2.7.26 Si la thyroïde flanche, est-il plus judicieux de la relancer ou d’écouter le signal qu’elle envoie : « il y a le feu au lac ! » ? Texte basé sur un article de Tommy Wells. Et, au féminin, que peut-on considérer comme source de surmenage quotidien ? Avec un poster du docteur Boutbaoucht, médecin fonctionnel marocain.
Si la thyroïde flanche, est-il plus judicieux de la relancer ou d’écouter le signal qu’elle envoie : « il y a le feu au lac ! » ? Et, au féminin, que peut-on considérer comme source de surmenage quotidien ? Dans l’approche de santé d’un profane ou d’un praticien, il existe d’autres postures que l’interventionnisme (médications ou complémentations), ce mouvement qui est prédominant dans les réseaux sociaux. Parfois, un organe ou un système crie et attire l’attention « je souffre », mais il sert de soupape à tout le système. Le traiter individuellement ne fera que déplacer le problème.
Je ne suis pas soignante, mais je suis une patiente LAR (libre autonome et responsable). Je connais les bases en physiologie et je traduis ici la posture que je défends pour protéger mon pauvre petit corps. Ce billet n'est donc pas un cours ou un conseil de santé. C'est un témoignage qu'il existe d'autres façons d'envisager les soins.
Envisageons le cas de la thyroïde.
Au cœur de l'axe HPT (hypothalamo-pituito-thyroïdien), elle n'occupe pas le rôle de créateur d'énergie, mais celui de gestionnaire de crise. Elle ne fabrique pas le carburant ; elle décide de la manière dont il doit être dépensé. Disons qu’elle agit comme un thermostat métabolique ultra-sensible qui capte les murmures de votre environnement pour ajuster le débit de vos fonctions vitales.
Pour déterminer si le moment est propice à l'expansion ou au retrait, elle analyse en permanence des indicateurs de survie :
* La disponibilité de l’oxygène dans vos cellules.
* Le niveau des marqueurs d’inflammation (les signaux de détresse du système).
* La stabilité de la glycémie.
* L’exposition à la lumière, rythme circadien qui dicte le tempo du vivant.
etc
Le pitch : une apparente hypothyroïdie peut être une réponse adaptative brillante du corps face à un environnement hostile ou carencé, plutôt qu’une simple maladie à corriger par des médicaments ou des compléments – ce qui est traduit en format croquis dans l’infographie ci-jointe (par agent LLM).
Ceci n’est pas partagé par tous les référents en Profilage alimentaire, dont beaucoup ont été formés à la nutrithérapie, qui est la science des compléments alimentaires. En revanche, ce billet reflète ma propre posture systémique, plus proche de l’approche homéo, naturo ou ostéo. J’espère que ces réflexions seront un os à ronger pour certains lecteurs parmi les plus férus en nutrition.
Titre: "Un changement de paradigme de l'hypothyroïdie et de la maladie de Hashimoto"
Pour étayer cette posture, je relaye un des billets par Tommy Wells, un Américain investigateur curieux, dont je n’ai pas trouvé le cv mais dont les productions sont structurées et … intelligentes (bien sûr, puisqu’il partage la même posture que la mienne vis-à-vis de la santé !). Dans son billet doublon du blog, il traite de la thyroïde qui défaille et la considère comme un régulateur métabolique intelligent qui ajuste le rythme de l'organisme en fonction des ressources disponibles. Je vous invite à le lire attentivement. Le texte sur le blog sera aisément traduit par robot.
Une illustration, adaptée de son texte: Un soignant conventionnel réagira à une apparente hypothyroïdie en supplémentant le patient en T4. Si l’on suit l’approche que je relaye, si le réservoir d’énergie est à sec, on comprend mal pourquoi on voudrait faire monter le moteur en régime en boostant la thyroïde. Considérez la T4 comme votre réservoir de carburant, stable et passif. La T3, elle, serait le « super-carburant », l’étincelle active. La faible transformation de la T4 en T3 est un choix tactique chez ce patient précis, car le terrain est en inflammation subchronique, sous-oxygéné ou surintoxiqué : une transformation massive en T3-« étincelles » équivaudrait à jeter de l'essence sur un incendie.
Dans mes premières années d’autodidacte en nutrition, vers 2003, j’ai découvert les écrits du prof Raymond Peat. Ce fut ce moment de révélation qui m’a permis de coordonner les diverses approches que j’avais étudiées jusqu’alors, qui me semblaient si disparates (Kousmine, orthomoléculaire, nutrithérapie genre Curtay, etc.). Ce n’est qu’ensuite que j’ai pu formuler en cohérence mon rapport à la nutri et à la santé en général en fonction de son analyse : la biochimie suit la gestion de l’énergie telle qu’elle se réalise au plus profond de la cellule - approche qui est aujourd’hui partagée par la mouvance « tout est mitochondrie ». Une diète idéale peut être sous-optimale pour un mangeur M, si son corps n’arrive pas à générer assez d’énergie à partir de ces substrats.
Comment on peut ainsi analyser un cas concret qui ressemble à de l’hypothyroïdie devient tout différent de l’approche conventionnelle que j’appelle « allopathie verte » (prescrire des compléments en fonction du bilan sanguin, point par point, sans analyse de la situation globale). En direct, lorsque j’auditais, j’exprimais cela de manière plus profane : si les bilans sanguins indiquent que la thyroïde flanche, il ne sert peut être à rien de la booster. En effet, elle freinerait le fonctionnement global pour de bonnes raisons. Inflammation, stress chronique, usure précoce des réserves, etc. : le nombre de facteurs ne manquent pas pour signaler les effets d’un mode de vie sur les chapeaux de roue.
