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Lire aussi le témoignage de la
maman de Zia (aussi à paraître dans un
prochain livre: Pour Qui Sonne le Gras,
à télécharger)
voir page précédente
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Q1. J'hésite a acheter les 3 premiers topos. "nourritures
vrais" je pense que ca fera vraiment double emploi avec tout ce que j'ai lu
de vous avant dans le bimestriel Cuisine Nature, qu'en dites vous ? "Mon
assiette en equilibre" pourrait peut-etre m'aider pour faire suite a la cure
decrochez du sucres, n'est ce pas ? et "Du gaz dans les neurones" pour
modifier un peu la premiere cure et la suite au regard de la disbiose. c'est
bien ca ? J'ai du mal a comprendre l'enchainement: regler la disbiose
d'abord, la glycemie apres. tout est lié n'est ce pas. pour regler la
disbiose il faut arreter les sucres et feculents de toute facon. Je cherche
a faire les 2 en meme temps
R1. Je vais m’expliciter longuement, car je reprendrai ceci sur le site.
Une grande partie des textes de ces livres (collection Les Topos) ont déjà
été publiés, par morceaux, dans le bimestriel qui a duré de 2003 à 2006.
Ici, les articles sont réunis en synthèse. Ils font plus de sens. Si vous
avez fait la synthèse vous même, vous n’en aurez évidemment pas besoin.
Les Topos sont conçus pour être lus dans l’ordre des numéros des tomes,
mais devraient pouvoir être compris individuellement. Ils ne sont pas écrits
pour faire de l’automédication, mais bien pour comprendre pourquoi le
thérapeute recommande l’une ou l’autre cure. C’est à lui ou elle de définir
pour vous quelle cure suivre quand, et sous quelle forme.
Nourritures Vraies
constitue la base, à
laquelle je me réfère toujours comme pilier central. Puis, en fonction de la
pathologie d’une personne, les autres livres sont utiles:
-
Pour les victimes de douleurs chroniques (dorsalgies, etc.), de maladies
autoimmunes, lire Mon Assiette en équilibre pour savoir comment
adapter Nourritures Vraies à ces cas-là.
-
Pour les cas de colopathie et dysbiose sévère, en particulier les cas
d’enfants hyperactifs, autistes, etc, lire Du Gaz dans les Neurones
pour savoir comment adapter Nourritures Vraies à ces cas-là.
-
Pour une personne qui serait „allergique“ au gluten ou au lait, lire
Gloutons de Gluten pour mettre en perspective la piste du sans-gluten
sans-laitage et savoir comment adapter Nourritures Vraies à ces cas-là.
-
Une Cure Antifatigue vise les personnes qui, sans être vraiment victimes
de maladie chronique, sentent que le peps baisse un peu et voudraient se
reprendre en mains (manger bio, cuisiner un peu, acheter frais, etc.); la
récompense étant une plus grande vitalité légèreté.
Dans
Nourritures Vraies, une des nouveautés par rapport au bimestriel est
pratique: j’ai ajouté le catalogue des achats ressourçants, qui aide à
choisir les bons produits. Je maintiens que la plupart des troubles actuels
(depuis les petits bobos jusqu’aux maladies dégénératives) sont entretenus
au tout premier chef par les aliments dénaturés, les graisses trans et
isomérisées, les additifs, les pesticides, les résidus de traitement, etc.
– bref tous les aliments vides de nutriments et tous ceux qui provoquent des
inhibitions enzymatiques (non seulement, on ne mange plus de vitamines, mais
on mange des „antivitamines“, un comble, non?). Nourritures Vraies
aide à y faire le tri.
Mon Assiette en équilibre
est le livre d’entrée de
la collection, à l’intention des malades chroniques. Nourritures Vraies
ne suffit pas dans ces cas, même si c’est une étape indispensable. J’ai
donc inclus dans Mon Assiette en équilibre des mises en garde sur les
régimes habituels, sur les cures, etc. + la cure la plus proche de la
Cure Antifatigue dans ses effets: c’est la cure Retour au Calme,
qui est plus facile à mettre en place.
