taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Le mois du mode végé - Décodage pour les coachs

 

Je continue à travailler au texte d'un prochain livre, annoncé comme à mon habitude il y a longtemps: "Végétarisme et bon sens", mais je ne suis pas contente du ton, de la couleur générale. Il était promis pour juin 2018, le monde ne s'arrêtera pas de tourner si je ne le sors qu'en septembre...
Ce tome s'adresse aux diététiciens et alternutritionnistes, depuis l'hygiéniste jusqu'au nutrithérapeute. Il est aussi rédigé pour les proches qui voudraient comprendre et aider les mangeurs lorsqu'ils se fourvoyent en végétarisme mal adapté à leur cas. Lire l'intro.

Quand je trébuche lors de l'écriture, j'ai la chance de pouvoir discuter avec mon ami Frank, philosophe kantien, qui m'aide à débroussailler les idées en pointant les concepts qui tendent les discours, les attitudes, les choix des mangeurs auxquels je m'adresse. Dont acte en ce 25 mai: je lui demande un peu de son temps pour discuter de ce sujet. Pourquoi ne pas en faire profiter tout le monde? Frank a accepté que l'entrevue soit filmée et partagée. On a décidé d'appeler ce genre d'entrevue "al fresco" : je filme nos conversations habituelles. On ne fait pas le beau pour la caméra, on discute comme d'habitude. J'ai simplement mis un peu de rimmel et voilà et dieu dit que c'était bon. En al fresco, pas de répétitions, pas de questions préalables par mail, on improvise.

Au passage j'en profite pour remercier le bel ami de sa patience: depuis le premier topo en 2003, c'est lui qui m'aide à écrire et à penser les sujets que je transmets dans cette collection. Sans son rôle de co-éditeur informel, je n'aurais pas pu fonctionner en auto-édition de manière fiable et durable. Car l'on sait bien ce qu'il en est: livré à soi-même, un auteur ne nourrit plus que ses little darlings de pensées, il radote et son public tourne en rond.

Capter des concepts

Tout un chacun voudrait des réponses immédiates et faciles à des questions complexes, comme dans ce cas-ci "comment aider un végétarien à se remettre sur pied quand ce système ne lui convient pas". Hélas! Si l'on ne comprend pas les motivations obscures, les grands thèmes, les réactions inconscientes, on risque de verser de l'eau dans le tonneau des Danaïdes. En gros, on jettera des mots sur le papier (ou en direct dans le cas du coaching) pour ne rien dire. Car manger n'est pas rationnel! C'est encore moins rationnel lorsque l'on décide de manger différemment de nos parents, de nos amis, d'une société entière.

Comme le dit Frank dans la vidéo (épisode 4, je crois), le chemin du végétarisme équilibré est bien balisé. Là n'est pas le problème. C'est un peu plus coton de revenir à la juste mesure, lorsque ce système n'est pas adéquat au mangeur, ici et maintenant.

Les balises sont les nombreux ouvrages fondamentaux dont nous disposons, en particulier en alternutrition: Kousmine, Passebecq, etc. J'y ajouterais même mes propres topos, toutes proportions gardées (j'y fais le résumé de méthodes existantes et je les place en contexte, je ne suis pas un créateur comme Kousmine ou Passebecq). Dans plusieurs topos, je souligne que le mode végé n'est pas la voie unique, qu'il ne convient pas à tous, en permanence. Et j'en explique les raisons. Je pense à Nourritures vraies, à En finir avec le burn out ou à Sortir de la cacophonie gastrique. Une forme d'épuisement ou de cataclysme intestinal est parfois au bout du chemin, pour ces mangeurs qui se veulent végé mais dont le corps n'est pas prêt à l'être.

Mes intentions de base, dans tous les topos: donner à penser sur certains sujets de diététique ou d'alternutrition, pour sortir des débats enflammés et des imaginaires déchaînés, pour éviter de "tomber en dépression culinaire" selon les termes d'un camarade. De donner les outils pour que chacun puisse choisir en son âme et conscience.

En 5 épisodes

Grâce à ce entretien, que je vous livre en 5 épisodes d'environ 10 minutes chacun, je vois plus clairemenent le ton que je pourrais employer. Le topo arrivera donc sous peu.

J'ai divisé la vidéo en épisodes pour plusieurs raisons.

