Cancer et alimentation végétarienne -
Cancer
et recommandations alimentaires.
Je
reçois par un lecteur un texte signé Lucie Dumoulin, revu par un médecin
Dr Paul Lépine, M.D., D.O. , intitulé : « Cancer
- recommandations alimentaires. Repères pour les choix quotidiens d'une
personne atteinte de cancer. »
Je
voudrais tant être d’accord avec quelqu’un qui promeut le régime végétarien
et annonce : « L'alimentation est un outil trop souvent négligé dans la
prévention et le traitement du cancer. » Mais je m’insurge contre la
distribution sur internet de documents de ce type, bourrés d’information
parcellaires présentées comme des réalités. Que le mangeur lambda ne peut
vérifier bien sûr vu l’ampleur de la tâche. Et qui pourrait pousser
quelqu'un à pratiquer du faux végétarisme (soit mal adapté à sa constitution
carnivore, soit riche en soja dont on sait le mal qu'on peut en penser
lorsqu’il est mal utilisé).
Bien sûr,
le discours est soutenu par des sources scientifiques. Mais je pourrais
réaliser le même document, tout aussi documenté, sur la base du même nombre
de publications internationales avec un résultat diamétralement opposé. Et
bien sûr, comme toujours, le texte est parsemé de vérités, donc difficile à
critiquer. Allons-y. Le jeu en vaut la chandelle car il est inconscient de
la part des auteurs de responsabiliser à ce point les victimes de cancer
alors qu’on sait qu’au moment où le cancer est déclaré, il faudrait un
changement de régime autrement draconien que ce qu’ils décrivent pour lutter
contre cette maladie. En outre, les cancers modernes ne sont pas de notre
responsabilité, ils semblent en grande majorité dus aux pollutions
environnementale, médicamenteuse, etc. auxquels nous sommes contraints
d’être soumis (voir le site et le travail de l’équipe de docteur Samuel
Epstein).
L’alimentation bien ciblée, parfois végétarienne et parfois pas, aidera
l’organisme à moins subir les dégâts de ce brouillard toxique où nous
vivons. Ce n’est pas un médicament anti-cancer. Si vous voulez agir sur une
tumeur par l'alimentation, il faudra alors choisir une voie très stricte
comme le jeûne ou quasi-jeûne, mais pas la soupe de végétarisme mal compris
qui nous est servie dans l'article.
En quoi ce
texte propage de fausses vérités ? Je ne suis qu’une profane, je n’ai pas de
médecin pour contresigner, mais je lis énormément et j’ai été bénie par mon
éducation au discernement. Je me flatte donc de cultiver cette qualité et je
fais le tri dans les tombereaux d’information qui nous inondent lorsque,
curieux, nous cherchons quelque vérité dans ce domaine si incertain qu’est
l’alimentation et son impact sur la santé.
Exemples
de fausse vérité. Ce ne sont pas les graisses qui sont incriminées dans le
cancer du sein ni même les oméga-6 des huiles vierges première pression à
froid, ce sont les acides gras TRANS (en gros les graisses chimiquées et
margarines). Il a déjà été aussi largement démontré qu’une alimentation
pauvre en graisses provoque plus de problèmes de santé qu’elle n’en résoud.
On peut citer tous les légumes et surtout les aromates comme « riches en
protecteurs de cancer ». Les auteurs oublient de mentionner que la viande de
bœuf et le lait de vache sont riches en un acide linoléique conjugué,
démontré anti-tumeur. Ces infos sont reprises un peu partout sur mon site et
documentées dans un prochain livre. Je n'ai que 17 manuscrits en cours, il
faudra bien que je me décide à en pousser un seul vers sa finitude.
Selon les
auteurs, le cancéreux suivra à la lettre le point 2: "Manger bio". Or c'est
un choix de société, un choix politique, un choix de coeur, mais « Manger
bio » en matière de santé ne veut strictement rien dire. Mon fils vient de
s’acheter des chips bio et un coca bio. Il n'est pas possible de démontrer
que le label "bio" soit une protection dans les cas de cancers avérés. Dans
la prévention, c'est une autre chanson.
« Manger
surtout végétarien.
Énormément de légumes, du soya sous toutes ses formes, des légumineuses, des
fruits, des céréales entières, du poisson, certaines huiles végétales
pressées à froid, des noix, du thé ».
Les
auteurs oublient la documentation scientifique et les tests cliniques (et
surtout les témoignages sur le terrain) attribuant de copieux troubles de
santé au soja moderne (lait, crème, croquettes, soja texturé, etc.). Comment
expliquer que le plus haut taux de cancer aux Etats-Unis soit dans le Marin
County, havre des végétariens sojavores alors qu’il est clairement démontré
qu’une alimentation riche en végétaux (ce n’est PAS "végétarien") est liée à
moins de (si pas quasi- zéro) cancers. Comment expliquer que les vaches
nourries au tourteau de soja ont une durée de vie moitié moindre que leurs
consoeurs nourries à l’ancienne ?
« Des
céréales entières » alors qu’on est déjà victime d’un cancer, ça
s’appelle nourrir le cancer. A part Ohsawa et son monorégime de riz, aucun
des nutripraticiens ayant témoigné de résultats de rémissions de cancer par
l’alimentation n’utilisaient de céréales complètes. « Kousmine » me
répondrez-vous. Ce que le quidam appelle la méthode Kousmine est le plan de
croisière chez elle. Dans la phase d’attaque, c’était sans céréales. Dans
nombre de cas, elle n’autorisait que les céréales sans gluten. A promouvoir
les céréales complètes (et bien sûr les blanches) on entretient les
fermentations intestinales à la base de la toxiinfection qui nourrit la
tumeur. Elle en était bien trop consciente, c'était un des piliers de sa
méthode...
« Couper
complètement le sucre.
Et toutes ses formes plus ou moins synthétiques : dextrose, lactose,
fructose, sirop de malt, sirop de maïs, etc. »
Ouf, ça
personne ne peut nier.