Quant
à savoir quelle cure vous devriez faire ici et maintenant, idéalement, je
répète que vous devriez être suivi par un thérapeute qui vous aidera à
choisir. Malgré votre grande curiosité dans le domaine, je crains qu’il ne
soit pas possible de gérer seule la progression: faut il commencer par la
dysbiose ou par la glycémie instable? Alors que ça peut être un problème
autre.... (l’année passée, j’avais le soupçon pour vous, mais à distance,
que vous n’êtes pas hypoglycémique, mais sujet à faire la cure
antiparasitaire d’abord).
Les
livres de cette collection sont rédigés comme une synthèse des
questionnements actuels, à l’intention des mangeurs un peu pointus en
nutrition, mais les cures et les tableaux de chaque livre sont destinés aux
thérapeutes. Ce sont des outils qui peuvent s’ajouter à leur arsenal
classique.
Témoignage. Chère "Dolto
de l'alimentaire", Voilà une dénomination qui te va à ravir. Je
n'arriverai pas à lire tout le livre d'ici jeudi soir, car j'ai envie de
prendre mon temps et de le savourer. Je le trouve magnifique pour plusieurs
raisons : les explications sont très faciles à lire et intéressantes. Pour
les cas d'urgence il y a les synthèses: extra. Je pense que tu fais le tour
de la problématique en restant très abordable. Bravo aussi sur l'ajout des
images de cristallisations. Ce livre est un soutien indispensable pour
notre projet de ressourcement en fermes, car c'est vraiment dans cette
direction que les personnes ont envie d'aller. Tu leur donnes la pratique
qui complète la leur et en plus les références théoriques, les expériences
observées sur le terrain. C'est vraiment "le" livre que nous attendions.
Merci pour l'itinéraire en page 1 : Geneviève qui est agricultrice. Celà ne
peut qu'encourager celles qui comme les Peuls à côté des farines de légumes
résistent avec leur seule intuition mais sont parfois fragilisées tant
l'impact de tout ce que l'on dit et présente sur le sujet est immense. Ce
que je constate, c'est qu'elles ont le goût de l'alimentation vraie dans"
les tripes", et c'est celà qu'il faut sauvegarder. En celà tu les soutiens
vraiment par ce livre.
Note Taty mai 2008. Hélas, l'auteur de ce gentil mot a été licenciée de
son poste de responsable dans une fédération agricole, au prétexte qu'elle a
fait la promotion de mon livre... Prétexte, bien entendu. Mais c'est
édifiant pour un profane d'apprendre que les fédérations agricoles ne
défendent pas du tout les nourritures vraies sauf lorsqu'elles ont été
dénaturées par l'agriculture intensive et l'industrie au passage.
18.8.2008 J’ai trouvé un passage qui semble d’un bon sens inoui sur le blog
de Riverford Organic Veg (vegbox home delivery), projet formidable rencontré
lors d’une émission de la BBC sur les « Farming Heroes ». L’auteur s’en
prend à la nutrition arithmétique -- comme on se comprend ! – et
termine par ceci.
