taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Dossier "Une Assiette ressourçante
adaptée  et de bon sens
après un traitement anticancer"

page 7

 

Cet automne 2017, je publierai régulièrement des brouillons de mon livret à paraître, comme c'est mon habitude. Si j'écris des âneries, c'est le lot des brouillons. Ils seront relus et corrigés, vous aurez la version épurée dans le livre final. Document à utiliser par les auditeurs en profilage alimentaire. Voir la table des matières.

Doses de légumes et de fibres- p. 7

 

Intermède: lire le texte de ma première conférence sur l'alimentation, "Comment le monde devient bio", le 7/1/1999, pour l'association Connaissance et Vie d'Anvers. Deux lllllongues pages, dont je valide encore le contenu après 18 ans: le bon sens en diététique, l'écoute de soi, les nourritures vraies.


Après avoir envisagé le cas des protéines, soulignons l'excellente idée de se fournir en légumes authentiques et nutritifs pour éviter une récidive de cancer. Les légumes frais sont utiles, s'ils sont mûrs, de saison et de région, riches en nutriments. Il n'est pas nécessaire pour autant d'en manger un kilo par jour comme on le pratique en Cure antifatigue. Les polyphénols qu'ils contiennent sont de puissants transporteurs d'oxygène, dont a vu au début du chapitre qu'il est essentiel à la cellule saine.

Comptez deux louches de légumes par jour, cuits ou crus, en soupes, en mousses, en accompagnement, en jus frais ou en jus en bouteille bio.

Deux louches? On pourrait croire que les légumes, végétaux sains par essence, peuvent être consommés sans limite de quantité.  Mmmmh, ça se discute si l'on observe avec rigueur la variété des tempéraments biochimiques.  Un minimum de légumes quotidien, voilà du bon sens. Un kilo de légumes par jour? Parfois même plus, si l'on suit certaines mouvances actuelles? Les cueilleurs s'en trouveraient grandis, les chasseurs seront plus circonspects, surtout s'ils sont omnivores de surcroît. Cueilleur et chasseur sont deux caractéristiques de profilage que les auditeurs pratiquent.

Fibres

Les doses de légumes et, partant, de fibres cellulosiques, sont fonction de votre profil profond et de votre état organique actuel, en particulier digestif. Contrairement à la doxa officielle, les fibres ne peuvent être conseillées sans discernement à tous les mangeurs. Plus elles sont crues, plus elles sont difficiles à traiter (sauf à mâcher chaque bouchée soixante fois). Certaines catégories de fibres sont aussi plus agressives que d'autres. Télécharger l'article "Fibres: le juste milieu", extrait de mon livre Du gaz dans les neurones.

Certains mangeurs ne les métabolisent pas correctement, les selles s'amollissent, les gaz surviennent, les colites sont au rendez-vous. Si c'est votre cas, un coach étudiera 1/ si vous ne surdosez pas dans les classes "agressives" et 2/ si vous ne consommez pas trop de "fodmaps" (une catégorie alimentaire qui peut irriter le tractus digestif) et corrigera vos apports.

Certains profils, assez rares je l'accorde, prospèrent sans fibres aucunes, en permanence (et sans constipation, pour les plus curieux d'entre vous). Ceux-là adorent les plans excessifs comme les cures de jus de légumes ou le zerocarb  (qui consiste à ne manger QUE de la viande de boeuf et rien d'autre). Testez d'abord sur vous-même l'un de ces plans extrêmes pendant 15 jours à la fois. Evaluez et jugez.

Les légumes sucrés - index glycémique

Si, lors du traitement de la tumeur, l'on vous a demandé de sous-doser la ration en légumes sucrés (carottes, maïs, petits pois, etc.), les bonnes raisons en étaient que ces végétaux provoquent chez certains mangeurs des hausses de sucre dans le sang (glycémie), ce qui nourrit la tumeur si l'on veut s'exprimer en termes simples et imagés. Dès que la tumeur est jugulée, et que vous pratiquez un mode alimentaire permanent en prévention de rechute, ne vous cassez pas trop la tête avec ce qu'on appelle l'index glycémique de certains légumes. Une carotte vaudra toujours infiniment mieux qu'une barre chocolatée au caramel...