Selon les
auteurs, manger végétarien « permet d'éliminer la plupart des « mauvais
gras », d'augmenter la portion de « bons gras », de consommer une plus
grande quantité de grains entiers, de légumes et de fruits contenant des
composés phytochimiques ayant des propriétés anticancer, comme les fibres et
les antioxydants. « Outre que la classification « bons » et « mauvais »
gras est sujet à de larges débats, je proposerai aux auteurs de contacter
Arjonus von der Planitz, nutritionniste américain un peu tangent certes,
mais qui s’est guéri de multiples cancers à cinquante ans en ne mangeant QUE
de la viande (crue) et des œufs (crus) + un litre de jus de légumes par
jour. Il pratique désormais sa méthode sur des patients, et prétend avoir
guéri plus de deux cent cas… Loin de moi l’idée de vous pousser à ces excès,
mais n’est-il pas utile de les mettre en regard de ces affirmation si
péremptoires ?
"Des
recherches sur des rongeurs ont démontré qu'une diète faible en gras
inhibait la croissance de tumeurs de la prostate ; plus le taux de gras
était faible, plus important était le ralentissement de la croissance"
Cette
recherche spécifique a porté sur la nourriture des rats en bas-âge. Il faut
donc projeter sur l’humain s’il a mangé "maigre" depuis tout petit. Dans
les faits, aucune société ancestrale dépourvue de cancers et pourtant
longève ne proposait de manger maigre. Au contraire, autant manger maigre
est utile dans la phase d’attaque, autant manger maigre en permanence est la
voie ouverte (voir mon article sur la méthode Pritikin dans Pour Qui
Sonne le Gras).
Les
auteurs ne disent rien des choix médicamenteux devenus si courants dans nos
sociétés? Quelle compassion aura-t-on aussi pour la personne qui, consciente
des dangers soulignés dans le texte, fera strictement attention à son
alimentation tout en continuant à prendre des hormones de synthèse ou même
dites « naturelles », qui sont des médicaments ?
Ce qu'on
appelle les « bons gras » sont essentiellement ceux qui contiennent de
l'acide gras oméga-3 et on les trouve surtout dans les aliments suivants :
saumon, maquereau, hareng, flétan, thon, sardine et foie de morue ; huiles
de lin, de noix, de canola et de soya.
Voilà
encore la même chanson ! Les années 2000 s’appelleront les années oméga 3 et
les petits-enfants entendront Mammy : « tu te rapelles, c’est quand Pappy a
fait sa première attaque après avoir pris TROP d’omégas 3 ». voir mon
article dans le même livre, susmentionné.
D'autres
part, une bonne variété de céréales entières (millet, sarrasin, kamut, orge,
blé, etc.) offre un meilleur éventail de composés phytochimiques extrêmement
nutritifs. Les grains entiers se consomment moulus ou non, en pain, en
céréales à déjeuner et autres préparations.
Si un
patient victime de cancer, donc pris par la peur et la douleur, lit trop
vite ce texte, il va donc manger du pain complet. Youpie ! ça va lui
raboter les intestins, et enthousiasmer la population bactérienne qui ne
demande qu’à prospérer sur un terrain si peu oxygéné. Bourré de phytates
s’il n’est pas acheté dans les règles de l’art, et donc voleur de zinc entre
autres... Selon les praticiens de terrain, son alimentation devrait être
dans un premier temps très pauvre en farineux, sauf quelques exceptions. En
tout cas, aucun des farineux enrichis en divers crasses que ma voisine va
naïvement acheter en grande surface sur la base de ce paragraphe.
Note sur
les suppléments d'antioxydants.
Si les propriétés anticancer des antioxydants d'origine alimentaire sont
assez bien documentées - et plusieurs des composés phytochimiques nommés
ci-dessus sont des antioxydants - il semble que les suppléments
d'antioxidants (vitamine E, lutéine ou autres) n'auraient pas toujours ces
propriétés. Et même dans certains cas (supplément d'un seul type pris en
haute dose), l'effet peut être inverse. À cet égard, une excellente
alimentation paraît une démarche plus efficace et moins dangereuse ainsi que
moins coûteuse que l'achat de suppléments. Par ailleurs, les suppléments
d'antioxydants peuvent causer des toxicités, dans certains cas, et
interférer avec les traitements médicaux contre le cancer.
On
applaudit, superbement ciblé et si rare de lire tant de bon sens
aujourd’hui. Voir l’article sur le sujet dans Mon Dico des Idées Reçues
en Nutrition.
Pour une vision
complémentaire du régime végétarien, lire mon article de mise en perspective
dans Cuisine Nature nr 24 sur le livre de
GIllian Mc Keith, macrobiote. Pour un test de votre adaptation ou non au
régime macrobiote, j'ai publié sur le site les
menus pur végé de Nourritures
Vraies. Testez et observez, notez, jugez, concluez. Ce régime ne
convient vraiment pas à tous.
Q1. J'aimerais
tout d'abord vous remercier pour vos livres, votre site web et tout
votre travail. Je vous écris parce que j'aimerais vous demander un bilan
alimentaire pour moi ainsi que pour mon fils de 2 ans et 3 mois (si
toutefois vous vous occupez d'enfants si jeunes). Par la même occasion,
comme vous le demandez sur le site, j'aimerais vous apporter mon
témoignage. Je ne sais pas si celui-ci vous sera utile dans la mesure où
je pense que tout n'est pas alimentaire à 100%, et où je pense que le
changement d'alimentation a aussi joué dans les problèmes de santé.
Voici tout de même mon histoire, au cas où celle-ci serait intéressante
pour vous, de toutes façons, elle est sans doute utile pour le bilan
:Mes soucis de santé ont commencé en 2000. Jusque là, j'avais une santé
correcte, même si durant l'enfance j'ai souffert d'otites à répétition,
de rhumes continuels, comme beaucoup d'enfants. J'avais aussi de temps
en temps des maux de têtes.