In a recent edition
of Radio Four’s excellent Food Program, Michael Pollan author of “In Defence
of Food”, gave some simple guidance on how to eat a healthy diet and enjoy
it:
1. don’t eat
anything your great grandmother would not recognise as food
2. don’t buy anything with more than five ingredients
3. only eat at a table; eat slowly and communally
4. distrust any food claiming health benefits
Tant
de bon sens, n’est-ce pas ? Cela semble si simple... Et pourtant y a un
blème! Et sérieux. Le problème est que beaucoup de mangeurs d’aujourd’hui ne
savent même plus ce que leur arrière-grand mère mangeait.... La limite des
cinq ingrédients est une fausse certitude car l’étiquette ne doit pas
indiquer tous les ingrédients précis. Le quatrième point est encore plus
délicat : se méfier des allégations de santé signifie qu’il ne faut pas non
plus écouter les discours de maman sur les vertus des légumes et des bonnes
graisses originelles ? Et voilà, à vouloir réduire en quelques lignes un
travail qui demande des centaines de pages et des heures de métier (suivez
mon regard), la sursimplification détruit le message... Ceci étant dit, à
quand chez nous ce même projet de paniers de légumes bio à domicile sur
cette échelle et à de tels prix ? (voir les comparaisons de prix bio
supermarché et leur veg box sur la
page
en date du 4 août)

Le livre de l'été pour les
curieux des coulisses de l'agro-biz alimentaire: "Arômes
dans notre assiette : La grande manipulation" , par Hans Ulrich
Grimm, chez Terre Vivante. Le titre du livre original en allemand est "Votre
Soupe vous Ment". Je l'ai addddôôôré, mais sa lecture peut refroidir ceux
qui croient habiter à Disneyland. C'est enfin une enquête de type
investigation, comme savent le faire certains journalistes ricains. A
l'intention des plus pointus d'entre nous. Les
autres ouvrages en français ont souvent tendance à répéter ce qui est déjà connu. Des mantras, quoi. Ici: de l'info, des questions
pointues, des nouveautés à chaque coin de page. Je copie un commentaire de
lecteur sur amazon, qui résume mieux que je ne le ferais: "Ce
livre décrit la « grande manipulation » de l'industrie agro-alimentaire :
publicité, étiquettes des produits, réglementation internationale, la chimie
au service de nos papilles, ... Apprenez les incroyables tours de
prestidigitation qu'elle effectue comme le fumé (saumon), l'arôme 'naturel'
de citron -sans citron-, le goût « élevé en fût de chêne », édulcorants, ...
A l'image du film Matrix, lire ce livre, c'est prendre la pilule bleue pour
penser ce qu'on veut. L'ignorer c'est rester au pays des merveilles et
descendre avec le lapin blanc au fond du gouffre."
Présentation de l'éditeur: "Votre
yaourt préféré doit son arôme " naturel " de fraise à des copeaux de bois.
Une fraude de plus? Non, rien que la routine quotidienne de l'industrie
alimentaire. En toute légalité, même si l'étiquette de votre yaourt n'en
souffle mot. Bienvenue dans le meilleur des mondes alimentaires, un monde où
la saveur d'un produit est sans rapport avec son contenu et sa valeur
nutritive réels. Ce monde, c'est celui des pizzas surgelées, des soupes
instantanées, des plats préparés, des petits pots pour bébés, des aliments
allégés. C'est celui des aliments industriels, dont le goût doit plus à
l'habileté des chimistes qu'à l'art des cuisiniers. Quels effets directs ou
indirects sur la santé de ces produits à la saveur truquée ? Comment
l'organisme réagit-il lorsqu'il est trompé par des aliments virtuels ?
Obésité, ostéoporose infantile, allergies et même carences alimentaires, le
constat est alarmant. Au-delà de notre santé, ce sont nos choix et nos
habitudes alimentaires que l'industrie manipule. Grâce aux arômes, elle nous
fait avaler les préparations les plus douteuses et s'assure notre fidélité à
ses produits. Fruit d'une enquête rigoureuse dans les coulisses de
l'industrie alimentaire, ce livre met enfin en lumière le rôle méconnu mais
central des arômes, ces agents très secrets sans lesquels la grande
manipulation de l'industrie alimentaire serait impossible".
Biographie de l'auteur. Hans-Ulrich Grimm, ancien rédacteur au prestigieux
hebdomadaire allemand Der Spiegel, enquête depuis de nombreuses années sur
les dérives de l'industrie alimentaire, auxquelles il a déjà consacré
plusieurs livres.

Il est aussi
l’auteur du livre « Le Mensonge alimentaire : Comment l'industrie
alimentaire conditionne notre intelligence et notre comportement »
(2006) chez Guy Tredaniel. Je file me l’acheter et « je vous dis quoi ».
