22.11.25 Condensé en forme d'article d'une vidéo où le docteur expose l'historique et le contexte actuel de l'eau de Quinton et des injections appelées hydrotomie percutanée. Un paradoxe français : une méthode inventée en France, utilisée partout, mais interdite en France ;)
Le docteur Reliquet fait partie des courageux praticiens allopathes qui défendent une série de pratiques naturelles, dont l’hydrotomie percutanée, qui est réalisée à base "d'eau de Quinton". Elle est souveraine pour les troubles musculaires et articulaires, les abonnés aux lumbagos témoigneront. Dans cette vidéo, il expose l'historique et le contexte actuel, au plan thérapeutique.
hydrotomie: injection locale intradermique ou sous-cutanée d'eau de Quinton spécifique (eau marine). Interdit en France, mais quelques courageux médecins continuent à la pratiquer. Effets indésirables quasi inexistants en raison des faibles doses mises en oeuvre.
Je n'ai pas l'objectif de vous pousser à pratiquer l'hydrotomie percutanée (heureusement autorisée en Belgique). Ce billet vise à stimuler la réflexion autour des sujets médicaux alternatifs, afin que chacun sache ce que l'horizon thérapeutique lui offre et fasse des choix en conscience. Jiminy Cricket is back!
La thérapie marine de Quinton illustre le paradoxe d'une méthode inventée et développée en France, mais qui se voit aujourd'hui menacée d'extinction sur son territoire d'origine alors même qu'elle susciterait un intérêt croissant à l'étranger.
Ce sujet signale aussi l’hypocrisie des autorités : l'hydrotomie percutanée n’est pas interdite formellement en France, mais celui qui la pratique perd le droit d’exercer. J’appelle ça « interdiction », les amis.
En regardant « Eau de mer mystere et guerison » le documentaire de Carlos Bussenius, on découvrira qu’au Nicaragua l’eau de Quinton est quasi un remède national et officiel. Le recours à l'eau de Quinton n'est PAS une légende urbaine, un énième grigri. Pour comprendre son efficacité, il faut d'abord accepter la nouvelle biologie de l'eau, bien sûr.
Présentation de la vidéo:
Découvrez dans cette vidéo le témoignage du Docteur Vincent Reliquet sur l'utilisation des sérums marins de René Quinton en rhumatologie.
Qu'en est-il de l'hydrotomie marine aujourd'hui en France ?
Si l'utilisation du sérum marin de René Quinton reste légale dans de nombreux pays : dans les pays limitrophes, ou encore les USA, la Chine et l'Australie, l’enseignement des propriétés thérapeutiques de l’eau de mer est même réalisé à la faculté de médecine de Managua (Nicaragua), cette méthode dénommée hydrotomie marine fait en France l’objet de procédures pénales de la part du Conseil National de l’Ordre des Médecins (CNOM) et du conseil national de l'ordre des infirmiers ( CNOI ). Le CNOM et le CNOI ont ainsi décidé en 2023 de poursuivre les médecins et les infirmiers utilisant cette technique pour pratique de charlatanisme (article R.4127-39 CSP) en les assimilant à une autre pratique, celle de l’hydrotomie percutanée, qui n'utilise pas, quant à elle, les sérums marins.
Quelles sont alors les origines de cette controverse spécifiquement française ? D'un côté, la DGS, la commission scientifique indépendante, la HAS, les CNP s'accordent à dire qu'aucune preuve scientifique n'est apportée. De l'autre, une abondante bibliographie publiée depuis la naissance de la méthode, dans les hôpitaux parisiens, dès 1907, confirme l'absence totale d'effets secondaires et les retours des médecins, des infirmiers mettent en avant la satisfaction des malades traités pour des pathologies comme les hernies discales ou l’arthrose segmentaire, qui dans 80% des cas obtiennent des résultats leurs permettant de se rétablir et de guérir.
En tout état de cause, ces sérums aujourd'hui décriés ont été inscrits dans le Vidal et autorisés de prescription en France jusqu’en 1982, date à laquelle s'est effectuée une harmonisation des pharmacopées européennes, ainsi que l'obligation pour les laboratoires pharmaceutiques de s'adapter à ces dernières, avec des conséquences économiques. C'est à cette date qu'on observe l'arrêt de commercialisation des spécialités de plasma de René Quinton et de Duplase de René Quinton, qui a mené à la faillite du Laboratoire Quinton France et la disparition de leur statut de médicament.