En février 2000,
j'avais 21 ans et terminais de brillantes études, j'ai décidé de devenir
végétarienne. Je n'ai jamais aimé la viande, mes parents me forçaient à
finir mon steak du dimanche, et c'était un rêve d'enfant de ne plus en
manger, et je pensais vraiment faire du bien à ma santé. Je continuais
cependant à manger du poisson et des fruits de mer. J'ai aussi commencé
à remplacer le lait (que je n'aimais pas) par du lait de soja. Cette
période était aussi riche en événements stressants : rupture amoureuse
très difficile, fin des études… Quelques mois plus tard, au mois de
juin, j'ai commencé à ressentir les premiers signes de problèmes de
santé : violents maux de tête dès que j'étais un peu fatiguée, et
premières crises de spasmophilie. Cela s'est amélioré durant les
vacances, pour recommencer vers le mois d'octobre : maux de tête, grosse
fatigue, gros besoins de sommeil (j'ai commencé à faire des siestes,
pour la première fois de ma vie), coups de déprime passagers, avec
cependant des phases où j'allais très bien. Mon état a continué à se
dégrader petit à petit : j'avais un besoin de sommeil énorme (j'ai dormi
jusqu'à 20 h par jour à une période) mais souffrais aussi d'insomnies,
de cauchemars, de réveils en sursaut, j'étais épuisée, j'avais des maux
de têtes, de ventre continuels. Mon intestin était gonflé et dur,
j'avais énormément de gaz. Je devais tout le temps aller à selles.
J'avais des chutes de tension et des crises de spasmophilie, ainsi que
des crises d'angoisse. J'avais aussi le nez constamment encombré, la
voix rauque, les yeux gonflés et rouges, cernés. J'avais aussi des
symptômes prémenstruels très forts. J'avais des envies de grignotage et
de sucre incontrôlables. Au niveau alimentaire, je continuais à me
passer de viande, à manger du soja. Têtue et déterminée, il était pour
moi hors de question de remettre en cause mon régime végétarien que je
pensais être sain (et qui n'était tout de même pas très strict puisque
je mangeais du poisson et des oeufs).
J'ai commencé à
avoir des envies de suicide, les médecins on parlé de dépression et j'ai
commencé à prendre des anti-dépresseurs. Ceux-ci plus une interruption
de travail de plusieurs mois m'on permis de sortir un tout petit peu la
tête de l'eau et d'avoir un peu d'énergie pour me prendre en main. J'ai
été voir un certains nombre de psy qui ne m'ont été d'aucune aide, si ce
n'est une personne qui a fait un travail par hypnose qui m'a permis de
retrouver un sommeil normal. Depuis, je n'ai plus aucun problème de
sommeil (alors que depuis ma naissance je dormais mal). En même temps,
j'ai fait des recherches sur le côté alimentaire. J'étais persuadée que
l'alimentation avait un rôle important à jouer là dedans. J'avais
remarqué que mes maux de tête survenaient lorsque je consommais trop de
lait (plus de deux portions par semaine). Les oranges me donnaient le
même effet, et même parfois des vomissements. J'ai beaucoup lu,
notamment Kousmine et j'ai modifié ma manière de m'alimenter. J'ai
commencé à consommer des HVPPF. J'ai tenté de supprimer le gluten, et vu
les résultats positifs, je l'ai éliminé complètement durant plusieurs
semaines, pour pouvoir recommencer à en consommer en petites doses, mais
je ne supporte toujours pas les excès et digère mal le pain. Je suis
aussi passée complètement au bio, augmenté ma consommation de légumes,
fait des graines germées, fait germer mes légumineuses. Par contre j'ai
continué à prendre du lait de soya. J'ai pu recommencer à reprendre des
produits laitiers à petites doses.
J'ai tenté la crème
Budwig, mais ce n'a clairement pas été satisfaisant, j'ai besoin de
quelque chose de beaucoup plus copieux, plus chaud. J'ai eu beaucoup de
mal à trouver un petit déjeuner qui me convenait. Si je ne prenais même
rien qu'un peu de sucre, j'avais des hypoglycémies. Je continuais à être
sensible au sucre, à avoir du mal à m'en passer, à avoir des envies
incontrôlables. J'avais aussi remarqué que mon foie était très sensible
et que je ne pouvais pas me permettre un repas trop lourd, par exemple
il était hors de question de manger des aliments frits, sous peine
d'avoir des migraines, voire des vomissements. Je me promenais
constamment avec un remède homéo pour le foie qui était efficace pour
moi, et j'en prenais dès qu'un plat me paraissait un peu gras. Petit à
petit, j'ai commencé à trouver un équilibre et j'ai trouvé une
alimentation qui me convenait. J'ai pu recommencer une vie normale en
2003 tout en étant encore très sensible à la fatigue. J'ai tenté
d'arrêter une première fois les anti-dépresseurs, sans succès. Ceux-ci
commençaient à me peser très fort à cause de leurs effets secondaires.
J'ai retenté l'arrêt avec succès quelques mois plus tard, et je me rends
compte que cela a coïncidé avec le moment où j'estimais avoir trouvé
l'alimentation qui me convenait, au printemps 2004. Mes migraines ont
cessé complètement, ainsi que les rhumes, mes yeux ont cessé d'être
gonflés, je n'avais plus de chutes de tension, plus de problèmes
intestinaux, si ce n'est des souvent des gaz. J'avais toujours aussi des
envies incontrôlables de sucre, surtout quand j'étais fatiguée, et ce
malgré de gros efforts pour essayer de m'en passer. Un séjour de trois
semaines en France où je ne pouvais pas choisir ce que je mangeais et où
j'ai pris de la baguette tous les jours m'a fait ressentir les effets
d'une alimentation inadaptée : grosse déprime, fatigue, ballonnements,
douleurs aux articulations. Ayant trouvé un équilibre, j'ai commencé à
ne plus trop me préoccuper d'alimentation, je pouvais recommencer à
manger de tout mais sans exagérer sur le gluten (surtout le pain), les
produits laitiers et les aliments frits. J'avais l'impression d'être
revenue de l'enfer et malgré une sensibilité à la fatigue encore
présente, j'avais une vie tout à fait normale et étais capable de mener
une vie professionnelle très prenante. L'arrêt de la pilule m'a encore
fait connaître un sursaut de bien-être. J'ai arrêté le soya quelques
mois plus tard.