Mégadoses de légumes

Il est des cas hors profilage où l'on conseille de consommer une haute dose de jus de légumes frais et crus, en particulier sous la forme de jus d’herbe de blé: des périodes de cure de drainage régulières. Cela ne se justifie que si vous utilisez l’alimentation en puissant remède anti-maladie dégénérative, de temps en temps. Ne pratiquez pas ce surdosage en permanence, ni surtout pendant les traitements anticancer, car si vous employez trop d'anti-oxydants pendant les chimios, vous inhibez en partie leur effet.

Au surplus, ne surdosez pas en légumes verts parce que "le kale est mon ami", vous pourriez déséquilibrer votre formule sanguine qu'on enrichit en finesse...

Pistes profilage

Au-delà de votre état organique du moment, où les repères peuvent être flous, j'utilise les observations suivantes pour orienter un mangeur qui hésite encore à s'écouter:

  • très souvent les groupes sanguins A et AB sont semi-végé, plus ressourcés par le végétal que l'animal
  • ce qui sera le cas aussi des profils cueilleurs francs
  • de même que celui des profils de type pitta/feu en ayurvéda
    (imaginez celui qui combine les deux ou trois premiers critères... on comprendra qu'il est un féroce défenseur du Front de Libération par les Légumes)
  • ces profils de feu/pitta sont attirés et ressourcés par des jus de légumes et fruits, là où les profils terre/kapha sont plus enclins à mâcher des légumes entiers (ne généralisons donc pas les jus à tous...)
  • les groupes sanguins 0 ressortissent souvent de l'assiette omnivore, la moins riche en fibres
  • les profil vata/aériens en ayurveda , souffrant souvent d'une fragilité digestive depuis l'enfance, ne prospèrent pas en mode très fibreux (mon analyse, pas la doxa)
  • les profils tarass boulba qui pourraient tester un mode omnivore mais très pauvre en légumes, qui trouveraient leur joie et leurs nutriments dans l'animal au principal comme les zerocarbers seraient ces mangeurs qui cumulent diathèse1/chêne avec groupe sanguin 0 et profil chasseur franc - cas rares, je l'accorde

Le cas du semi-végé. Dans la grille de l'assiette ressourçante, je regroupe les doses de légumes et de fruits: "250 à 400 g de légumes ou de fruits (crus ou cuits, en mousses, potages, entiers, achetés crus ou surgelés– doses selon goût et appétit)". Télécharger la grille standard pour élaborer vos menus propres.

Le cas de l'omnivore. Dans la grille standard, le midi: "200 g minimum de légumes – crus ou cuits, en mousses, potages, entiers, achetés crus ou surgelés, bio si possible". Le soir: comme le midi ou un peu moins, ce qui fera deux louches par jour. Les doses ne concernent que les légumes, car les profils omnivores typiques ne prospèrent qu'avec deux fruits par jour maximum comme on le verra dans les pages qui suivent. Télécharger la grille standard pour élaborer vos menus propres.

Si vous étiez de profil franchement végé pur, ce qui est rare, vous suivriez la grille du pur végé (télécharger). Vous dégusteriez deux fois par jour, en rythme de croisière et non en cure, "300 à 400 g de légumes et de fruits (crus ou cuits, en jus, mousses, potages, entiers, achetés crus ou surgelés, bio si possible – doses selon goût et appétit)".

Bio?

Les grilles ressourçantes signalent "bio, si possible". En prévention de rechute, pour vous, ici et maintenant, ce sera "bio impérativement". Ne rajoutez donc pas de pesticides et de résidus divers à votre environnement cellulaire fragilisé...

Si vous êtes en prévention de récidive, après les traitements, profitez des délicieux légumes sains, de saison et de région, bio. En haute dose s’ils vous agréent. Sinon, ne vous forcez pas. De toutes les façons, variez les sources de jour en jour.

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