taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Bien nourrir son cerveau, un film sur Arte-TV

30.10.19 Plus que 3 semaines pour voir ce documentaire sur Arte-tv si vous connaissez des passages à vide, des sautes d'humeur, des pertes de concentration: la science commence à étudier les effets de l’alimentation sur nos humeurs et nos capacités intellectuelles. Ce billet est sur le blog de "Nourritures vraies", car il en sera beaucoup question.



"Nourritures vraies"
nouvelle édition 2018


Extrait de la page : "(...) des chercheurs en neuro-nutrition ont récemment révélé que notre état mental est lui aussi influencé par ce que nous mangeons, et ce dès la gestation. Les femmes enceintes se nourrissant de junk food, riche en gras, en sucre et pauvre en nutriments, donneraient davantage naissance à des enfants colériques. Le lien entre propension à l’agressivité et alimentation déséquilibrée a également été prouvé aux Pays-Bas lors d’une expérience menée en prison, qui a montré que les détenus supplémentés en vitamines, minéraux et acides gras – dont les fameux oméga-3, protecteurs de nos neurones, que le cerveau ne peut fabriquer lui-même – commettaient moins de violences. Ce que nous avalons modifierait donc subtilement la chimie de notre cerveau, entraînant des répercussions sur nos humeurs, notre mémoire et même, selon certains chercheurs, sur nos décisions. Plébiscité par la communauté médicale, le régime méditerranéen constituerait le remède pour ménager notre santé mentale. Mais sommes-nous les seuls maîtres de nos choix alimentaires ? À Lisbonne, des scientifiques ont montré que certaines bactéries intestinales dialogueraient avec notre cerveau pour influencer notre comportement alimentaire."

On y envisage l'effet des carences nutritionnelles, l'impact des protéines ou des glucides du matin, l'influence des bactéries, etc.

Mon p'ti décodage:

  • A nouveau, comme dans d'autres documentaires, le film est peu précis sur ce qu'on entend par "souris suralimentées" - ce qui est aussi le cas des compte-rendus d'études sérieuses, d'ailleurs. Les rats de labo sont généralement nourris avec des croquettes ou de la pâtée industrielle. Comment peut-on émettre de sages déductions si l'on confond malbouffe et nourritures vraies? Certes, se suralimenter au quotidien est idiot et peu propice à la bonne santé. Mais manger gras et en suffisance n'est pas aussi toxique que remplir son ventre de plastiproduits vides et riches en additifs toxiques, m'enfin! Je ne suis pas la seule à tenir ce discours, faites un tour chez tous les westonpriciens. Même topo. On ne voudrait pas que nos amies anorexiques en profitent pour continuer leur croisade...
  • Et bien sûr nous sommes généralement carencés en oméga-3, mais de là à les présenter comme une molécule miracle... Refrain connu, j'ai un chapitre entier sur le sujet dans Pour qui sonne le gras?
  • Protéines du matin: outre que le test choisi est vraiment tiré par les cheveux, on ne peut demander à des chercheurs d'envisager le profilage. Merci de s'occuper de l'impact alimentaire sur le cerveau, c'est assez nouveau. Mais ils oublient tous les profils qui prospèrent en monde glucidique, entre autre le matin.
  • Je ferai sous peu un billet pour le réseau profilage: j'y lis et entends parfois que "une seule constante: il faut manger gras et salé le matin". Je voudrais recadrer cette info, qui ne vaut pas pour tous. Cette apparente certitude est antinomique au concept même de profilage alimentaire.
  • On revoit +- min 33 le docteur Serge Ahmed, dont les études sont surprenantes si vous croyez encore la fable qui veut que le sucre ne soit PAS addictif....
  • Polyphénols à la minute 48 et suivantes: ils ne sont pas que dans les framboises, on se croirait revenu au joli temps du ravissant Servan Schreiber, ma parole. Profitez du vin et du chocolat, tiens!


Une série de captures d'écran, d'une séquence du film qui nous touche quand on pense à l'écoute de soi en nutrition. A revoir en film, mais je ne sais plus à quelle minute:


La demoiselle a choisi son plat

Mmmmh, j'ajouterais bien quelque chose...

Je doute mais je doute!

Un peu de viande?



Non! Des légumes!

La bidoche ne l'entend pas de cette oreille, elle s'impose.

La fille s'arrache l'intrus du bidou. Minute rigolote en gros plan: pleurs et larmes du nombril, comme un bébé privé de sa pitance.

Comme pour un bébé à l'ancienne: la donzelle le tape pour qu'il se taise. Snif.