taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Dossier "Une Assiette ressourçante
adaptée  et de bon sens
après un traitement anticancer"

page 9

 

Cet automne 2017, je publierai régulièrement des brouillons de mon livret à paraître, comme c'est mon habitude. Si j'écris des âneries, c'est le lot des brouillons. Ils seront relus et corrigés, vous aurez la version épurée dans le livre final. Document à utiliser par les auditeurs en profilage alimentaire. Voir la table des matières.

Doses de fruits frais, alcool - p. 9

Page précédente, on a vu les doses de légumes et de fibres. Voyons ce que l'on peut dire des fruits pour se prémunir d'une rechute de cancer. Je continue dans le contexte global "que peut-on généraliser à partir de toutes les méthodes" et "comment adapter selon le profil biochimique de la personne".

Je ne m'attarderai pas sur les propriétés individuelles de chaque fruit (revastrol, polyphénol, tests en boite de Petri, etc.) car 1/ les doses utilisées en tests sont considérables il faudrait manger 4 kilos de raisins par jour et 2/ une boite de Petri n'est pas votre corps. Nul ne peut prédire le destin d'une framboise dans votre tube digestif, voyons!

Les fruits sont certes riches en nutriments divers, antirouille et oxygénants de la cellule. La doctoresse Kousmine a même utilisé des monodiètes de fruits dans ses phases de traitement actif des tumeurs il y a quarante ans (en combinaison avec des antimitotiques). Mais il faut pouvoir regarder le réel en face: l'Occidental moyen est de plus en plus fragilisé, il n'est plus de la bonne fabrication d'avant-guerre comme les patients de Kousmine l'étaient. Chez certains profils plus sensibles aux variations de sucre dans le sang (la glycémie), les fruits provoquent quasi le même effet que le sucre ajouté. Ces profils sont les dysglycémiques, prédiabétiques ou diabétiques francs.

  • Les groupes sanguins 0 sont plus facilement enclins à ce désordre organique.
  • Les profils de terre/kapha en ayurveda le sont aussi. Il ne faut pas pour autant exclure les autres cas possibles.
  • Les mangeurs dont un parent est diabétique devraient surveiller ce pan-là de leur biochimie.

Votre coach pourra évaluer votre fragilité glycémique à l'aide d'un questionnaire ou en étudiant les résultats sanguins (dosage glucose à jeûn, insuline à jeûn, HbA1C). Il pourra aussi juger selon l'état d'inflammation chronique, car l'hyperglycémie permanente (ou sa petite soeur l'insulinorésistance) peut générer des foyers inflammatoires dans tout l'organisme. Un inflammé chronique est souvent (mais pas toujours!) un dysglycémique qui s'ignore.

Dans l'assiette ressourçante, je prévois ces cas de figure: si vous êtes fragile sur le plan de la glycémie, suivez la grille omnivore et limitez votre consommation de fruits à l'équivalent de deux pommes par jour (soit 200g maximum) - si vous ne pouvez vous en passer. Vous pourriez vivre sans fruits. Nos aïeux n'en mangeaient que par courtes périodes (sous des formes très peu sucrées, d'ailleurs, moins hybridées que les nôtres).

Si vous n'avez aucun souci de glycémie ou de réactivité sournoise aux fruits, le coach vous proposera peut-être des monodiètes de fruits, comme une cure de raisin ou des journées aux pommes.

Dans la grille de l'assiette ressourçante du semi-végé, je regroupe les doses de légumes et de fruits, comme le midi: "250 à 400 g de légumes ou de fruits (crus ou cuits, en mousses, potages, entiers, achetés crus ou surgelés– doses selon goût et appétit)". Dose qu'on peut doubler pour le soir. Ce qui ne signifie pas qu'on peut manger 800g de fruits uniquement, en négligeant les légumes. Une consommation excessive de fruits peut provoquer un foie d'alcoolique, avec fermentations! Situation que l'on a pu observer chez les macrobiotes après quelques années de pratique. Dans la grille des pur végés, les fruits ne sont même pas mentionnés (pas plus que les desserts) car leur quotidien, même ressourçant, est déjà si chargé en glucides et si pauvre en protides que si l'on autorisait des fruits et des sucreries, on crèverait les plafonds du bon sens biochimique.

Si vous êtes dysglycémique et si vous pensez que, non, vraiment, la vie sans fruit ne vaut pas la peine d'être vécue, ciblez les fruits frais, de saison et de région, bien mûrs et peu sucrés comme les baies (framboises, mûres, etc.) ou les fruits représentés ci-dessous:

photo extraite du site du docteur Andreas Eenfeldt, dietdoctor (chantre du LCHF)

Profils

  1. De profil vâta/aérien en ayurveda, suivez les tout bons conseils naturo pour votre cas: 1/ fruits cuits exclusivement 2/ consommés après seize heures
  2. Les profils de feu/pitta semblent les seuls profils qui bénéficient à plein des fruits. A mon observation et non selon la doxa de l'ayurveda.

Les canaris de la modernité et les épuisés chroniques

Deux types de mangeurs ne peuvent pas bien métaboliser les fruits, bio ou pas, frais ou pas - quel que soit leur profil organique profond:

  • Les canaris de la modernité de naissance ont une déficience naturelle dans les voies de détoxification. Ces dernières sont aggravées par l'ingestion des salicylates contenus dans les fruits. Pour eux: zéro fruits!
  • les victimes de burn-out sont des canaris de passage dans la mesure où ils vivent le même phénomène, temporaire. De préférence: zéro fruits.

L'alcool

En prévention de rechute, le foie sera votre petit chouchou. Si vous métabolisez bien l'alcool, ne vous privez pas mais n'en profitez pas pour surdoser. Un à deux verres de vin par jour calmeront le chambard dans les neuromédiateurs et apporteront ce qu'il faut d'antioxydants. Une dose supérieure risque d'épuiser le foie et de monopoliser les ressources de défense de l'organisme, ce qui entravera les processus de réparation cellulaire profonde.

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