taty lauwers

cuisinez selon votre nature  

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Rumeurs urbaines autour des régimes type Atkins - 1/ les graisses

20.2.2023 Première rumeur, qui fait obstacle à la tenue d'un régime qui pourrait convenir à une personne X: la croyance dans l'hypothèse lipidique et dans l'hypothèse cholestérol. Démontage en une vidéo avec diverses personnalités de la mouvance LCHF (low-carb-high-fat, alias le régime Atkins original): le documentaire "Fat fiction".


Sommaire: Intro - Le film - Présentation vidéo (FR) - Décodage LLM pour lecture- Complément de lecture, pour les praticiens

Contexte: pour accompagner mon fils dans sa réforme alimentaire et répondre à ses demandes de commentaires sur la vidéo de X ou Y ou Z, je revois mes notes. Notes accumulées pour le dossier "Itinéraire de décrochage des sucres", un topo expert à paraître à l'intention des praticiens, complément du livre profane déjà paru "Cinglés de sucres". Je propose dans ce topo deux cures temporaires: Décrochez-des-sucres et Full Ketone, deux variations du régime Atkins des années '70.

Forme: les djeunes veulent des vidéos et ne veulent plus lire. Bon d'accord. Je cherche donc des formes animées.

Première rumeur, qui fait obstacle à la tenue d'un régime qui pourrait convenir à une personne X: la croyance dans l'hypothèse lipidique (tu manges des graisses saturées? tu vas mmmmmourrrrrir... tu manges gras? tu vas grossssssiirrrr...) et dans l'hypothèse cholestérol (les plaques bouchent les artères, tu manges du cholestérol tu vas faire un accident cardiaque).En gros et en travers: des croyances de bonne femme. Même pas de bonne fame.

J'ai proposé une vision concrète et pragmatique, écrite en termes quasi profanes, dans "Pour qui sonne le gras?": ce ne sont que des hypothèses, dont la vanité a été largement démontrée. Mais tant de médecins continuent à propager ces rumeurs infondées que ça mérite un détour.

Voir le film "Fat Fiction", sorti mi-2021, sous-titré en français correct. Commenté par le dr Mark Hyman: https://www.youtube.com/watch?v=TUADs-CK7vI

"Fat Fiction révèle comment le gouvernement des États-Unis s'est appuyé sur des preuves douteuses pour soutenir l'une des recommandations de santé publique les plus dommageables de l'histoire de notre pays : le "régime faible en gras". Mettant en vedette des leaders mondiaux de la nutrition à faible teneur en glucides"


Merci à tous les intervenants de rappeler avec rigueur et méthode que soixante ans de directives nutritionnelles promouvant les régimes pauvres en graisses reposent sur des données scientifiques erronées.Le dogme focalisant sur et incriminant les graisses saturées en prend aussi un coup. Au passage, refrain connu, ils soulignent l'influence des lobbys industriels et de la politique sur l'établissement des normes alimentaires officielles.

C'est la conclusion qui importe plus que l'insistance sur la tenue d'une cure dure comme la cétogène: comme je le fais dans tous mes topos, et partant comme le font tous les participants dans le réseau Profilage alimenatire, on appelle à changer de paradigme. Les graisses ne sont pas toxiques, à condition d'être achetées et consommées dans leur forme noble, originelle.

On entendra souvent dans ce film: l'équivalent de "Adopter un régime riche en graisses permet de sortir du cercle vicieux des médicaments et de redonner au corps sa capacité naturelle à brûler son propre carburant." Ce n'est pas vrai. On peut pratiquer le LC simple, modéré en graisses, et obtenir le même résultat, les études le prouvent. Nos intervenants sont tous charmants, mais ce sont des idéologues. Je me positionne en rationnelle empirique.



Petit rappel de bon sens, par mémé Profilage ici présente: réhabiliter les valeurs thérapeutiques des graisses ne signifie PAS que tous les mangeurs doivent surdoser. Le choix dépend de l'état organique actuel et de la biochimie profonde.
La principale différence entre ces grands prêtres du low-carb et votre servante: j'ai l'expérience sur le terrain de quasi tous les régimes, au travers des personnes que j'ai suivies. Le low-carb convient par périodes ou à certains, ce n'est pas une solution universelle

Ceci étant posé, beau visionnage!

Présentation vidéo (FR)

Fat Fiction révèle comment le gouvernement des États-Unis s'est appuyé sur des preuves douteuses pour soutenir l'une des recommandations de santé publique les plus dommageables de l'histoire de notre pays : le "régime faible en gras".
Mettant en vedette des leaders mondiaux de la nutrition à faible teneur en glucides :