Minutage de la vidéo: 0:00 Introduction 1:54 Première partie : L'histoire de René Quinton 9:31 Deuxième partie : Traitement en rhumatologie 27:49 Démonstration d'une séance d'hydrotomie marine 30:24 Le sérum marin 52:30 Conclusion et générique
Refrain connu : je partage ci-dessous un article de blog par LLM, qui résume le contenu de la vidéo sous forme à lire. On peut aussi lire le mémoire par le docteur Reliquet, de 2020 sur https://www.docteurreliquet.fr/wp-content/uploads/2021/11/quinton_memoire_public.pdf
Pour se faire un avis sur les sources officielles, lire l'article de Jérémy Anso, article à charge https://www.dur-a-avaler.com/eau-de-quinton-plasma-miracle-arnaque-avis/. Les sources officielles sont les seules qu'Anso décrypte. C'est un travail très difficile que fait Anso sur son blog, car il a choisi de ne valider que ce qui est testé et reconnu en "evidence-based medicine" (EBM). Or, c'est une vaste blague, qui part d'une bonne intention et qui finit en eau de boudin.
Le docteur Reliquet a produit un excellent dossier sur le sujet, dans Du Neuf Pour Ma Santé. En gros, la médecine fondée sur les preuves est de la médecine de protocoles, élaborés sur base d'études scientifiques, financées par les grandes entreprises pharmaceutiques. Pour compliquer sa tâche, Anso, si curieux et investigateur, ne pratique pas sur le terrain. Il ne peut donc récolter les retours de terrain qui, à mes yeux d'empirique doublée d'une ex-lobbyiste, sont plus probants que l'EBM.
1. Introduction : La Renaissance d'une Méthode Oubliée
Largement effacé de la mémoire collective, le biologiste français René Quinton est aujourd'hui au cœur d'une renaissance aussi discrète que passionnée. Ses travaux sur l'eau de mer, qui connurent un succès fulgurant au début du XXe siècle avant de sombrer dans l'oubli, refont surface, ravivant un débat médical et réglementaire intense. Cette méthode, connue sous le nom de "thérapie marine", repose sur l'administration de sérum marin, une solution d'eau de mer préparée selon un protocole spécifique. Cet article a pour objectif d'analyser, de manière objective, l'histoire de cette thérapie, ses principes fondateurs et les controverses contemporaines qui l'entourent, en se fondant sur le point de vue et l'expérience de l'un de ses praticiens les plus médiatisés, le Dr Jean-Claude Reliquet.
2. Les Origines de la Thérapie Marine : René Quinton, un Biologiste Visionnaire
Pour évaluer la pertinence et les controverses actuelles entourant la méthode Quinton, il est indispensable de comprendre ses fondements historiques et scientifiques. C'est dans le parcours atypique de son inventeur et dans la rigueur de ses premières expériences que ses praticiens contemporains, à l'instar du Dr Reliquet, puisent leur légitimité.
2.1. De la Littérature à l'Étude du Vivant
Né en 1866, René Quinton se destinait initialement à une carrière de dramaturge. Sa trajectoire bascule à la suite d'une anecdote en apparence anodine, mais qui fut pour lui un véritable "séisme", selon les termes du Dr Reliquet. Le jardinier de son père ayant déterré en plein hiver une vipère en hibernation, celle-ci fut rapportée inanimée dans le salon familial. Déposée sur les dalles chaudes, la vipère s'est progressivement réchauffée avant de s'enfuir. Cette observation a déclenché chez Quinton une fascination pour les mécanismes du vivant, le poussant à abandonner la littérature pour se consacrer entièrement à la physiologie.
2.2. L'Expérience Fondamentale et le Principe de l'Isotonie
Après des années de recherche, Quinton développe l'hypothèse d'une similarité fondamentale entre le milieu marin originel et le milieu intérieur des organismes vivants. Pour la vérifier, il mène une expérience cruciale au Collège de France, devant une quinzaine d'expérimentateurs. Un chien errant, baptisé "Sodium", est saigné "à blanc" : on le vide de son sang jusqu'à la perte du réflexe cornéen, un signe clinique que le Dr Reliquet décrit comme annonciateur d'une mort cérébrale imminente.
À ce stade, l'équipe de Quinton lui réinjecte, dose pour dose, une solution d'eau de mer ramenée à la même concentration en sel que le sérum sanguin (isotonie). Contre toute attente, le chien survit. Au bout de huit jours, il est rapporté comme étant "dans une forme absolument meilleure qu'au départ". Selon le Dr Reliquet, ce qui a permis au chien de survivre le temps que sa moelle reconstitue ses globules rouges est "l'oxygène dissous dans les sérumes marin". Pour lui, cette expérience a démontré que le sérum marin isotonique pouvait se substituer au milieu sanguin pour maintenir la vie. Le Dr Reliquet précise que cette expérience a été reproduite avec succès dans les années 1990 à l'école vétérinaire de Maisons-Alfort.
