26.2.26 Que retenir de ce compte-rendu du dr Boutbaoucht, médecin fonctionnel tunisien: " Que disent réellement les preuves sur l’efficacité des suppléments nutritionnels ?". Et une question du même médecin: "Carences: et si le corps s'adaptait, tout simplement, en période de transition?"
Je commente ici un billet fb du dr Boutbaoucht, médecin fonctionnel: " Que disent réellement les preuves sur l’efficacité des suppléments nutritionnels ?". Comme tout le monde, je retiens bien sûr ce qui donne de l'eau à ma roue de moulin, c'est à dire que les confirmations scientifiques de l'utilité des compléments alimentaires sont pauvres. Nous sommes surtout tentés d'en prendre grâce aux excellentes techniques de marketing des labos.
Mon mantra. Quiconque donne une chance aux nourritures vraies, au travers de l'Assiette Ressourçante, ciblée selon sa nature, n'a pas besoin de compléments, tout au moins avant 70-80 ans.
"Ciblée selon sa nature" est une addition essentielle à "manger sain". Un profil omnivore qui s'efforce de manger végé aura besoin de compléments. Un végane aura *toujours* besoin de compléments pour ne pas se décatir avec le temps. Un profil végé qui mange breughelien sans se poser de question trouvera aussi de l'utilité à se complémenter. Un mangeur qui s'écoute et suit sa biochimie profonde et se focalise sur des nourritures vraies: nul besoin de complémenter, sauf cas rare de maladie grave, peut-être.
J'extrais donc quelques phrases pour mon petit moulin - entre guillemets.
1/ "Il n’existe pas de preuve solide de prévention primaire chez les sujets sains."
2/ Compléments de lutéine et de zéaxanthine - "**Chez les patients carencés** , leur supplémentation **peut** réduire le risque de progression".
(patients carencés car dénutris au travers d'une alimentation inadaptée, probablement, trop pauvre en légumes et fruits frais, riches en nutriments)
3/ Oméga-3. (...) "les essais randomisés contrôlés n’ont pas confirmé de manière constante un bénéfice significatif dans la progression de la DMLA".
"Les preuves scientifiques montrent une absence de preuve solide en prévention primaire"
4/ Je retiens surtout la conclusion du docteur, qui rappelle qu'une complémentation à l'aveugle est utile si l'on ne dresse pas d'abord un tableau global, soit:
*du terrain métabolique,
* de l'inflammation chronique et de ses sources,
* de l'exposition lumineuse et des rythmes circadiens,
* de la qualité de l'assiette (produits frais, variés, de saison, de région, cuisinés chez soi),
* des sources de pollutions insidieuses (environnementales, domestiques, électromagnétiques)
Si le sujet sain est attentif à cet environnement et mange/vit sainement, il n'est nul besoin de compléments alimentaires.
5/ Sa conclusion, qui rejoint notre démarche en Profilage alimentaire®:
"La véritable question : chez quel patient, à quel stade, dans quel contexte biologique prescrire des compléments, intégrés dans quelle stratégie globale ?"
C'est facile de penser la nutrition versus la micronutrition: ça dépend!
Je reprends en commentaire un retour de terrain par Helene Stampe, référente en Profilage Alimentaire®. La plupart des référents qui utilisent cette approche d'une Assiette Ressourçante au sein profilage confirmeront que la nutrition bien menée et bien pensée peut se passer de compléments.
Hélène. J'ai eu le bonheur, hier, de recevoir une dame qui avait assisté à un de mes ateliers et eu envie de prendre rdv pour étudier son profil personnel en profondeur. Pas de désagréments de santé, un test Julia Ross magnifique, comme je n'en avais probablement jamais vu. Elle m'explique qu'elle mange les légumes de son jardin, les œufs de ses poules et uniquement des produits locaux ( son activité professionnelle est liée au soutien des artisans et producteurs locaux ). Elle cuisine simple avec ces bons produits. De groupe sanguin A et profil Metabolic Typing mixte, elle me dit : "ce qui m'inquiète, c'est que je me sens souvent attirée par de la comfort food, à savoir des gratins de pommes de terre et légumes de mon jardin, avec de la crème et un peu de fromage. C'est trop gras, je sais". Je l'ai confortée sur sa façon de manger, lui ai expliqué ce qu'est la comfort food ( certainement pas ses bons gratins!!! 🙈🙊 ). Recommandé les rotations et la consommation suffisante de protéines et de graisses dans son régime demi végé. Et je me suis dit : voilà le parfait exemple de l'approche du Profilage Alimentaire !!! Tellement super d'avoir un cas pratique qui le prouve, pcq il a toujours mangé des nourritures vraies et selon son profil!!!!