En janvier 2005, je
suis tombée enceinte, ma grossesse s'est mal déroulée depuis le début
avec saignements et contractions, j'ai été mise au repos, et mon fil
aîné est né très prématurément et est décédé peu après sa naissance. Les
médecins n'ont aucune explication pour cet accouchement prématuré. Je
pense que l'origine est multifactorielle, mais je ne peux m'empêcher de
me demander dans quelle mesure mon état d'épuisement antérieur a joué là
un rôle. J'avais recommencé à manger un peu de viande durant la
grossesse, et j'ai continué après. Malgré cet événement, j'ai eu la
force de recommencer une vie normale et travailler, j'étais enseignante
en secondaire dans une école dans un quartier difficile, mon travail
était donc extrêmement prenant physiquement et psychologiquement. Je
suis retombée enceinte en mars 2006 et j'ai eu une grossesse sans
soucis, si ce n'est le stress et des mycoses vaginales. Emile né à terme
et en excellente santé. Il a deux ans à présent et est toujours
allaité..
Nous avons déménagé
en Italie pour le travail de mon mari en octobre 2007 dans des
conditions extrêmement pénibles et difficiles (j'ai d'ailleurs perdu 6
kg en 6 semaines). Durant cette période, notre alimentation était tout
sauf correcte. J'ai été littéralement épuisée pendant plusieurs mois
(sans toutefois atteindre un état aussi mauvais que celui que j'avais
connu avant). C'est alors que je suis tombée sur vos livres et votre
site et que j'ai commencé à suivre vos conseils. Les résultats on été
assez nets en quelques semaines. Cependant, je n'ai pas encore retrouvé
l'énergie que j'avais avant le déménagement, et c'est la raison pour
laquelle je fais appel à vous pour un bilan alimentaire. J'ai pensé
faire une cure anti-fatigue, mais j'ai des réticences parce que
j'allaite toujours et parce que j'ai peur de m'épuiser encore plus.
Je vous demande
également un bilan alimentaire pour mon fils Emile parce que je me suis
rendue compte récemment qu'il avait les dents couvertes de caries. Je
suis tombée sur le livre suivant
http://www.curetoothdecay.com/ qui propose une approche
nutritionnelle basée notamment sur les travaux du Dr Price pour traiter
et prévenir les caries. Mon fils étant toujours allaité, je tente de
suivre personnellement aussi ces recommandations. Les conseils sont du
même types que ceux prodigués par le Weston Price Foundation : éviter
les aliments industriels, les farines blanches et complètes non
trempées, les sucres raffinés, prendre du beurre, du lait cru, de
l'huile de foie de morue, ainsi que d'autres aliments riches en
vitamines liposolubles et minéraux. En plus de ça, ce livre conseille
d'éviter les trop grandes variations de glycémie et les aliments trop
sucrés et insiste fort sur les différences et intolérances
individuelles, et conseille de trouver l'alimentation qui nous convient
individuellement, d'où l'intérêt du bilan. Cette approche m'interpelle
beaucoup, d'autant plus qu'il est indiqué que les enfants de parents
végétariens sont particulièrement sensibles aux caries. Mon fils
mangeait peu de sucreries, jamais le soir, et on lui lave les dents
depuis le début. Cependant, je soupçonne fort qu'il ait encore du
reflux, ce qui a pu jouer dans l'apparition des caries. Nous
suivons les conseils de ce livre depuis à présent deux mois et demi.
Nous avons commencé le lait cru un peu plus tard parce qu'il m'a fallu
du temps pour trouver où me fournir, et nous ne trouvons pas d'huile de
noix de coco (ni de palme) en Italie (où l'on ne jure que par l'huile
d'olive). Emile a l'air de supporter le lait cru (qu'il prend sous forme
de kéfir), en tous cas il n'a pas de réaction aussi intense que
lorsqu'il était bébé. Ces changements alimentaires n'ont pas été très
difficiles dans la mesure où nous suivions déjà beaucoup de vos conseil,
avec succès. Dès la première semaine j'ai vu une amélioration dans le
bien-être de mon fils ainsi que chez moi. Mais depuis un mois, ces
résultats ne semblent plus être aussi bons. J'ai arrêté l'huile de foie
de morue car je ne trouve pas ici une marque de bonne qualité, je
commençais à avoir des picotements et des gonflements aux orteils et aux
doigts (qui ont cessés après l'arrêt). Nous avons des gaz, la
forme n'est plus aussi bonne, le régime doit donc être réajusté.
Cependant, il reste comme résultat très positif que mon fils et moi
n'avons plus de fringales ni d'envies de sucre, nous avons réussi à nous
passer totalement de sucre (excepté un peu de fruits) sans grosse
difficulté, alors que j'essayais personnellement de me passer de
sucres depuis des années sans succès. J'ai eu cependant un peu de
mal à supprimer les dattes pour Emile, et il est toujours très
demandeur de bananes (peut-être y trouve-t-il quelque chose ?), mais il
se passe très bien du reste (biscuits, gâteaux etc), même si d'autres
enfants en mangent devant lui. J'essaye d'aller un peu plus loin et de
rechercher les aliments qui nous conviennent et d'éviter les sources
d'intolérance, et en lisant vos articles qui parlent des amines etc., je
me sens complètement perdue. C'est pour cela que je fais appel à vous.