2.3. Les Premières Applications Cliniques et l'Essor des Dispensaires
Fort de ces résultats, Quinton transpose sa méthode à l'homme. Au début du XXe siècle, alors que les antibiotiques n'existent pas, ses sérums marins sont utilisés avec un succès rapporté comme spectaculaire dans le traitement de maladies infectieuses graves. Le cas le plus emblématique, selon le Dr Reliquet, est celui du choléra infantile à Paris, où des enfants considérés comme mourants auraient été sauvés grâce à des perfusions sous-cutanées de sérum marin.
Le succès est tel qu'à partir de 1907, Quinton ouvre à ses frais des "dispensaires marins" à Paris. Le modèle s'étend rapidement, avec une trentaine de centres en France et une adoption par l'Empire britannique, qui aurait envoyé, d'après le récit du Dr Reliquet, "une plénipotentiaire, la sœur du roi anglais de l'époque", pour importer la technique.
3. Le "Sérum de Quinton" : Composition, Principes et Évolution
Comprendre les caractéristiques du sérum marin est essentiel pour saisir à la fois ses applications thérapeutiques revendiquées et les débats réglementaires qui l'entourent. Le produit utilisé aujourd'hui n'est plus exactement celui de l'époque de Quinton, ayant évolué pour répondre aux normes de sécurité modernes.
3.1. Le Principe Clé : Isotonie vs Hypertonie
La thérapie marine utilise deux formes principales de sérum, dont la distinction est fondamentale pour son usage. Le principe de base, hérité des travaux de Quinton, est de respecter l'équilibre osmotique du milieu intérieur pour ne pas endommager les cellules.
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Caractéristique |
Sérum Isotonique |
Sérum Hypertonique |
Concentration en sel |
9 g/L |
~33 g/L (eau de mer pure) |
Préparation |
Eau de mer pure (33 g/L) diluée pour atteindre 9 g/L. |
Eau de mer pure non diluée. |
Usage principal |
Injectable (sous-cutané ou intraveineux). |
Buvable. |
Justification |
Sa concentration est identique à celle du plasma sanguin humain, ce qui le rend compatible avec une injection sans provoquer de choc osmotique. |
Sa forte concentration en sel le rend impropre à l'injection mais adapté à un usage buvable, statut sous lequel il est commercialisé. |
3.2. Le Processus de Fabrication Moderne : Sécurité et Compromis
Selon le Dr Reliquet, qui a visité l'usine de production à Alicante, en Espagne, le sérum marin est aujourd'hui fabriqué selon un processus qu'il qualifie de "rigueur absolue". Le procédé repose sur une filtration à froid à travers des filtres dont les pores mesurent 0,22 micron, réalisée en "salle blanche".
Cette technique garantit une sécurité maximale : aucun virus, débris viral ou bactérie ne peut traverser un filtre aussi fin. Cela élimine également les "protéines pyrogènes" qui, à l'époque de Quinton, provoquaient de fortes fièvres chez les patients. Cependant, ce gain en sécurité implique un compromis. Le Dr Reliquet concède que ce filtrage moderne élimine également certaines grosses protéines, ce qui rend le produit "probablement moins actif immunologiquement" que les sérums originaux. Ce compromis illustre une tension centrale : alors que Quinton, selon le Dr Reliquet, luttait contre des infections mortelles avec un produit plus "actif" mais risqué (provoquant des fièvres de 42°C), la pratique moderne s'est recentrée sur des pathologies chroniques comme l'arthrose avec un produit aseptisé.
Malgré son histoire et sa technicité, la thérapie marine a été progressivement éclipsée par les avancées spectaculaires de la médecine du XXe siècle.
4. Déclin et Persistance : Une Pratique Éclipsée par la Médecine Moderne
Selon le Dr Reliquet, le déclin de la thérapie Quinton n'est pas lié à un échec prouvé ou à une dangerosité avérée, mais plutôt à un ensemble de facteurs concurrentiels, médicaux et industriels qui ont redéfini les standards thérapeutiques.
4.1. La Concurrence des Découvertes Médicales Majeures
Le Dr Reliquet identifie plusieurs avancées médicales majeures qui ont directement concurrencé et remplacé les indications principales du sérum marin :
4.2. De la Faillite Industrielle à la Reclassification Réglementaire
Le coup de grâce, selon le Dr Reliquet, est survenu dans les années 1980. Le laboratoire français qui produisait le sérum a fait faillite pour des raisons purement industrielles, et non médicales. Cette faillite coïncidait avec un moment où le produit aurait dû obtenir un renouvellement de sa classification pour rester inscrit au Vidal, la référence des médicaments en France. Le laboratoire ayant cessé son activité, le produit a simplement disparu des radars du corps médical.