Toujours chez le même médecin fonctionnel, qui nous rejoint en Profilage Alimentaire sur moult questionnements. Sur le cas particulier de l'anémie dans le détail et sur l'approche réductionniste dans la vision large, il bien l'approche de la médecine holistique.
L'approche de notre médecine mainstream repose sur une vision purement quantitative : « moins de tel nutriment = carence = supplémentation ». Un praticien holistique voit ce fait autrement et considère que ce pourrait être une réponse adaptative du corps, un mécanisme de protection en période de crise métabolique.Ne nous ruons pas sur des compléments de manière systématique, dans l'espoir (vain) de correspondre aux normes standard. Le corps a son intelligence et ses moments...
Dixit Boutbaoucht: " La médecine du futur sera celle qui saura entendre ce langage, non pour le faire taire, mais pour le comprendre."
Je reprends le contenu de son article, à l'intention des non-facebookiens:
Son article 17/10/25 sur https://www.facebook.com/boutbaouchtmohamed:
L’anémie : et si c’était une stratégie intelligente du corps, pas une maladie ?
Dr Mohamed Boutbaoucht – Médecine fonctionnelle intégrée
Alors que la plupart des médecins considèrent encore l’anémie comme une maladie ou une défaillance, une autre lecture ,plus physiologique et plus fine ,émerge : l’anémie pourrait être une réponse adaptative du corps, un mécanisme de protection en période de crise métabolique.
Quand la médecine confond adaptation et carence :
Le réflexe courant, face à une ferritine basse, est de prescrire du fer.
Mais cette approche simpliste repose sur une vision purement quantitative : « moins de fer = carence = supplémentation ».
Or, le fer est une substance doublement tranchante : indispensable à la vie, mais hautement pro-oxydante.
En cas d’infection, d’inflammation chronique, de stress ou de cancer, le corps bloque volontairement la disponibilité du fer par le biais d’une hormone appelée hepcidine.
Cette dernière inhibe son absorption intestinale et sa libération des macrophages, créant une anémie dite inflammatoire — non pas pathologique, mais protectrice.
Le corps se met alors en mode économie d’énergie, ralentissant volontairement son métabolisme.
Un mécanisme d’économie d’énergie :
Produire des globules rouges exige énormément d’oxygène, de fer, de cuivre, de vitamines B et de calories.
Mais quand l’oxygène tissulaire est déjà bas — comme dans les états inflammatoires chroniques ou métaboliques —, fabriquer davantage de globules rouges devient un luxe énergétique que le corps ne peut plus se permettre.
L’organisme ralentit donc la production sanguine, baisse le métabolisme et concentre ses ressources sur les fonctions vitales : cœur, cerveau, foie.
C’est une stratégie de rationnement énergétique, pas un signe de panne.
De la même manière, dans l’hypothyroïdie fonctionnelle, la conversion de T4 en T3 est freinée pour réduire la dépense énergétique.
Dans le syndrome de fatigue chronique, le corps s’impose un mode “basse consommation” pour se protéger.
Dans les troubles de la méthylation (MTHFR), la production d’énergie mitochondriale est limitée — là encore, pour survivre plutôt que s’épuiser.
L’anémie, dans ce contexte, ne provoque pas la fatigue : elle traduit la fatigue du système.
Le fer, carburant des pathogènes et des tumeurs :
Un autre point souvent ignoré : le fer nourrit les pathogènes.
Bactéries, champignons et cellules tumorales s’en servent pour croître.
Lorsqu’une infection est détectée, le corps réduit la disponibilité du fer dans le sang — pour affamer les envahisseurs.
Ce phénomène est bien documenté en immunologie, et il a été observé pendant le Covid-19 : l’hyperproduction d’hepcidine entraînait une anémie transitoire, faisant partie de la réponse de défense.