De plus, Emile a toujours été un bébé et un enfant qui pleure beaucoup
et qui demande énormément d'attention. Il se réveille toujours
régulièrement la nuit. Jusqu'à ses 3 mois et demi, il n'a dormi
pratiquement que sur moi. Il régurgitait énormément, avait des coliques
et pleurait jour et nuit. Comme dit plus haut, je soupçonne fort qu'il a
encore du reflux, et a facilement des gaz. Ses coliques ont stoppé vers
4 mois et demi, après que j'ai stoppé totalement ma consommation de
chocolat et de produits laitiers (même des quantités minimes dans les
préparations lui donnaient des coliques). Il est de plus assez souvent
cerné. Je pense donc que faire le point sur son alimentation devrait
pouvoir l'aider. Excepté ses problèmes aux dents et son tempérament
parfois « difficile », il est cependant en très bonne santé et très
rarement malade. Comme il est toujours allaité, faire un bilan
alimentaire moi aussi permettrait aussi de lui fournir le lait le plus
riche en éléments nutritifs. Je vous remercie de votre attention Bien à
vous
R. Je vous envoie
séparément la proposition d’audit nutritionnel. Ne le remplissez que
pour vous (et ne payez qu’une fois !) car vous pourrez projeter sur
Emile ce que vous apprendrez dans les nombreuses annexes du bilan. En
gros et en travers, il faut être très solide pour manger pur végétarien
sans prendre en compte son profil profond. Globalement (ce que je
détaillerai dans le livre Mon Dico des Idées Reçues en Nutrition),
le régime végétarien ou semivégétarien est idéal pour beaucoup, mais
l’erreur est d’éviter les graisses saturées et de surdoser en sucres
(même farineux) – sans compter que le soja s’avère être un véritable
poison pour certaines biochimies (plus j’avance plus je rencontre de cas
où les désordres digestifs et d’épuisement ont commencé avec cet
imposteur....). Votre historique sera certainement très profitable à bcp
de lecteurs (première grossesse difficile, à issue dramatique, caries
d’Emile, etc.), car on y lira à quel point une alimentation mal cadrée
peut épuiser les ressorts profonds d’une personne et on en déduira que,
bien ciblée, elle peut être un formidable remède. C’est aussi souvent le
cas des femmes qui sot lipidophobesà cause de conseils mal éclairés sur
une nutrition équilibrée.
La cure antifatigue vous conviendrait pour une part de votre profil
(« deviné » à distance), mais elle n’est pas recommandée aux personnes
épuisées. Je pourrai lire dans votre bilan ce que votre corps peut
supporter comme cure de remise sur pied, mais je cible surtout
l’alimentation permanente, que j’appelle « de croisière ». Au passage,
c’est un vrai plaisir de rencontrer quelqu’un qui s’écoute si bien et si
vite (voir huile de foie de morue).
Q1.
Bonjour, bien que connaissant beaucoup de choses en matière
d'alimentation saine et bien qu'étant très à l'écoute de mon corps, je
suis arrivée à un stade où je ne sais plus quoi manger. Les nourritures
ne me paraissent plus attirantes. Je n'ai qu'une toute petite cuisine
bien mal équipée et moi qui aimait tant cuisiner j'ai perdu toute envie
de cuisiner car je manque d'équipements, de place, et surtout parce que
je ne sais plus trop comment me nourrir, ni ce qui est adapté et bon
pour moi.
Et puis il y a tant de sons de cloches différents sur le marché de la
diététique. Je suis maintenant en pleine confusion. J'ai pratiqué
pendant plusieurs années le régime d'Adamo (je suis du groupe A).
Actuellement je commence à me demander si tout cela a du sens. J'aime le
houmous par exemple et c'est interdit. J'ai été végétalienne à une
époque et végétarienne aussi. J'ai eu une période où je mangeais du
poisson frais vapeur et je sentais que c'était bon pour moi. Mais
maintenant je suis en Belgique et je ne trouve pas de poisson frais dans
la ville où je suis. Quant au poisson surgelé il n'est pas mieux...
Reste le thon en conserve mais bon où est la vie dans une boite de
conserve? Je me suis mise au poulet vapeur 2 fois par semaine et je
commence à en avoir assez et je ne sais plus ce qui est bon pour moi. Je
me demande si je ne devrais pas redevenir végétarienne ou végétalienne.
J'aimais l'être mais en même temps le docteur a semblé dire que les
végétariens ne peuvent être en bonne santé. Et je me demande si mes
soucis ne viennent pas de là. Je ne vais pas m'étendre là-dessus. Je
reparlerais de tout ça en bas de mail.
Je vais plutôt vous dire que je voudrais grossir. Ces 4 ou 5 dernières
années j'ai perdu environ 5 kg, je suis devenue très mince, trop et ça
ne s'arrange pas. J'ai perdu de partout et c'est très flagrant sur les
bras, le torse, les seins. J'ai été diagnostiquée il y a un an avec un
début d' ostéoporose trop avancé pour mon âge. J'ai 46 ans. Le docteur
m'a prescrit un traitement Stéovit D3 à prendre pendant un an et je ne
l'ai pris que 3 mois car je n'ai pas confiance dans tous ces trucs
chimiques. Je n'ai donc rien fait pour me soigner. Sur les bilans
sanguins de 2006 et 2007 il y avait beaucoup d'anomalies au niveau des
acides gras. Et aussi des carences en vit A mais pas seulement...
Depuis l'âge de 28 ans je suis carencée en fer. Les comprimés de fer et
les injections de fer n'ont eu aucun effet sur moi. J'ai donc laissé
tomber et j'ai appris à vivre ainsi. Ce manque de fer ne me dérangeait
pas plus que ça.
Le problème est que depuis maintenant trop longtemps j'ai l'impression
de ne plus être celle que j'étais. Je ne fais quasiment plus rien de mes
journées, je me sens et je suis complètement isolée et manger ne
m'attire plus de la même façon qu'avant. C'est presque comme si j'avais
perdu la joie de savourer un mets et dans les autres domaines de ma vie
il n'y a plus de joie non plus car ma vie est devenue vide de tout.
