taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Grignoter entre les repas?

Pourquoi choisir 3 repas par jour plutôt que des multi-collations ou pourquoi une personne sensible aux sucres ne peut pas grignoter tout au long de la journée. « Arrête de jouer avec ton insuline », dis-je à mes amis faiblards du pancréas — insuline qui prend toute la place et empêche ses camarades d’agir. Il faut avoir lu les infographies précédentes de ma série janvier 2017 si l’on veut comprendre celle-ci au mieux - série amorcée par ici.

télécharger en pdf interactif - voir l'infographie n° 7 - n° 5


Auditeurs et praticiens soyez les bienvenus, téléchargez pour l'utiliser dans votre pratique.
Noter que la remarque sur les enfants vaut pour l'Europe, pas pour le Québec, où l'on voit de plus en plus d'enfants dont la physiologie de l'insuline ressemble à celle des jeunes Américains. *NB*
Merci de garder la référence à mon site.
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Le texte transcrit.

Transcription

source : www.taty.be

Rythme classique

Fluctations de l’insuline selon les prises alimentaires. C’est après chaque prise alimentaire que l’insuline est stimulée, et pas seulement après une sucrerie ou un fruit. Un repas à 8h30 provoque un pic d’insuline vers 9h-9h30, pic plus ou moins élevé selon le contenu en sucres du repas. Entre les repas, l’insuline revient au calme. Les autres hormones peuvent s’activer. Les valeurs sont exprimées en µIU/ml.

En grignotant

Fluctuations de l’insuline chez une personne sensible aux sucres qui grignote entre les repas ou qui suit le conseil de manger six fois par jour. Imaginez chez un hyperfragile, chez qui l’insuline grimpe au double des valeurs après avoir consommé trop de glucides...
Le corps est surstimulé en permanence, sans qu’on le sente franchement.
Ouf! Repos entre les pics d’insuline...

En superposant les deux courbes, on voit mieux à quel point le grignoteur est en permanence en train de produire trop d’insuline. Il ne revient quasi que la nuit à la dose «normale» de 15 µUI/ml. Résultat: inflammations chroniques, risques cardiovasculaires, prise de poids ou blocage des effets minceur — parmi les multiples effets d’une insulinémie quasi permanente.
Un des fléaux qui sous-tend quantité de nos maladies modernes

Bénédiction pour nos enfants en bonne santé: ce phénomène ne les touche pas autant que les adultes, ils ne sont pas encore insulino-résistants. Deux collations par jour pour un enfant ne pose pas de souci. Des grignotages à tout bout de champ, en revanche....

Dans Cinglés de sucres, j’invite à ne PAS pratiquer les multi-collations , conseillées dans tant de plans d’alimentation saine. Dès que vous mangerez des repas denses en nutriments et en graisses, finies les envies de grignotage. Vous en viendrez tout naturellement à ne manger que deux à trois fois par jour, sans force et sans restriction volontaire.
www.cinglesdesucres.com

article relié à mon livre "Cinglés de sucres"

 

Feedback mail par une amie naturo: "Tu fais bien de dire "en bonne santé" sur le graphique, car dans 10 ans (voire moins quand je vois les enfants de l'école de mes enfants), ceux-là seront une toute grande minorité et tu ne devras plus faire de remarque spécifique pour le Québec... Journée classique de 80%, voire 90% des camarades de classe de mes enfants: kellogs au petit déjeuner, biscuit chocolaté à 10h, tartine au choco + jus (souvent avec sucre ajouté) à midi, biscuit puis fruit à 16h, repas familial le soir. Leur première prise de protéine de la journée est à 18h, si on ne compte pas le lait en poudre des biscuits chocolatés.
Mais les parents sont persuadés que leur enfant mange sainement: il y a un fruit, le choco est sans huile de palme et pas de beurre sur les tartines!
Vérifié en voyage scolaire, sur une classe de 23, ma fille et une copine à elle étaient les seules à ne pas avoir des tartines au choco comme seul aliment du repas de midi. Oui, 2 sur 23!!!!
La catastrophe sanitaire n'est pas pour dans 10 ans, c'est pour après demain!"


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