Présentation de l'éditeur sur amazon : « Plus
personne n'ignore que notre mode d'alimentation a une influence déterminante
sur le fonctionnement de notre organisme. Au cours des dernières années, les
chercheurs ont reconnu que l'adjonction de produits chimiques et le retrait
de nutriments aux aliments de base pouvaient avoir des conséquences
dramatiques sur le fonctionnement de notre cerveau, donc de notre
intelligence, notre psychisme et notre comportement. La production
alimentaire industrielle affecte de façon notoire l'équilibre fragile des
toxines cérébrales et on remarque déjà en maint endroit, une régression
sensible de l'intelligence. Faut-il avoir peur de l'agrobusiness ? Y a-t-il
aujourd'hui un itinéraire qui mène des grandes surfaces à un Alzheimer ou à
un Parkinson ? Existe-t-il un régime qui nous rendrait à la fois sages,
intelligents, heureux et en bonne santé ? Dans le torrent d'informations qui
déferle sur nous, sur les emballages des produits que nous achetons, dans
les pages des magazines, sur les panneaux publicitaires, comment faire la
part de ce qui relève de l'information, des véritables conclusions
scientifiques et comment déceler les pièges du marketing ? Les réponses se
trouvent dans les pages du livre de Halas-Ulrich Grimm qui, en s'appuyant
sur de nombreux cas concrets et de solides connaissances scientifiques,
pointe du doigt les erreurs à éviter, montre comment dynamiser
"l'intelligence culinaire" et, pour notre plus grand bien, préserver la
cuisine traditionnelle et gastronomique. ».
Comme convenu,
je t'envoie toutes mes questions par mail.
Je te dresse d'abord le cadre général.
J'ai un petit garçon de presque 15 mois. Eh oui,
contre toute attente (et les pronostics d'un éminent spécialiste de renommée
mondiale), je suis tombée "miraculeusement" enceinte à 45 ans bien sonnés
(comprendre "naturellement" et non "miraculeusement" !). Serait-ce les
bienfaits de la cure anti-fatigue - pratiquée avec entorses, mais 2 à 3 fois
par an - ou bien la nourriture bio à tendance hypo-toxique - tendance
seulement, mon homme n'est pas pour tous les jours... - ou bien le boostage
du jus de légumes frais et quasi quotidien - merci l'extracteur ! Bref, le
résultat est là : il s'appelle Aurélien, il marche depuis une semaine et il
est craquant comme tout, nous l'adorons !
Autre détail important : nous faisons construire
une maison saine, euh... bio, enfin... avec le plus possible de matériaux
sains, soit sans émission de formaldéhyde ou autre COV. Nous avons même
trouvé un artisan spécialisé dans la construction de cuisines bio !!!
Youpieiou youpieié !!! On vit une époque formidable !
Le déménagement est prévu pour bientôt (nous
espérons dans un mois maximum).
Voilà. Maintenant mes questions.
La première concerne les protéines ingérées par
Aurélien. Jusqu'il y a peu, il allait à une crèche près de chez nous, à
Ganshoren, où j'amenais la viande bio de mon bébé en même temps que lui le
matin. Le midi, il y mangeait donc sa portion de viande bio avec les légumes
et les pommes de terre de la crèche (non bio, bien sûr, mais bon...).
Il va maintenant à une autre crèche, près de notre
future maison, où je ne suis pas autorisée à amener de nourriture (une
histoire de contrôle genre hygiène le leur interdit : ils doivent pouvoir
prouver que la chaîne du froid n'a pas été interrompue et toute cette sorte
de choses qui favorise l'industrie agro-alimentaire - je ne te dis pas comme
ça ne sent pas bon, leur tambouille). Or je répugne férocement à faire
avaler les antibiotiques, vaccins et autres pharmacopées administrées aux
bêtes d'élevages non bio à mon gamin.
Que faire donc ?
Pour le moment, il ne reçoit que des légumes et des
pommes de terre (+ un peu d'huile d'olive) à la crèche (ils acceptent au
moins cela). Et je suis censée lui donner des protéines le soir. J'ai essayé
: il n'en prend presque pas (même avec un peu de légumes) et moi ça me
complique fort la vie à un moment où je ne suis pas franchement désoeuvrée.
