taty lauwers

cuisinez selon votre nature  

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Le piège des anecdotes et des missionnaires de la cétogène ou de tout régime excessif (véganisme, carnivorisme, etc

16.5.26 Pourquoi le régime cétogène, à la mode aujourd’hui, semble-t-il si miraculeux sur les réseaux sociaux alors que, dans les études, il équivaut quasi au régime méditerranéen dans ses effets (récente étude Virta)? C'est le résultat d'un biais de sélection majeur.


Pourquoi le régime cétogène, à la mode aujourd’hui, semble-t-il si miraculeux sur les réseaux sociaux alors que, dans les études, il équivaut quasi au régime méditerranéen dans ses effets (récente étude Virta)? C'est le résultat d'un biais de sélection majeur: les 10 à 20 % de personnes pour qui le régime fonctionne spectaculairement deviennent des "évangélistes". Ils lancent des blogs, des podcasts et s'autoproclament "Keto Doctors", convaincus d'avoir trouvé la panacée . À l'inverse, les 80 à 90 % restants, pour qui l'expérience a été un échec ou s'est soldée par un rebond, restent silencieux.

Cette asymétrie d'information crée l'illusion que le succès est la norme.

La science est justement là pour nous offrir une image globale et impartiale, au-delà des histoires personnelles inspirantes mais incomplètes. "La science" n'est pourtant pas la seule référence. Je diffère des visions habituelles dans la mesure où je mets « le terrain » et « l’historique de l’humanité » sur le même plan de preuves que « la science » (lire mon billet https://www.taty.be/articles/devenirsoiTL.html#grille )

J'ai demandé à un agent LLM un poster sur base de mon texte:

NB technique. Je ne fais ici que décliner mon refrain depuis toujours en nutri, mais sous un autre ton et avec d'autres images. Pour expliciter le texte en bas du poster « Les études en nutri (randomisées) et l’analyse de l’historique de l’humain offrent une image globale là où les réseaux sociaux ne montrent que des histoires incomplètes. »

1/ les études observationnelles et/ou fondées sur des questionnaires de bonne volonté sont de basse qualité de preuve

2/ ce sont les études d’intervention sur humains qui comptent plus.

Et encore ! Les variables sont si complexes à gérer qu’elles ne reproduisent jamais le réel. Les budgets incommensurables empêchent que ces études soient menées assez longtemps.

Il nous faut donc nous fier

1/ à l’historique de l’humanité : a-t-on jamais mangé en permanence végane ? carnivore ? de l’industriel traficoté pur ? cétogène ? non !

2/ au terrain : soit l’expérience longue et rationnelle de mouvances entières, en exceptant les phénomènes « évangélistes », soit l’expérience sur nous-même – ce que je privilégie, comme le font les référents en profilage alimentaire®

Pour faire court dans le poster, je n’ai donc pas repris l’option de « terrain » dans le texte en bas du poster.

Mon billet facebook original

Commentaires à reprendre

Internaute : Merci ; une question... par rapport à votre non réactivité aux wi-fi lorsque vous supprimez les céréales: est-ce que vous êtes groupe sanguin O, ou l'alimentation selon le groupe sanguin, ça n'a rien à voir?

TL :  c'est tout un ensemble, le groupe sanguin fait 10% du profil. Par ailleurs, je n'ai pas écrit "supprimer les céréales", j'ai bien écrit carnivore mâtiné de quelques fruits. Ce qui signifie zéro légumes !

Internaute : j'ai bien compris "carnivore et quelques fruits", et je me pose la question si cela vous convient parce que vous seriez du groupe O (ce qui était ma question), ou si cela pourrait convenir à tout le monde (je suis du groupe A, et d'après ce que j'ai lu, la viande ne serait pas top pour moi).

TL :  merci de l'avoir formulé ainsi, c'est plus clair.

Mes catégories en profilage s'inspirent en partie de d'Adamo, mais l'approche est plus contextuelle: ces tendances ne sont que des autoroutes, pour éclaircir la pensée qui se perd vite, sinon, dans des petits chemins tortueux. Le « profil » lui-même n’est qu’une petite partie de l’individualisation, c’est un premier pas. J'ai ajouté aux paramètres le profil métabolique (chasseur ou cueilleur), l'état général, l'ayurveda, la diathèse selon Ménétrier. Si l'on ajoute à ces tendances l'analyse du contexte de la personne, son historique, ses bilans sanguins, son environnement, ça donne une toute autre gueule à l'affirmation "pas de viande pour les A" !

Certes, j'ai aussi remarqué que des groupes sanguins A sont rarement des viandeux fondamentaux, mais c'est une généralité. Individuellement, nous ne sommes pas des généralités. Vu la mode et le succès qui semble réel de la cure carnivore aux States, il est virtuellement impossible que, par exemple, seuls les groupes sanguins O soient dans ce cas.

Je ne bloquerais personne qui veut essayer dix jours de cure: on observe, on note, on analyse les effets, on rectifie le cas échéant, puis on déduit ce qui doit l'être. Et alors, bonheur de bonheur, on sort de l'enfermement dans des cases et, inch'allah, on accède à l'assiette intuitive   C'est parce que le sujet est si complexe que, pourtant devenue auteur, je n'arrive pas à rédiger ce dernier tome sur les profils.

Il faut que le contexte passe par un discours oral, en groupe ou individuel, car l'écriture risque de laisser le lecteur s'enfermer dans ces catégories, qui ne sont que des outils pour penser le futur du mangeur. Outils qu'on abandonne dès qu'ils ont été utiles.

Or, j'ai vu au travers des retours de lecteurs que certains s'enfermaient dans ces outils... Je suis donc prudente. J'ai mis tous les brouillons en partage, espérant que certains coachs s'en inspireront pour proposer plus de diète que la célèbre "diète qui m'a réussi à moi et que j'impose à tous".

Le dossier sur les groupes sanguins est à télécharger depuis https://taty.be/choisir/K2.html

Il fait 20 pages, le minimum pour exposer un sujet si délicat. J’aurais dû tout de suite vous répondre en pointant ce lien, d’ailleurs…   


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