Lorsque les droits ont été rachetés par une entreprise espagnole, celle-ci a adopté une stratégie pragmatique. Plutôt que d'engager les millions d'euros nécessaires pour obtenir une Autorisation de Mise sur le Marché (AMM) pour chaque indication médicale, elle a choisi de commercialiser le produit sous le statut de "complément alimentaire", une voie réglementaire beaucoup moins contraignante. Cette reclassification est aujourd'hui au cœur des controverses modernes qui entourent la pratique, notamment son usage injectable.
5. La Controverse Actuelle : Bataille Réglementaire et Accusations
Le débat actuel met en lumière une confrontation directe entre un produit d'origine historique, considéré comme naturel et sans risque par ses partisans, et les cadres réglementaires stricts de la médecine moderne.
5.1. Le Statut Contesté : "Complément Alimentaire" ou "Produit Frontière" ?
Pour le Dr Reliquet, la classification du sérum marin comme "complément alimentaire" est une aberration. Il soutient que le produit ne correspond pas à la définition européenne, notamment en raison de la présence de glycoprotéines qui ne figurent pas sur les listes autorisées. Il propose de le considérer comme un "produit frontière", à l'instar de l'eau ou de l'oxygène, afin de sortir de "discussions stériles" sur sa nature et son usage.
5.2. L'Argument de l'Autorisation de Mise sur le Marché (AMM)
L'une des principales critiques adressées à la pratique injectable du sérum marin est l'absence d'AMM. Le Dr Reliquet qualifie cette exigence de "stupidité" en s'appuyant sur deux arguments principaux :
5.3. Le Cas du Dr Reliquet : Condamnation pour "Charlatanisme"
Cette bataille réglementaire a des conséquences concrètes et sévères. En juin 2023, le Dr Reliquet a été condamné par l'Ordre national des médecins à trois ans d'interdiction d'exercice, dont un an ferme. Le motif invoqué est le "charlatanisme", que le Dr Reliquet définit lui-même comme le fait "d'utiliser un produit insuffisamment éprouvé et de le faire passer pour un produit qui est efficace".
Le Dr Reliquet oppose à cette condamnation l'absence totale de plainte de la part de ses patients, la production de nombreux témoignages positifs et l'inexistence, selon lui, du moindre effet indésirable lié à la pratique. Il a fait appel de cette décision, rendant la peine suspensive, mais qualifie la sentence de "belle petite mort professionnel". Cette situation en France contraste fortement avec la perception et l'utilisation de la thérapie dans les pays voisins, dessinant un avenir pour le moins incertain.
6. Perspectives d'Avenir : Entre Rejet Français et Adoption Internationale
La thérapie marine de Quinton illustre le paradoxe d'une méthode inventée et développée en France, mais qui se voit aujourd'hui menacée d'extinction sur son territoire d'origine alors même qu'elle susciterait un intérêt croissant à l'étranger.
6.1. Le Paradoxe Géographique
Le Dr Reliquet met en avant un contraste saisissant : alors qu'il est condamné en France, il affirme recevoir un accueil enthousiaste dans les pays francophones limitrophes comme la Suisse et la Belgique, où la pratique serait courante et acceptée. Confronté à une possible interdiction de travailler en France, il envisage d'ailleurs de poursuivre son activité dans ces pays.
6.2. L'Évolution de la Pratique : L'Association Quinton-Ozone
Pour le Dr Reliquet, l'avenir de la thérapie réside dans l'innovation. Il voit dans l'association du sérum marin avec de l'ozone (trioxygène) la prochaine étape logique pour le traitement des pathologies arthrosiques. L'idée serait d'apporter localement non seulement les minéraux de l'eau de mer, mais aussi l'oxygène nécessaire aux tissus. Il affirme que cette pratique combinée a déjà commencé à être mise en œuvre dans les pays voisins.
NB perso TL : Je précise ceci pour ceux qui aiment avoir le choix. Je préfèrerais alors le « stimulateur de transport d’oxygène » qu’est le bol d’air Jacquier à l’infiltration ou l’injection d’ozone – tout comme je préfère les précurseurs naturels vitaminiques/minéraux/enzymatiques aux gélules ciblées. Pour qui ne connaît pas le bol d’air Jacquier : https://www.holiste.com/fr/content/27-la-solution-bol-d-air-jacquier-respiration-cellules
7. Conclusion : Un Cas d'École à la Croisée des Chemins
La thérapie marine de Quinton, telle que présentée par le Dr Reliquet, apparaît moins comme un remède miracle que comme un cas d'étude complexe, illustrant les tensions profondes qui traversent la médecine contemporaine. Elle met en lumière le conflit entre :
Cet article a exposé les faits et les arguments du point de vue d'un fervent défenseur de la méthode. Loin de trancher le débat, il met en évidence les questions fondamentales que soulève le retour d'une pratique oubliée face à un système médical et réglementaire qui ne semble plus avoir de place pour elle, laissant au lecteur le soin de se forger sa propre opinion sur ce sujet éminemment controversé."