Je me demande donc si, dans l'ensemble, il a
suffisamment de protéines. Détail important : il ne va à la crèche que 3
jours par semaine (lundi, mercredi, vendredi). Je te détaille son régime
alimentaire :
• matin et soir : tétée suivie d'un biberon de 250
ml. Attention : il n'a pas de lait de vache ou de pharmacie (c'est marrant,
tiens, ça !), mais un lait à base de châtaignes et de lait de jument
(Bardo'Jum de chez Ludmilla de Bardo, annoncé comme contenant 8,7 gr de
protéines pour 100 gr) qui est complémenté par de la spiruline, de l'huile
d'onagre et de l'huile de foie de morue ;
• le midi : légumes, pommes de terre et huile
d'olive à la crèche ; légumes, riz mi-complet, huile d'olive et protéines
(45 gr de poulet ou dinde, ou 50 gr de poisson, ou un jaune d'oeuf) chez
nous ;
• au goûter : fruits et betterfood start à la
crèche ; fruits et farine de riz chez nous.
Tu m'as dit au téléphone que les bébés recevaient
généralement trop de protéines et que c'était une cause d'obésité plus tard.
Pourrais-tu me dire quelle dose approximativement il faut donner ? Doit-il
en avoir un peu tous les jours, ou bien compenser l'absence de protéines
animales pendant 3 jours/semaine en en donnant un peu plus les autres jours
peut convenir ?
Pourrais-tu m'indiquer aussi, si possible, un peu
de littérature à ce sujet, pour le cas où j'aurais à me battre contre la
pédiatre d'Aurélien (qui est par ailleurs homéopathe et très bien, si si !)
Pourrais-tu aussi m'indiquer quelques références
fiables en matière d'alimentation de bébé et d'enfant ?
Que penses-tu de la congélation en général, et de
la congélation des aliments bébé en particulier ? Est-ce que je fais bien de
congeler les surplus des repas d'Aurélien ? Pour les jours de "panne",
vaut-il mieux du surgelé "maison" ou des petits pots bio ?
Concernant notre nouvelle cuisine, je ne sais pas
trop quel type de four installer. Que penses-tu des fours à vapeur ? (Outre
qu'ils sont très chers, j'ai entendu que, contrairement aux casseroles à
vapeur, il y a aussi un peu de pression dans les fours à vapeur.)
Four normal, four à air pulsé ? Je n'y comprend
rien... Existe-t-il des fours basse température ? Si oui, faut-il un four
"normal" en plus ?
Par ailleurs, j'aimerais aussi avoir ton avis sur
les casseroles Baumstall et leur fameuse cuisson sans eau qui se passerait à
température moindre par rapport aux autres casseroles.
Autre chose encore : où est-ce que je peux trouver
de la graisse de canard ?
Merci beaucoup pour tes réponses.
R.
Salut,
Que de bonnes nouvelles! Je
te réponds parce que tu es une copine, mais le sujet demanderait un pédiatre
si je voulais parler en professionnelle. Je peux me permettre de te répondre
malgré tout puisqu'Aurélien a déjà 15 mois.Ce serait plus délicat avant 8
mois.
1. Protéines. En effet, nos
petiots sont surprotéinés, de l'avis même de la si sérieuse OMS. les laits
maternisés en particulier sont trop hauts en protéines et trop bas en
graisses pour l'équilibre futur de l'enfant (infos non actualisées, je les
tiens d'avoir assisté à un congrès de 1998?? où la chercheuse Françoise
Cachera avait transmis le résultat de ses recherches, impliquant les rebonds
d'obésité actuels à ce déséquilibre des laits maternisés). A 15 mois,
pourquoi donner du faux lait comme ton Bardojum?