Tant de femmes, en particulier, vivent aujourd’hui à cent à l’heure alors que l’organisme n’est pas fabriqué pour cela et ne dispose pas des relais énergétiques pour assurer le suivi. Pas étonnant que la thyroïde qui flanche soit un souci spécifiquement féminin : on tire trop sur la corde, les filles ! Une forme de preuve de la justesse de cette approche: il est connu que la thyroïde requiert des glucides. Or, je ne compte plus le nombre de filles en hypothyroïdie qui se sentent requinquées sans complémentation et sans effet secondaire en pratiquant un régime pauvre en glucides et riche en protéines (pas la cétogène, un vrai low-carb bien pensé). Dans bien des cas, ce régime calme en quelques semaines les inflammations chroniques et les carences nutritionnelles accumulées, qui seraient les sources du fléchissement de la thyroïde. C'est donc bien la preuve que la thyroïde n'agissait que comme frein à une situation enflammée ou sous-oxygénée. Si l'hypothyroïdie avait été la source des soucis, priver cet organe de glucides aurait aggravé son dysfonctionnement.
Le ralentissement hormonal serait donc une stratégie de survie délibérée, comme si la thyroïde se branchait en mode d'économie d'énergie visant à protéger le système contre un épuisement total. Et dire qu’on conseille à ces dames des pratiques d’hormèse, d’alternance de chaud/froid, d’exercice intense, de quasi-jeûnes. Mais tout cela ne fait que rajouter du stress sur du stress ! Et, par voie de conséquence, une réaction de flaptitude par la thyroïde… que je représente en image par une fleur qui se protège des intempéries.
Au passage, Wells signale, tout comme je le fais à longueur de textes, que les résultats d'analyses sanguines ne sont que des indicateurs, à analyser dans leur globalité. Ils ne sont pas des niveaux d’huile à remplir selon des normes universelles…Ce que je tente de traduire en image dans le billet suivant.
NB. Je rappelle que je partage ici une posture de santé par une profane pour des profanes. Ce billet n'est pas un tuto, ni une prescription. Le texte est un premier jet, conçu pour des praticiens ou des lecteurs très férus de nutrition : des concepts de base n'y sont donc pas explicités
Qu’entend-on par « surmenage féminin », ce facteur qui, selon moi, provoque un freinage par la thyroïde ?
Difficile de décrire en détail ce qu'est le surmenage féminin subtil, dont les effets sur la durée sont, quant à eux, peu subtils. J’inclus une illustration par le dr Boutbaoucht, médecin fonctionnel à Agadir, de ce que j'exposais ci-dessus.
Je me risque à définir le « surmenage au féminin ». Ce serait:
1/ une accumulation progressive et souvent invisible de charges mentales et émotionnelles (magnifiées depuis peu par les réseaux sociaux)
2/ doublée de stress physiques qui se marquent plus sur la biologie de la femme que sur celle du masculin comme on le verra dans un prochain billet (polluants divers, dont les perturbateurs hormonaux, manque de protéines alimentaires, choix de régimes stricts ou de protocoles d’exercices inadaptés à leur état, manque de sommeil et d'oxygénation, décalage dans les rythmes circadiens, abus de lumières bleues – j’en jette encore ?).
J'en profite pour glisser un mot sur le Profilage alimentaire: certains sujets sont plus sensibles aux divers stress que d'autres. Je pense ici à celles que j'appelle "les roseaux", mon terme imagé pour les personnes de diathèse 2 selon Menétrier. Elles sont construites pour vivre dans un hamac, servies par un personnel multiple. La vie moderne est en inadéquation totale avec leur biochimie!
(NB chercher sur mon site www.taty.be sur "diathèse" pour trouver le dossier)
Ce qui précède est vécu dans un océan de sollicitations permanentes. Quelle femme active sait encore cultiver l'oisiveté: te rappelles-tu, Barbara, d'un seul moment où tu vivais dans un état de ne rien faire, d'errer sans but précis, de rêvasser en regardant les nuages?
Tout cela finit par provoquer sur la durée un épuisement profond qui se révèlera à l'occasion d'un choc psychique ou physique (une virose mal soignée, une opération, un accident de la route, etc.). Cela peut entraîner , à défaut, un passage par la ménopause très douloureux.
J'ai conscience que ce premier jet est à améliorer, il a le bénéfice d'être là pour pouvoir penser ce mécanisme
Je ne vois ce sketch que sur facebook, hélas! Les non-facebookiens seront frustrés, désolée
Adresse: https://www.facebook.com/reel/2063346254543625
Profitons de ce sketch très amusant pour envisager la "charge mentale" qui constitue un des nombreux stress qui accablent les femmes aujourd'hui. Quasi tous mes copains bien-pensants, bobos, sont convaincus d’être aussi victimes de charge mentale. « Oh, ça va, on a aussi notre charge mentale… »
Ceci fait un lien avec mes multiples billets soulignant qu'on ne suit pas en nutri/sport une femme active avec enfants comme on suit un homme. On est deux pour danser le tango: certes, le sketch est drôle dans son dessin noir des mecs, mais qui donc a poussé les femmes modernes occidentales à se "charger mentalement" à ce point?