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en quête d'un devenir-soi nutritionnel

  30.6 Les plantes sont beaucoup plus intelligentes que les animaux

Petit détour par la logique, pour le fun. A l'intention d'un camarade qui, malgré son Q.I. de 512, tend à écouter avec un peu trop d'attention les discours antispécistes.

"Les plantes sont les seuls organismes à régler réellement leurs problèmes. Nous autres animaux pensons résoudre nos problèmes mais, en fait, nous utilisons en général le mouvement pour les éviter"
Stefano Mancuso

Les plantes sont beaucoup plus intelligentes que les animaux, nous dit le neurobiologiste végétal Stefano Mancuso, qui étudie les stratégies fascinantes et méconnues développées par les plantes pour survivre sans bouger

Lire la suite dans l'article du magazine Le Temps

Pourquoi ce thème dans le dossier végé?

Tout d'abord, l'intelligence du vivant est passionnante en soi. Un proche m'a envoyé l'article sans commentaire, mais je décode son intention: je ne suis que mouvement et évitement. Il sait que ma terreur est d'être réincarnée en arbre qui ne peut bouger et qui a les pieds dans le froid humide. On comprend le clin d'oeil.

Ensuite, j'ai eu envie de partager cette info pour titiller la logique de pensée des récents mouvements véganistes qui s'inspirent des antispécistes.

S'il est vrai que les plantes sont des formes vivantes hypersociales, dont des neurobiologistes peuvent étudier l'intelligence; si l'on est attiré par le discours végane sur la foi de ce qu'il faut développer notre empathie avec les autres espèces; si l'on est un peu cohérent... eh bien il faudrait arrêter de manger les végétaux!

Petite démonstration, s'il en fallait encore, que le discours végano-antispéciste repose sur des émotions pures, pas sur de la raison. Petit refrain qu'il me plaît de chanter.

On ne survit pas dans ce monde et on ne sauvra pas cette planète sur la base d'émotions qui ne seraient pas contrôlées par un minimum de raison.

Signé: Jiminy Cricket. Ou Bagheera, j'hésite encore. Bagheera étant, dans le livre de la jungle, la voix qui rappelle les principes de survie à Mowgli et le freine quand il veut danser/jouer/rigoler avec le sympa Baloo sans penser au lendemain.

Cet argument vient s'ajouter aux autres discussions autour de la vanité de l'antispécisme. Je pense au raisonnement du philosophe Raphael Enthoven, entendu à la radio. Je simplifie: l'homme antispéciste est généralement végane, donc il s'abstient de manger ci ou ça ou encore ça. Aucune espèce au monde ne se prive de ce qui est sous son nez et facile à attraper. L'homme est donc spéciste pour sa propre espèce!


Notule pour ceux qui débarquent sur le blog. Je me laisse aller à ma plume naturellement acide dans ce dossier de l'été 2018 sur le véganisme, car ils sont les torquemada modernes. Que l'on mange rouge, bleu ou tout congelé, peu me chaut. Liberté de choix avant tout. Qu'on aie envie de montrer au monde qu'on a fait un choix si malin, chouette alors! Mais qu'on nous empêche de manger rouge, bleu ou congelé, et là je monte au créneau.
En outre, le végétarisme est un plan optimal pour certaines personnes, c'est un beau projet d'une nouvelle assiette. Le véganisme, que l'on amalgame hélas ! avec le végétarisme, est un mouvement sectaire, porté par des ahuris peu informés, porteur de potentiels dégâts mentaux et physiques lorsqu'on les suit un peu trop longtemps. J'ai de la peine à les voir polluer la réputation de ma famille de coeur, le végétarisme équilibré, bio au surplus. Répétez à l'envi autour de vous, auprès de vos proches non férus de nutri: ces gugusses n'ont rien à voir avec notre mouvance bio, flexitariste à la rigueur si vous voulez un nom, respectueuse, intelligente, généreuse et ouverte.