Qui t'a conseillé ça? Je
trouve ceci pour Bardojum: "ingrédients: châtaignes, maltodextrine de maîs,
maltose, lyophylisat de lait de jument". On utilisait du lait de chataigne
dans les Cévennes il y a plus de cent ans, par situation de carence. Quel
serait l'avantage du lait de chataigne pour Aurélien alors que tu as tout ce
qu'il faut autour de toi, dans nos magasins surfournis? Ce sont de "tristes
protéines", si je peux me permettre. Je vais t'illustrer ici ce que j'ai
essayé de faire passer dans Nourritures Vraies... "Maltodextrine et
maltose": pourquoi l'habituer à de tels goûts sucrés ajoutés? "lyophylisat":
pourquoi lui donner du fantôme de nourriture? OK si tu étais sur une île en
survie, mais pourquoi ne pas lui donner du bon lait cru de vache bio? C'est
un vrai remède, aussi puissant que le lait de jument si vanté en Naturoland,
mais là tu l'aurais en version crue. Le lait de jument se vend cru, surgelé
en barquettes en magasin bio mais il coûte 6 fois le prix du lait de vache.
Si tu en trouves du cru, provenant de vaches bio nourries aux champs non
traités, tu as les mêmes bénéfices. Et tu règles par là le problème des
protéines d'Aurélien, car il en a largement assez. Tu ne devrais pas
complémenter, puisqu'en bio il y assez d'omega 3-6 et de vitamine A (pas
d'huile de foie de morue, pas de bourrache, etc.). Tu connais mes bouquins,
tu connais donc le danger de supplémenter chez les adultes, alors tu penses
chez les enfants! Prends les vertus des aliments dans leur "totum" comme
disent les homéopathes.
Tu
as lu mon livre sur le lait, non? Le plus difficile est de trouver du vrai
lait.
J'achète le lait biodynamie cru par douzaines de litres, je surgèle dans mon
grand bac congélo. Mon fils de 16 ans en utilise encore un peu pour ses corn
flakes, j'en fais des crêpes ou des crèmes anglaises, je le transforme en
yaourt ou fromage frais.
2. Tu ne dois pas compenser les protéines, car tu me dis que tu l'allaites
encore. Il a tout ce qu'il faut si on combine au Bardojum (ou au bien
meilleur lait cru que je te conseillerais en connaissance de cause)! En
revanche, c'est un peu risqué de donner du riz semi-complet à son âge... ça
passe bien? C'est pas un peu tôt? Par ailleurs, tu donnes 45g de poulet pour
un tout petit bout de chou, alors que pour un adulte je donne 60g de
protéine animale par jour. Même s'il ne mange cela que 4 à 5fois par
semaine, Aurélien est bien couvert, tu penses!
Comme il a raison de ne pas
accepter les protéines le soir. Si on pouvait mieux écouter nos enfants, on
les nourrirait bien mieux! Je suis contente de lire que tu ne lui donnes pas
du tofu ou du soja, comme tant de mes petites camarades qui croient bien
faire. Les protéines le soir l'empêcheraient de bien dormir (question de
tryptophane, trop compliqué - raison pour laquelle en cure antifatigue je
conseille les plats légumes/riz le soir et les protéines le midi).
Au passage, les
fruits de 4h, je suppose que ce sont des fruits mûrs, de saison et de
région. Sinon, ils n'ont quasi plus aucun apport nutritionnel, tu donnes du
"sucre" à ton gamin. Pourquoi ajouter de la farine de riz? C'est vraiment un
truc de diététicien, ça. Gaver de farineux, et puis après, le gamin est
"allergique" au gluten. C'est malin! S'il mange ce qu'il mange, il peut même
boire un peu de lait (du vrai!) ou manger juste un fruit écrasé. S'il est
bien mûr et.... de saison et de région, fraîchement cueilli, il a tout ce
qu'il faut.
• matin et
soir : tétée suivie d'un biberon de 250 ml. ;
• le midi :
légumes, pommes de terre et huile d'olive à la crèche ; légumes, riz
mi-complet, huile d'olive et protéines (45 gr de poulet ou dinde, ou 50 gr
de poisson, ou un jaune d'oeuf) chez nous ;
• au goûter :
fruits et betterfood start à la crèche ; fruits et farine de riz chez nous.