Ici dans ma cuisine équipée au minimum, je mange toujours à la vapeur.
Je veux me réapproprier ma vie, redevenir "normale". Il me semble que je
me suis éloignée de tant de choses : ma créativité, ma tendance à être
une relationnelle, ma tendance à vouloir faire des choses.... Et aussi
il me semble avoir perdu mon rayonnement, ma lumière et ma beauté
physique. De plus, depuis quelques mois j'ai perdu beaucoup de cheveux
et cela est fort laid. J'étais une femme si belle, si rayonnante, si
lumineuse. Et j'avais une si belle chevelure. Si je continue à ne rien
faire, ma situation ne va pas changer. Je me suis même éloignée de mon
travail avec lequel j'étais pourtant tellement en harmonie. Travailler
était pour moi un véritable bonheur car quand vous faites ce pour quoi
vous êtes fait, c'est un vrai bonheur. Sans le vouloir et sans rien voir
arriver je me suis éloignée de la vie. Serait-il possible qu'une
alimentation inapropriée ait à la longue en partie provoqué cela? et
pourtant il y a tant de vie en moi! je ne sais pas ce qui m'est
arrivé... Je ne me ressens pas comme étant dépressive. Je le précise car
vous auriez pu penser que je le suis. Surtout avec le virtuel, puique
vous ne me voyez pas et n'entendez pas ma voix.
Je veux retravailler, avoir à nouveau des loisirs, ne plus être
isolée..... J'ai pourtant l'impression que je n'y arrive pas. J'ai
pourtant la force intérieure de le faire. J'ai l'impression que ce qui
ne suit pas se passe au niveau de mon corps. Je pense que s'il y a des
dérèglements dans le corps qui durent depuis longtemps ou des carences,
cela rententit ailleurs. En même temps je pense que les manifestations
du corps sont la résultante de ce qui se passe dans notre vie et de
comment nous la vivons. Il est vrai que j'ai eu mon lot de moments
douloureux et éprouvants consécutifs de 2003 à 2007 et aussi plus tôt
dans la vie. Beaucoup d'autres à ma place n'auraient pas eu la force de
tenir. Cependant focaliser sur le passé ne f'ait pas avancer les
choses. Le passé est passé et je ne vis pas dans le passé
Je veux prendre en main et régler une fois pour toutes ces dérèglements
de santé, reprendre du poids et des aussi des muscles (j'ai l'intention
de faire de l'exercice pour me muscler mais ça fait des semaines que je
le dis!), me réapproprier ma vie et savoir une bonne fois pour toutes ce
qu'il convient de manger. Je suis, en novembre 2008, allée voir un
gynéco homéo (que je ne connaissais pas), pour examen gynécologique de
contrôle et j'en ai profité pour lui montrer mes analyses de sang de
2006 et 2007 ainsi que la densitométrie, bien qu'il soit gynéco. Il m'a
prescrit différents remèdes mais à ce jour je n'en ai acheté qu'un seul
(les omégas 3). Pour le reste je ne sais pas si je peux faire confiance.
Moi qui savais tant écouter ma voix intérieure, je suis actuellement
perdue et je ne parviens plus à bien entendre et à savoir ce qu'il y a
lieu de faire.
Il a donc prescrit du silicium organique G5, des omégas 3 (j'ai acheté),
du silicea en granules homéopathiques, de l'acérola (j'ai voulu acheter
mais je ne suis pas arrivée à en trouver sans sucre), de l'A D cure en
ampoules, de l'agnaforte (je ne sais pas ce que c'est), de l'urticalcin
(je ne sais pas ce que c'est) en granules homéopathiques et du fosavance
(remède qui m'effraie).
Cependant il ne suffit pas de prendre 50000 remèdes même s'ils sont
naturels, il est aussi nécessaire de savoir pourquoi il y a ça ou ça qui
cloche. S'agit-il du foie? ou d'autre chose? bref travailler sur la
source du problème.
Je précise qu'à l'âge de 28 ans je suis restée un an et trois mois sans
avoir de règles, à une période où j'étais malade suite à des amibes lors
d'un séjour en Inde, et que cela a peut-être créé le résultat que montre
cette première densitométrie. Et aussi vers 25 ans j'ai changé
d'alimentation, plus de viande et vers 27 ans j'ai retiré tous les
produits laitiers. J'ai aujourd'hui 46 ans. J'ai aussi montré au gynéco
des résultats d'analyses de sang faites en mars 2007 et une
densitométrie effectuée en septembre 2006 et une analyse de sang du 20
mars 2008. Il s'est aussi basé sur cela pour prescrire les remèdes.
(ici : longues analyses )
J'ai cru entendre qu'il souhaitait réduire le volume de sang de mes
règles. Je n'ai pourtant pasle sentiment d'avoir des règles abondantes.
Je suis extrêmement concernée par la densitométrie et je ne sais pas
comment est mon état à l'heure d'aujourd'hui car la densitométrie date
d'un an et rien n'a été fait pour régler le problème. Le médecin qui
avait demandé la densitométrie avait prescrit Stéovit D3 à prendre
pendant un an et refaire une densitométrie. J'ai pris ce médicament
pendant 3 mois et j'ai arrêté. Je ne me voyais pas prendre ce truc
pendant un an car ça contient des huiles hydrogénées et en plus je me
suis dit qu'il ne servait peut-être à rien de me bourrer de calcium et
de vit D s'il s'avèrait que le problème vienne d'ailleurs. Maintenant ce
Fosavance prescrit par le gynéco, c'est pire. Quand je lis sur internet
de quoi il s'agit, je me demande vraiment s'il est une bonne chose que
je prenne ce médicament. En même temps je veux éviter tout risque de
fractures quand je serai plus âgée. Je suis aussi concernée par le
risque d'athérosclérose. J'en avais parlé à l'époque au médecin qui
avait dit que ce n'était pas grave. Des omégas 3 j'en ai déjà pris
suite à l'analyse de sang ancienne. Mais ça n'a pas tout résolu. La
preuve est que l'analyse de mars 2007 n'est pas bonne. Donc l'oméga 3
avait peut-être aidé mais pas changé les choses. J'avais pris Eskimo 3
liquide de chez Biodynamics. Maintenant j'ai acheté à nouveau les omégas
3 de chez Biodynamics. C'est la seule chose que j'ai acheté de la
prescription. Mais bon je n'étais pas allée le consulter pour les choses
dont je vous parle mais plutôt pour un contrôle gynéco et à cette
occasion je lui ai parlé et montré mes anciennes analyses et densito.
