion, on est ici au café du commerce, n’est-ce pas?

Je répéterai mille fois, jusqu’à ce que je change d’avis: cette crise serait née d’une collision des opportunismes, ce qui est mon hypothèse depuis le billet de mi-avril

Les stratégies de Big Pharma, de Gates, des financiers, de Rockefeller, etc. étaient prêtes (on a les documents pour certains). Ils ont simplement sauté sur l’occasion de la Grande Panique de 2020 pour les implémenter.

Il y a 20 ans, j’étais intriguée par le complot «Bilderberg» (pour info, le club de réflexions existe bien, mais n’est pas un complot pour asservir le monde). J’en parle à mon grand-oncle, érudit spécialiste connu de la question judéo-chrétienne, feu le père Georges Passelecq, co-traducteur de la fameuse Bible de Maredsous. Que nous appelions tendrement en famille “Jojo la Bible”.

Sur la question Bilderberg, il me déroule en une soirée l’historique de tous les complots depuis l’an mille à peu près (je blague), en démontrant leur vanité et en soulignant que le propre de l’humain est de fomenter des complots pour prendre le pouvoir - et de croire à ces complots aussi. Il m’a dit à peu près la même phrase que Michel Rocard: «toujours privilégier la connerie au complot : la connerie est à la portée de tous, c’est donc assez largement répandu ; le complot nécessite beaucoup d’intelligence et d’organisation, c’est très rare.”.

C’est avec lui entre autres que j’ai appris la rigueur dans la recherche. Après la lecture du livre d’Eco “Le nom de la rose”, je l’interroge sur le titre. Il ne me répondit qu’à la dinette suivante: “J’ai dû faire des heures de recherche et voici ma conclusion…”. Pour une question simple, des heures de recherche!

Pourquoi penser à des collisions d'opportunismes, dès le départ?

Parce qu'ai flairé des mensonges, tout simplement, à l'intuition pure. J'aurais pu me tromper, mais je commence à trouver que l'hypothèse s'affirme. En l'occurrence, on nous a bien baladés avec un début d'épidémie en mars. J’aime pas spécialement avoir raison, mais j’aime quand mon coloriage ne dépasse pas. En l’occurrence, je dis depuis le début qu’écreter la courbe si on ne sait pas quand elle a commencé n’a pas de sens. Un de mes petits caprices. On a déjà vu qu’en France des tests on révélé que le virus circulait déjà en décembre, que des athlètes de l'armée française auraient même été atteints en novembre déjà. Perso, j'ai fait la maladie mi février.

Aujourd’hui on le découvre à Seattle: https://www.seattletimes.com/seattle-news/antibody-test-results-of-2-snohomish-county-residents-throw-into-question-timeline-of-coronaviruss-u-s-arrival - When did coronavirus really hit Washington? 2 Snohomish County residents with antibodies were ill in December

Au sujet des confluences d'intérêt (ou "conflits") entre élus, experts et forces économiques, voir tout le chapitre Chloroquine et l'affaire "Raoult": rions un peu

Revendications sociales négligées par les élus

Pourquoi ce discours d’une experte du social au GESS, tel que résumé par Charlie Le Paige ci-dessous, n’a pas été relayé plus tôt? Cela fait 7 mois qu’on gesticule! J’ai partagé ceci pour rappeler à certains distraits que notre gouvernement n’a AUCUNE fibre sociale et compassionnelle. Un gérants de superette fait-il un geste pour un démuni?

Charlie Le Paige

18/10

"lle vaut la peine l’interview de Céline Nieuwenhuys, secrétaire générale de la Fédération des services sociaux et ex-membre du GESS, au Grand Oral ce samedi sur la RTBF.

Elle explique notamment : «En ce qui concerne le social dont je m’occupais, rien de ce qui était dans les revendications n’a été mis en œuvre par les autorités, à part le soutien aux CPAS (..) ce qui m’a aussi étonnée, c’est la place que prenaient les lobbys dans les discussions. On remet un rapport à l’ensemble du politique, après ils peuvent poser une série de questions – s’ils l’ont lu. Pendant 6 semaines, pas un seul des politiques n’a sorti du rapport des éléments qui concernaient la question sociale et la santé mentale de la population. Il me semble qu’ils avaient probablement à servir de manière plus urgente d’autres acteurs que ceux de la lutte contre la pauvreté… C’est important de relancer l’économie, mais Pairi Daiza et les courses de chevaux… J’ai un doute.»

(..)

Chassez le diable, il revient toujours au galop

Je voudrais comprendre pourquoi l’on a cette curieuse impression moyen-âgeuse, en temps pourtant «rationnels», que le diable existe et qu’il se régale en 2020?