3. Littérature. Je
conseillais avant le livre du dr Bondil et Marion Kaplan (Kousmine & Cie)
sur l'alimentation de l'enfant et de la femme enceinte, mais les lecteurs le
prenaient trop à la lettre. Or, le message de Kousmine est plus souple que
ce que je lis chez les suiveurs. Donc je ne sais plus quoi conseiller. Les
enfants de maintenant ne sont plus dans le même état que du temps de
Kousmine, il faudrait adapter. En particulier, ils sont très nombreux à être
devenus réactifs aux fruits, crus ou cuits, bio ou non (voir la piste des
canaris)...
4. Four. Faisons simple. J'ai
un four Scholtès, dont je suis enchantée (entre autres pour sa fonction
"montée de pain" humide à 40°C). Le reste me semble du gadget très cher.
J'utilise un cuit vapeur électrique Baumstal. On peut juste acheter le
panier perforé chez eux, qui est très bien étudié; et le placer sur une
casserole inox 10/18 double fond d'une autre marque, moins chère. l'avantage
chez eux (voir mon chapitre
http://www.taty.be/RECETTES/baumstalrec.htm) est que le matos est
garanti à vie + si tu cuis à l'étouffée, leurs casseroles valent les fontes.
5 Graisse de canard:
difficile de trouver de la bio, or j'ai de bonnes raisons de ne pas vouloir
de la non bio. Tél. dans les magasins bio pour un bon repérage, ça
m'intéresserait. J'utilise du saindoux bio provenant de porcs gascons
heureux, de là bas. Chance! Je cuisine aussi au beurre bio que je clarifie
de temps en temps. Quand ça me prend, je cuisine aussi à l'huile d'olive
évidemment (Vigean, fruitée). La plupart du temps, je tâche de cuisiner le
moins "poêlé" pour rajouter des graisses crues après.
6. Mon prochain métier: tu as
bien compris que dès le 1er janvier prochain, quand mes livres sont
terminés, j'efface tout et je recommence.... soit la méthode du Tao du
Tennis, soit la 3ème voie avec les chevaux, soit apprendre aux femmes
africaines (Mali, etc.) à cultiver la spiruline pour contrer les risques de
malnutrition. J'me tâââte... Je pourrais tout aussi bien peindre et tourner
des pots en ermite dans mon coin. On verra ce que la vie apporte. Je
continuerai à diffuser les extracteurs de jus, en tout cas. Je ne peux pas
lâcher l'importateur, je suis son meilleur ouvrier de terrain... Parlant du
sujet, si j'avais un petiot à nouveau, je passerais toutes ses purées au
cône broyeur de ce bel appareil, car la saveur est incomparable aux autres
matériels. Je suppose que tu avais fait l'expérience, puisque tu en as un
Ciao, bonne route
Q.
Je tiens à vous féliciter pour la publication de vos topos, ils sont
parfaitement adaptés pour tout public. Vraiment, vous nous épargnez un sacré
travail en écrivant ce que nous devrions faire nous-mêmes ou effectuer pour
retrouver la forme. J'ai particulièrement apprécié votre livre sur le grand
méchant lait. Faire référence à Marguerite LECAT m'a beaucoup touchée, j'ai
lu ce magnifique livre, il y a plus de 25 ans ! C'est la première fois que
quelqu'un fait référence à ce livre et en plus je suis une inconditionnelle
de Jean-Pierre COFFE. Alors vos livres sont parmi mes chouchous ! Et
pourtant, j'en ai des bouquins et j'en ai lu quelques uns! J'attends avec
impatience la suite des éditions des topos mais en librairie !
R. Mille mercis pour ces bons
mots. Ce sont les livres de recettes pratiques (coll.Cuisine Nature) qui
sortent en priorité. Les autres topos, à part ces deux premiers
Nourritures Vraies et Mon Assiette en équilibre (et peut être
Mon Dico des Idées Reçues en Nutrition), sont tellement pointus dans
leur cible (les thérapeutes) qu'ils ne sortiront pas tout de suite en
papier.
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