19.12.25 Intro et commentaire au billet de Maya Dedecker sur les idées reçues en nutrition - "nr 3 la viande "
Maya commente ici des idées reçues en naturologie.:
La viande n’est ni “bonne” ni “mauvaise” : 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐝𝐞́𝐩𝐞𝐧𝐝 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐚𝐢𝐧.
Dans certains profils, elle soutient réellement la vitalité ; dans d’autres, elle devient trop lourde à digérer ou acidifiante.
Le Profilage alimentaire permet de comprendre ces différences : digestion, énergie, état inflammatoire, besoins du moment…
C’est ce qui détermine si une personne a besoin de viande, en quelle quantité, et à quelle fréquence.
L’enjeu n’est donc pas d’opposer « avec » ou « sans viande », mais de trouver 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐮𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐫𝐞́𝐞𝐥𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐫𝐩𝐬, tout en tenant compte de la qualité et du mode d’élevage.
Une alimentation ressourçante n’est jamais dogmatique : 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬’𝐚𝐣𝐮𝐬𝐭𝐞.
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L'humain est un omnivore opportuniste (splication dans le prochain billet). Les dogmes n'ont rien à faire dans notre assiette. C'est la justesse des choix selon sa physiologie qui devrait être notre boussole.
Face aux fantasmes anti-viande actuels, nourris par les media depuis bientôt dix ans, rien ne vaut un retour de terrain par une praticienne, ex-végé qui s'est requinquée par une autre voie: Maya Dedecker.
La question cruciale est: selon mes conditions de santé et de nature, suis-je prêt à sacrifier ma santé ou des années de vie à une émotion *?
Il se peut qu'ici et maintenant vous ayiez besoin de protéines animales (oeufs, laitages, poissons) ou même de viande (volaille, viande).
* émotivité déguisée en éthique, qui n'est que superficielle- long débat! La vraie éthique doit être fondamentalement pensée.
Pour ma part, je maintiens que les néovégés, comme je le fus en 2000, n'ont pas pris assez de temps pour penser leur rapport à l'alimentaire en général et suivent un mouvement pour se sentir "dans le camp du bien". Je connais, j'ai vécu ce sentiment de supériorité face aux omnivores lors de ma passe végane...
Lire aussi à ce sujet l'article de Gabriella Tamas, aussi ex-végé requinquée: « La destruction massive des femmes via… des bonnes intentions »:
"Pendant des années je me suis efforcée de manger végétarien, de méditer, de faire du yoga ou du qi gong, parfois même au détriment de mes enfants. Je pensais que la seule voie de salut venait de la méditation, des exercices, des retraites, de la spiritualité. Et en faisant tout cela, j’ai oublié l’essentiel, je me suis perdue. Je suis devenue hypoglycémique, dépressive, j’ai fait un burn out et surtout, je passais mon temps à me culpabiliser pour tout."
(...)
"J’ai envie de leur dire qu’elles se sont trompées de bataille. Qu’il est essentiel d’avoir des idéaux, mais qu’il faut les confronter avec la vie, ici et maintenant. Et si jamais ce n’est pas probant, il faut avoir le courage de changer, de dire que c’est super, mais que cela ne leur convient pas. Mais bien entendu, cela n’est pas possible de le leur dire. Alors je l’écris. Que mon intention soit entendue de par le monde et amène l’information aux oreilles attentives. "
(...)
"Cet article est un plaidoyer pour la tolérance. Un plaidoyer pour les femmes, pour les mamans ou les futures mamans et aussi pour assurer le bon équilibre d’une famille ou d’une société. "
On peut aussi envisager ceci: des mouvements de bienveillance antispécistes peuvent, paradoxalement, renforcer des normes patriarcales en imposant des sacrifices alimentaires aux femmes, souvent au détriment de leur santé.
Car ce sont elles, bien sûr, plus que leurs bonshommes qui s'émeuvent le plus face aux images finement manipulées des lobbies comme L214.
Elles qui sont déjà matraquées depuis leur adolescence par l'obsession de la minceur, qu'on obtient souvent au prix de sa santé et de son bien-être mental. Ces nouveaux sacrifices tendance végane leur paraissent dès lors légers, d'autant plus qu'on joue sur la corde "tu maigriras en mode végane".
Ces pratiques ne sont rien d'autre que de nouvelles formes de contrôle social, une résurgence de l'histoire plus large de soumission des femmes à des choix masculins.
Féministe hard-core depuis 50 ans, je croyais qu'on en sortait petit à petit! Désolation...