Quand au G5 c'est certainement la meilleure marque mais en même temps il
contient du paraben! pourtant l'idée de prendre du silicium organique G5
me semble bonne...Le gynéco a aussi demandé que je regarde pendant une
semaine mon taux d'acidité avec des tigettes (mesure PH urinaire).
Quand aux autres remèdes je ne connais pas (à l'exception du Q10 que
j'ai d'ailleurs pris de moi-même dans le passé) mais apparemment ça n'a
pas empêché d'avoir de tels résultats d' analyse de sang.
En conclusion je ne sais pas quoi faire. Je veux aller mieux, régler le
problème lié au fer, retrouver une vie normale et aussi prévenir
d'éventuels problèmes de fractures et d'athérosclérose et retrouver des
règles qui reviennent chaque mois et retrouver la capacité à faire les
choses que j'ai à faire et vivre ma vie car j'ai un beau destin à vivre
et je passe à côté! Je veux aussi arrêter de perdre mes cheveux qui
tombent incroyablement depuis un an! j'avais une si belle chevelure
avant. Je veux aussi retrouver mes muscles des bras qui ont fondu depuis
environ un an et demi. Je veux recommencer à me concentrer sur mon
travail car j'ai tant de potentiel. Bref il me semble que je ne fais
plus rien et cela dans tous les domaines de ma vie. Cela n'a pas de sens
car j'ai beaucoup à faire, beaucoup à donner et à recevoir, etc....Je ne
me sens pas en totale adéquation et en confiance avec les remèdes
prescrits par le gynéco. En plus quand je vois tout ce qu'il faut
prendre avant le petit déj!!! Le problème lié au fer a été décelé
quand j'avais 28 ans. Il n'existait pas avant! les comprimés de fer
n'ont pas su régler le problème. Le Floradix non plus. Les piqûres de
fer non plus. Il y a environ un an je me suis mise à remanger du poulet
et de la dinde. Et depuis quelques jours je remange un peu de fromage de
chèvre (j'avais été diagnostiqué intolérante aux produits laitiers et il
est possible que je le sois toujours). Quand je mange le crotin de
chèvre au lait cru j'ai des selles puantes. Les autres moments je n'ai
pas de selles puantes. Mais je commence maintenant à me demander ce que
je dois manger!! pourtant je ne mange aucune cochonnerie, je ne consomme
pas de sucre..... Depuis 2 jours je me suis mise au tout cru et
niquement végétal. Je me sens légère mais je n'arrive plus à aller au
toilettes!!!
Avant je mangeais du poisson mais depuis que je suis en Belgique ce
n'est pas évident. Le poisson frais est presque introuvable à Liège.
Alors j'ai arrêté d'en manger quelques temps et puis j'ai recommencé il
y a un an. C'est plutôt du cabillaud surgelé et parfois quelques
conserves de poisson gras. Je ne suis pas pour les conserves et le
surgelé. Je n'en consommé avant d'être en Belgique. Mais dans cette
ville c'est très compliqué. Je ne sais vraiment pas quoi faire. De plus
le gynéco ne m'a pas parlé d'un suivi. Quant à la densitométrie que je
devais faire ce mois de décembre après un an de prise de Stéovit D3 je
ne vois pas la nécessité de la faire puisque je nai pas pris le
médicament pendant un an comme prévu. Je manque de vit A aussi. Et je
crois de tout un tas d'autres choses..... Et aussi ma DHEA semble basse
et cela m'inquiète mais le médecin n'a pas eu de réponse à me donner.
Si je vous écris (et ce fut un fastidieux travail d'écrire au clavier
dans ce mail tous les résultats d'analyses car je n'ai pas de scanner)
c'est d'une part parce que vous m'inspirez confiance et d'autre part
parce que j'ai besoin d'aide. Ici dans ce pays belge je ne sais vers qui
me tourner.
R1.
Bonjour
et merci de votre confiance. je n'ai pas le temps, avant mon départ pour
l'étranger -> 1 mars, de répondre en détail, mais j'irais consulter le
docteur Médart, rue de Campinne 380 à 4000 Liège 04 224 07 14, auteur
de "Quand l'intestin dit non ", de "Le régime IG diabète"
et de « Manuel pratique de nutrition. L'alimentation préventive et
curative » . Je le mets en copie de ce mail et il vous demandera
peut être votre premier et long courriel. Votre cas est typique de ceux
que l'on rencontre souvent actuellement. Il se pourrait que vous
soyiez victime d'une biochimie que je qualifie de "canari", ce que peu
de thérapeutes prennent en compte pour leur pratique (le docteur Medart
n'est pas au courant non plus, je crois). J'expliquerai plus longuement
dès que j'arrive en France. J'ai une présentation sur
www.taty.be/canari.
Q2
Bonjour!
Merci pour votre début de réponse. En attendant la suite de votre
réponse voici les 2 questions que votre premier mail m'inspire. Les
profils canari ne sont-ils pas plutôt attirés par le sucre? car moi je
n'ai aucune attirance pour le sucre. D'ailleurs je ne consomme jamais de
sucre et cela depuis des années! Parmi tous les points que je souhaite
prendre en mains, quels sont ceux pour lesquels, à votre avis, le
docteur Médart serait compétent?