En forçant le corps à se “recharger en fer” pendant ces états inflammatoires, on risque de nourrir les pathogènes, d’entretenir l’inflammation, voire de stimuler la croissance tumorale.
Repenser l’anémie : un signal d’intelligence physiologique
Dire que « l’anémie provoque la fatigue » est une inversion de cause et d’effet.
Souvent, c’est la perte d’énergie, le stress oxydatif et l’hypoxie tissulaire qui provoquent l’anémie.
Autrement dit, le corps freine volontairement le métabolisme et la production de globules rouges — pour éviter de “griller le moteur”.
Loin d’être un dysfonctionnement, ce ralentissement est une manifestation de la sagesse biologique du corps, qui se protège et tente de rétablir son équilibre interne.
Restaurer le métabolisme avant de supplémenter :
Traiter l’anémie, ce n’est pas seulement donner du fer.
C’est restaurer la circulation, la chaleur, l’oxygénation et la fonction mitochondriale.
Quelques pistes fonctionnelles :
• Améliorer la circulation et la chaleur corporelle : activité physique douce, sauna, bains chauds.
• Oxygéner les tissus : lumière solaire, respiration consciente, thérapie par lumière rouge.
• Réduire l’inflammation : vitamine C, oméga-3, curcumine, gingembre, ortie, romarin.
• Soutenir les mitochondries : coenzyme Q10, carnitine, magnésium, cuivre, zinc, B-complexe.
Lorsque le terrain s’améliore et que les tissus retrouvent une tension d’oxygène adéquate, le corps recommence naturellement à produire du sang et à mobiliser le fer stocké.
En Conclusion :
Et si l’anémie n’était pas un signe de faiblesse, mais une preuve de sagesse ?
Une adaptation physiologique temporaire, permettant au corps de ralentir, se protéger et se réparer ?
Avant de vouloir corriger les chiffres, il faut écouter le message.
L’anémie n’est pas toujours un ennemi : parfois, elle est un langage du corps qui dit “je me protège”.
Et la médecine du futur sera celle qui saura entendre ce langage,
non pour le faire taire, mais pour le comprendre.
Je garde les échanges suivants sous le billet ad hoc
Pascal Jacques:
Dans les formations en chromatotherapie du docteur Agrapart, le fer semble refroidir l'énergie centrale et donc la carence serait un mécanisme de défense gèré par le foie et la rate ce serait un vide énergétique des reins au sens acupunctural ! Si on donne trop de fer on induit une réponse inappropriée.... et le patient pourrait flamber....
Ghislaine Gerber, prof' de micronutrition.
Et c’est tout à fait le mécanisme de l’hepcidine de lever le pont Levis de notre château fort qu’est supposée être la barrière intestinale pour repousser ces attaques de bolus de fer ! Plus on expose l’organisme à des apports en fer isolé, plus les portes cellulaires lui ferment le passage …
La gestion binaire simpliste et d’arrière-garde de la nutrition qui vise à soit disant combler des carences avec des megadoses non métabolisables montre le degré d’ignorance en la matière . On ferait mieux de chercher la cause des causes des déséquilibres nutritionnels dans les dommages portés aux enzymes et aux gènes qui les codent , provoqués par l’administration irresponsable de fake molécules de synthèse qui endommagent les récepteurs de ces nutriments .
On s’obstine à bombarder par voie digestive des doses folles de mauvaises versions de nutriments artificiels alors que les récepteurs attendent désespérément les formes naturelles de nutriments et équilibrés entre leurs cofacteurs pour les laisser passer .
À force d’avoir administré des mega doses de vitamines D a des enfants vivant dans des pays ensoleillés , on a bien cassé leurs récepteurs cellulaires. Même avec un taux d’ensoleillement record , ils ne savent alors plus utiliser leur vitamine D . Idem pour le fer , le magnésium , les vitamines B6 B9 B12 déséquilibrées entre elles et les autres du groupe B.
On joue aux apprentis sorciers et on crée des mutations génétiques qui portent atteinte à la vie même et expliquent quantités de pathologies …
L’artificiel ne remplace JAMAIS les formes naturelles . On peut escroquer un cerveau humain plus ou moins entrainé mais pas nos cellules ….