Quelle que soit l’hypothèse qu’on me présente pour expliciter la Grande Panique de 2020 (sociale, économique, politique, transhumaniste, financière), je trouve souvent une faille logique. En revanche si l’on pense à la démonologie, pas de faille: le diable est bien revenu sur terre et il a pris possession des âmes.

Je blague, mais quand la vaccinologie est carrément partie en toupie et veut expérimenter sur l’humain des thérapies géniques non testées, je sens le besoin de creuser le rapport de l’Occident au diable. Quand je vois régner la désunion, la défiance, qui sont des ferments de hargne, je pense à misteur diabolus.

Etymologie: du latin chrétien diabolus « diable», pris au grec diabolos de même sens , adjectif signifiant en grec classique «qui désunit, qui sème la haine».

Il faut donc se faire historien. Je vous propose une émission sur France Culture et une conférence du philosophe Michel Foucault, le visionnaire du «biopouvoir». On comprend ainsi comment l’Occidental raisonne le bien et le mal, le bien qui cache un mal (see what I mean?), le mal qui cache un bien. Enfin tout le foutoir de la tragédie humaine.

1. Rediffusion sur France Culture de l’émission du 16/12/2000 : «Le diable existe-/t-il ? «

->https://www.franceculture.fr/emissions/concordance-des-temps/le-diable-existe-t-il

En compagnie de l’historien Robert Muchembled, Jean-Noël Jeanneney évoque les métamorphoses de la figure du Mal à travers l’histoire.

Cela m’a amusée qu’en une heure d’émission, aucun des deux ne parle de l’étymologie du mot.

«Nous allons ce matin parler du diable, avec Robert Muchembled, professeur à Paris XIII, qui a fait paraître une passionnante Histoire du diable (2000).

Voici un quart de siècle, on pouvait se demander si Lucifer n’était pas en passe d’abandonner l’Occident. Roger Caillois écrivait en 1974 : « ce siècle peut passer pour celui de la disparition ou tout au moins de l’éclipse ou de la métamorphose de l’Enfer. » Mais avec une prudence prémonitoire, Caillois ajoutait aussitôt : « chasser l’enfer, il revient au galop. »

Et de fait, en cette fin de siècle on est frappé par deux phénomènes. D’abord, l’Église catholique a réaffirmé vigoureusement l’existence du Malin, par la voix de Paul VI en 1972, puis de Jean-Paul II en 1994 et en 1998, et elle a défini un nouveau rituel des exorcismes, en multipliant les prêtres chargés de cette fonction. Je vous étonnerai peut-être en vous disant qu’ils sont passés de 15 à 120 en France.

Il se peut que cette insistance renouvelée sur la figure de Satan traduise en fait une volonté de reconquête des esprits, tentés récemment, et en particulier aux États-Unis – c’est le second phénomène frappant de notre époque –, par de multiples sectes et doctrines ésotériques construites autour de pratiques satanistes. «

2/ Michel Foucault :»Le gouvernement des vivants - Cours 12», en podcast

-> https://video.ploud.fr/videos/watch/55574ed8-6175-41b5-9d0d-08dc6346e29a

1h30 d’envol de la pensée, à écouter le crayon en main. Je trouve sa parole limpide, mais les concepts sont denses. C’est donc bien un cours, à prendre comme tel.

Foucault n’y parle pas du diable pour l’essentiel, mais du principe de la manifestation du vrai comme partie intégrante de l’exercice du pouvoir. Accessoirement il évoque la figure diabolique aux yeux des théoriciens des premiers siècles, qui ont forgé notre vision du monde à l’occidentale.

Sans philosophie on est perdus aujourd’hui (et sans philosophes, encore plus: où êtes-vous, chers esprit critiques qui aidez l’humain à se tenir droit? vous abandonnez le navire?).

Mais je peux comprendre ceux qui s’endorment au cours de philo. Je leur glisse donc ceci comme sujet de méditation: serait-il possible qu’en menant une vie droite et bonne, en évitant les outils favoris du démon (séparation, jugement, éloignement, désunion), en adoptant un comportement digne (qui ne se limite pas à des récriminations sur canapé!), on puisse enfin penser la vie hors démonologie?

A l’écrire (je publie ici des premiers jets), je sens ce dernier paragraphe très boiteux. Je le réécrirai, je pense que vous avez compris le fond de mon discours.

NB. Chance inouïe de pouvoir écouter les cours de Foucault en podcast. J’ai mis en favoris la chaine ad hoc https://video.ploud.fr/video-channels/foucault/videos pour écouter toute la série au calme.

 


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