Primo, vidéaste est un métier. Je bredouille encore. Il n'est que de voir le manque de coordination entre les 2 caméras et le smartphone (avec lequel je me filme). Si piètre coordination que j'ai fini par intégrer des images fixes dans la vidéo finale. Il n'est que de voir une des deux caméras, dont j'ai oublié de régler la balance des blancs. Erreur irrécupérable en logiciel vidéo. J'ai mis pas mal de temps (mais beaucoup de plaisir) à apprendre Vegas pro pour le montage. Je vous ai donc livré dix minutes à la fois. Les publications suivantes sont un peu plus pro. On avance!

NB. Pour ce qui est de bredouiller dans le réel, je présente mes excuses à tous les auditeurs de mes vidéos. Je parle mal, trop vite, je coupe mes phrases, je me répète, je mâchonne parfois les mots. Je ne peux pas faire mieux, c'est teinté dans la masse. On se demande bien pourquoi j'ai choisi d'écrire plutôt ...

Deuxio, c'est à l'intention des coachs et praticiens que je partage ces conversations. Les concepts que l'on y traite sont denses et lourds de sens. J'ai pensé qu'en sériant les thèmes, le réemploi par un coach serait plus aisé, par exemple pour un atelier en groupe.

Le mois du mode végé

Puisque je n'ai la tête qu'à cela pour l'instant, j'ai décrété le mois de juin "mois du mode végé" sur ce blog. J'ai entamé une promo chez Aladdin sur le thème.

D'ici la fin juin, je publie aussi quelques autres vidéos, dans la série "Une autre façon de cuisiner. Parcours de renaissance" (lire le projet). Quelques lignes maîtresses:

  • Le mode végé ou semi-végé est souverain pour certains profils, à certains moments de leur vie ou en permanence
    comme on le verra dans l'entrevue avec Michèle et avec Pierre (publication +- 20 et 24 juin respectivement) .
  • Il existe quantités de diètes efficaces pour sauver sa peau; le mode végé, a fortiori, vegan, n'est pas unique.
    Comme on le voit quand j'interroge ma soeur Danou sur ce qui l'a sauvée du cancer récemment (vidéo le 11 juin). Je pourrais écrire "miraculée" car ses médecins traitants n'en reviennent pas eux-mêmes. Danou n'a pas pratiqué un mode excessif (ni végé comme l'aurait prescrit Kousmine, ni cétogénique comme le voudrait la mode actuelle), elle s'est contentée de doubler les chimios d'un recours aux nourritures vraies, parmi lesquelles le bouillon d'os quotidien.
  • Chacun choisit selon son historique et ses inclinations naturelles: pour l'un un régime excessif, pour l'autre des transitions par petites touches. En outre, il faut savoir si l'on pratique une cure de drainage ou si l'on définit un mode alimentaire au long cours. La vague actuelle met l'accent sur le véganisme, qui est excessif, qui devrait servir de de cure de drainage et qui n'a jamais été pratiqué comme mode alimentaire par les sociétés premières ou par nos aïeux. A l'inverse du végétarisme, qui est garant de bien être au long cours. En outre, c'est un libellé trop vague. On confond souvent véganisme avec végétalisme ou végétarisme. Trop de confusion rajoute au malheur du monde, non?
    Comme on le voit dans la vidéo à paraître le 15 juin, où je réponds aux questions pratiques sur le véganisme "raisonné" que me posent Alex et Charles.
  • La recherche d'un mode alimentaire personnel et optimal est jalonnée de tâtonnements, d'avancées et de reculs. Elle demande une grande autonomie de pensée et une finesse d'appréciation: savoir quand il faut changer son fusil d'épaule.
    Comme on le voit dans le périple de Charles (parution le 8 juin), qui s'est mis en recherche d'une autre façon de cuisiner pour juguler la maladie de Crohn. Après un début radical en quasi végan, cru de surcroît, il a compris que, tout en gardant à l'esprit que l'assiette réformée lui serait souveraine, il lui fallait trouver une autre voie. C'est un régime américain qui l'a requinqué récemment, régime que j'ai résumé sous le libellé Nouvelle flore. Il a gardé de sa passe hypervégé une passion pour les jus, au point qu'il a développé un projet de bar à jus ambulant.

 

Considérez que je n'offre qu'un autre regard. Personne n'a de vérité absolue en nutrition. Cette vision latérale aidera peut-être les mangeurs en recherche à affiner leurs choix alimentaires, éthiques, identitaires.


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