  • Dr Mark Hyman, médecin en médecine fonctionnelle et directeur du Cleveland Clinic Center for Functional Medicine et du UltraWellness Center et président du conseil d'administration de l'Institute for Functional Medicine.
  • Le Dr Sarah Hallberg, experte en obésité, a inversé le diabète de type 2 chez des centaines de patients en ignorant les directives et en prescrivant un plan nutritionnel riche en graisses et faible en glucides.
  • Dr Jason Fung, néphrologue et auteur de The Obesity Code, un livre pour inverser le diabète de type 2 avec LCHF et le jeûne intermittent.
  • Professeur Tim Noakes, auteur du Lore of Running.
  • Nina Teicholz, journaliste et auteure de Big Fat Surprise.
  • Gary Taubes, journaliste et auteur de Good Calories, Bad Calories et The Case Against Sugar.
  • Dr Rob Lustig, endocrinologue pédiatrique à l'Université de Californie, San Francisco
  • Dr Bret Scher, cardiologue et lipidologue exerçant à San Diego
  • Dr Eric Westman, directeur de la clinique Lifestyle Medicine du Duke University Medical Center à Durham, Caroline du Nord
  • Dr Brian Lenzkes, docteur en médecine interne
  • Jonny Bowden, nutritionniste et auteur de The Great Cholesterol Myth
  • Dr Zoe Harcombe, chercheuse doctorante en obésité qui a rédigé sa thèse sur le manque de preuves derrière les directives diététiques américaines
  • Professeur Andrew Mente, Université McMaster et chercheur sur l'étude PURE
  • Alyssa Gallagher, diététiste agréée, éducatrice certifiée en diabète au Humphries Diabetes Center à Boise, Idaho
  • Doug Reynolds, fondateur de LowCarb USA

Décodage LLM pour lecture

Je ne suis pas la seule à ne pas avoir le temps de visionner toutes ces vidéos qu'on nous relaye. Je fais quasi toujours désormais faire un résumé par NotebookLM.

Extraits pour les clones qui aiment mieux lire, où l'on décèlera quasi tous les facteurs repérés par le Thincs.org (assocation des sceptiques du cholestérol), dont j'ai relayé les positions dans Pour qui sonne le gras? Ces infos ne sont pas vraiment nouvelles. Ce qui l'est: la médiatisation large de ces idées, comme ce film.

 

Le péché originel de la nutrition : une fraude statistique
La phobie du gras ne repose pas sur une science solide, mais sur l'ego et la manipulation de données d'un seul homme : Ancel Keys. Dans les années 50, Keys a imposé son hypothèse selon laquelle les graisses saturées boucheraient nos artères. Pour la "prouver", il a publié son étude des six pays, montrant une ligne droite parfaite entre consommation de gras et mortalité cardiaque. Le problème ? Keys a délibérément pioché 6 pays parmi les 22 pour lesquels il avait des données. S'il avait inclus tous les pays, le graphique aurait ressemblé à un nuage de points sans aucun sens. Il a balayé d'un revers de main le cas de la France ou de la Suisse — des pays où l'on mangeait énormément de gras sans mourir de crises cardiaques — en qualifiant cela de "paradoxe". Ce n'était pas un paradoxe, c'était la preuve vivante que sa théorie était fausse.
« Quelles sont les preuves ? Un grand, grand zéro. C'était juste une idée, mais lancée comme politique pour tous les Américains, basée sur absolument aucune preuve. » — Nina Teicholz

Le "Sugargate" : le prix d'un mensonge organisé
Pourquoi le sucre a-t-il été épargné pendant que le gras était cloué au pilori ? La réponse est simple : l'argent. En 1965, l'industrie du sucre a versé l'équivalent de 50 000 dollars actuels à des chercheurs de Harvard pour produire des études disculpant le sucre et désignant les graisses saturées comme l'unique coupable.
Cette corruption systémique a permis à l'American Heart Association (AHA) de cautionner l'absurde. En échange de financements massifs, l'AHA a apposé son logo "Heart Check" (bon pour le cœur) sur des boîtes de céréales ultra-sucrées comme les Fruit Loops ou les Cocoa Krispies, sous prétexte qu'elles étaient pauvres en matières grasses. Pour l'industrie agroalimentaire, le message était pain bénit : retirez le gras, remplacez-le par du sucre pour garder du goût, et vendez ces "cartons sucrés" comme des produits de santé.

La biologie de l'insuline contre le dogme des calories: refrain connu, je ne répète pas.

L'imposture des huiles végétales et le scandale enterré: un mantra des LC-boys, j'oublie

Le plus important à mes yeux :le renversement du diabète : une réalité clinique censurée.

  • Conseils officiels : taux de succès pour l'inversion du diabète inférieur à 1 %. C'est une prescription pour aggraver la maladie.
  • Régime LC réel: Plus de 60 % d'inversion totale après un an.
    (NB TL: ils semblent insister sur le "haut en graisses", c'est une mode ET une idéologie, oublions)

La révolution viendra de votre assiette . Nous ne pouvons plus attendre que les institutions changent. Trop d'argent, trop de carrières et trop de "Big Pharma" dépendent du statu quo. Comme le suggère Doug Reynolds avec son logo de pyramide alimentaire inversée, la solution est à 180 degrés des recommandations actuelles. La révolution doit être "bottom-up" : elle part de vous, des patients qui guérissent et des médecins courageux qui osent ignorer les directives pour sauver des vies. La santé n'est pas une question de médicaments, mais de "vraie nourriture".

 

 

Complément de lecture, pour les praticiens

Praticiens: ceci peut être combiné à la lecture de mon billet "Torturer les statistiques: une leçon de discernement avec la "toxicité" des régimes type Atkins"
"10.12.18 Je répéterai à l'envi ma rengaine: si jusqu'il y a peu on pouvait dire que l'amour était la seule chose importante dans une vie, il faut désormais ajouter: " le discernement est la qualité essentielle pour survivre dans cette marée d'informations contradictoires" ."
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