R2.
Bonjour Je suis enfin au calme à Arles et je prends un peu de temps pour lire
avec attention votre courriel. J’ai beau lire très vite, j’avais un peu
survolé le premier. Vous posez une série de questions qui sont
approchées dans mes livres, je vous pointerai lesquels peuvent aider. Le
livre coeur de mon approche est
Nourritures Vraies
(base) suivi de
Mon Assiette en
équilibre (pour les personnes fragiles). Dans ces deux livres
papier, en librairies classiques, vous trouverez réponses à bcp de vos
questions. Voici mes commentaires individuels.
-
Groupe sanguin et
Hoummous : pourquoi suivre à la lettre un régime pour lequel on a si
peu de recul ? Prendre quelques infos pour tester : oui. Suivre à la
lettre ?? En quinze jours eulement on peut observer les résultats +
ou – d’un changement alimentaire. Il est alors temps de recadrer..
J’ai résumé ce que j’ai pu retenir de cette approche d’Adamo dans un
de mes articles (qui sera dans Mon Corps ets-il d’Accord ?
-
Poisson frais :
lorsque nous aurons un peu plus de recul, nous sourirons de cette
mode actuelle de faire manger du poisson (et n’importe lequel) à
tous les mangeurs. Ce sera présenté dans Mon Dico des Idées
Reçues en Nutrition. Le poisson n’est pas la meilleure des
protéines actuelles, pour diverses raisons énergétiques (médecine
chinoise) et nutritionnelle (polluants et métaux lourds) sans parler
de l’attitude de lécologiste que je ne peux m’empêcher d’être...
-
Votre médecin n’a
pas tort en annonçant que « les végétariens ne peuvent être en
bonne santé » à condition d’ajouter que c’est le cas s’ils sont
fragilisés à la base (et surtout s’ils sont du groupe sanguin 0,
curieusement). Le soupçon de canari provient de ce que le
végétarisme peut être inadéquat, mais il ne peut pas abîmer une
personne à ce point. Le soja moderne est à incriminer, mais pas à ce
point.
-
L’ostéoporose peut
être désamorcée et même plus en consommant au quotidien le bon vieux
bouillon de poule de nos mamies (longue explication, mais je ne sais
plus dans quel livre...)
-
Les carences en
fer ont des sources bien plus subtiles que des règles volumineuses
ou une carence en boudin noir. Triste période où nos scientifiques
nous emmènent sur la lune mais tiennent encore des discours aussi
simplets. Ces carences sont souvent la conséquence d’une biochimie
perturbée (réf : canaris).
-
« Je mange
toujours à la vapeur. » Certains profils ne se ressourcent pas avec
la cuisson vapeur. On peut se dévitaliser à cuisiner contre nature.
-
« Serait-il
possible qu'une alimentation inapropriée ait à la longue en partie
provoqué cela? (troubles psychiques, démotivation, etc.)» Oui,
mille fois oui (lire le témoignage suivant), mais la nutrition n’est
pas tout. Accessoirement, elle peut renforcer les troubles qui se
sont installés à la faveur de « moments douloureux et éprouvants »
-
omégas 3 : même
refrain que le poisson. Mon livre Pour Qui Sonne le Gras
détaillera à quel point on peut se tromper avec ces ajouts
intempestifs plus longtemps que quelques semaines. Certaines
biochimies s’en trouvent même plus mal !
-
« Quand aux
autres remèdes je ne connais pas (à l'exception du Q10 que j'ai
d'ailleurs pris de moi-même dans le passé) mais apparemment ça n'a
pas empêché d'avoir de tels résultats d' analyse de sang ». Je
suis résolument prudente face aux compléments car je ne leur vois
pas autant d’effets, et si rapides, que l’hygiène de vie de base
doublée d’une nutrition « vraie » et ciblée à son profil. Je leur
vois même des défauts majeurs, sur le terrain.
-
Vous avez été
diagnostiquée intolérante aux produits laitiers et les éviter vous a
probablement fait perdre les enzymes utiles à les traiter. Normal
que leur réintroduction non progressive et non calculée provoque des
adaptations. On rira aussi bien (jaune peut être) dans quelques
années lorsque se sera calmée cette mode idiote de croire qu’un
aliment peut être un agresseur dans l’absolu. Mon livre sur le sujet
Qui a peur du Grand méchant Lait ?
-
« Depuis 2
jours je me suis mise au tout cru et uniquement végétal. »
Le tout cru végétal équivaut à jeûner pour vous. C’est pire que
tout....
Je vous ai proposé de
voir le docteur Médart car, même sans faire votre bilan perso, je
pense que dans votre cas il faut un vrai médecin pour vous ressourcer,
un médecin qui entende les troubles psychiques sans les délier de
l’hygiène de vie et qui connaisse la nutrition (et pas seulement la
nutrithérapie, alias la surconsommation de compléments alimentaires). Il
me semble que vous faites plutôt partie de la cohorte carencée en
neuromédiateurs, protéines et graisses (toutes, dont les saturées !).
Vous ressortissez peut être plus de mon livre Quand j’étais Vieille que de
Canaris de la Modernité. Les personnes épuisées ou carencées en
neuromédiateurs ne peuvent tout simplement pas manger comme les autres,
même quand ils croient manger sain... Je raconterai bientôt sur le blog
de Quand
j’étais Vieille
à quel point la nutrition bien ciblée m’a guérie de mes troubles
psychiques remontant à l’enfance. Une révolution à quarante ans, quel
délice d’habiter avec ce nouveau mental libéré et enchanté...
Janvier
2009. Fin de mes réponses aux mails sur le sujet du végétarisme bien
compris. Le dossier sur le sujet sort sous peu sous le titre
Végétarien
équilibré sans trucs ni prothèses
(dans Tartes et légumineuses. Merci de votre confiance et de votre attention.