taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Dossier "Une Assiette ressourçante
adaptée  et de bon sens
après un traitement anticancer"

page 5

 

Cet automne 2017, je publierai régulièrement des brouillons de mon livret à paraître, comme c'est mon habitude. Si j'écris des âneries, c'est le lot des brouillons. Ils seront relus et corrigés, vous aurez la version épurée dans le livre final. Document à utiliser par les auditeurs en profilage alimentaire. Voir la table des matières.

Un instinct sain? - p. 5

Mangez ce que l’instinct vrai demande parmi les aliments ressourçants dont il vient d'être question. Combien de mangeurs ne croient-ils pas qu’un médicament doit être mauvais pour être efficace... et projettent cette attente sur la nourriture ? En cuisine nature, il est hors de question de manger contre son gré.

Lorsque vous aurez trouvé votre mode alimentaire optimal, vous mangerez naturellement moins en quantité et en fréquence (finies les affreuses fringales!), vous pratiquerez peut-être naturellement le jeûne intermittent, qui consiste à ne manger que deux fois par jour. L'organisme est ainsi libéré de la lourde tâche digestive pendant de longues plages horaires. Vous pratiquerez alors une des techniques idéales pour se prémunir d'une rechute: la frugalité...

L'instinct vrai ou sain chez l'humain est une chimère! Nous sommes si déviés par la société moderne que plus aucun d'entre nous n'écoute vraiment ce que le corps lui demande ou ce qu'il refuserait. Avant d'atteindre la pleine conscience alimentaire parfaite, quelques pistes.

Les seuls aliments dont on peut être sûr qu’ils « nourrissent » la tumeur, si l’on voulait simplifier : le sucre ajouté et les fausses graisses, ainsi que tous les aliments qui sont des réactogènes sournois chez vous, ici et maintenant - réactogènes qui entretiennent une inflammation en sourdine.

Je ne cite pas les autres éléments présents dans votre assiette non bio et qui sont des agents stressants majeurs de la cellule (qu'on les qualifie de cancérigènes ou pas, peu importe, puisque le même phénomène a cours dans toutes les maladies dégénératives): les résidus de production depuis les pesticides jusqu'aux nitrates en passant par des additifs douteux. L'impact de ces antivitamines et antihormones, blesseurs cellulaires profonds, est désormais décrit sur tous les murs internet. L'assiette de rémission de cancer sera bio ou ne sera pas.

Dès que vous aurez lu ces lignes, éliminez-le sucre ajouté et les plastigraisses de manière radicale, draconienne, sans pitié ! Recherchez si vous ne seriez pas victime de réactivités sournoises à certaines catégories d'aliments.

Sucre

Dans l’Assiette ressourçante, on limite les desserts à cinq par semaine, en versions maison ou garanties ressourçantes. Dans votre cas, et dans les premiers temps, ce sera l’exception de chez exception. Le sucre ajouté et ses avatars (sirop d'agave, fructose & Cie) devraient disparaître de votre horizon, le temps de stabiliser le terrain.

La phrase "éliminez-le sucre ajouté de manière radicale, draconienne, sans pitié" vous met mal à l'aise. Le sucre vous manque trop? Qu'à cela ne tienne, utilisez au début de la transition des édulcorants comme la fausse stévia (la poudre blanche qu'on vend sous le nom stévia et qui n'en est plus) ou le tagatose.

Ce sont des solutions intermédiaires, le temps de vous désaccoutumer des sucres. Ne vous mariez pas avec la stévia ou le tagatose... car ils entretiennent la dent sucrée, vous tourneriez en rond, vous lutteriez en permanence pour refuser des desserts tout venant proposés par votre belle-mère, les tentations de la boulangerie du coin.

Le sujet du sucre et des tumeurs est plus complexe, lorsqu'on traite une tumeur existante. Nous abordons ici le cas d'une prévention de rechute. Le contexte est différent.


Graisses

Les sources de graisses devraient toujours être « originelles », qui est une terminologie qui m'est propre pour qualifier une matière grasse qui a gardé ses vertus thérapeutiques (comme les huiles végétales VPPF bio ou le beurre de lait cru bio).

Variez-les, mais sans les limiter. Suivez votre attirance profonde, votre capacité digestive, vos goûts.

Il faut des graisses, mais surtout CRUES : huile d’olive, huile de tournesol VPPF bio non désodorisée, huile de foie de morue (de la marque de Bardo ou garantie sans ajout de vitamine A de synthèse). Ce sont les graisses cuites, chimiquées, riches en acides gras TRANS qu’il faut absolument éviter dans les périodes de crise. Sans graisses aucunes, comment le corps va-t-il fabriquer les hormones nécessaires à sa reconstruction ? Comment le métabolisme pourra-t-il agir efficacement contre la tumeur ? Mystères des recommandations de la diététique moderne...

Profil. Si vous êtes de profil chasseur, vous pourriez même jouer avec la diète cétogénique, très haute en graisses. De profil cueilleur ou mixte, soyez plus modéré en matières grasses. Il faut des graisses, mais pas nécessairement beaucoup, pour tous les mangeurs. Selon faim et selon attirance. De groupe sanguin 0, cherchez les lipides dans plusieurs catégories, sans oublier les sources animales (beurre, par exemple). De groupe sanguin A ou AB, n'oubliez pas les sources végétales qui vous semblent plus bénéfiques (coco ou huiles végétales).

Réactogènes et rotations alimentaires

Certains aliments ou certaines catégorie d’aliments, pourtant considérés comme sains, peuvent entraver la remise sur pied chez un intolérant qui s’ignore. Je qualifierai ces aliments de réactogènes.

"Réactogène" qualifie dans mes textes des aliments qui fonctionnent comme freins d'un bon fonctionnement (salicylates, etc.), comme pro-inflammatoires (gluten ou laitages pour les vrais réactifs) ou comme anti-hormones et anti-vitamines (certains additifs).
On utilise le terme "intolérances" à tort et à travers, alors que ces dernières suivent un chemin biochimique particulier, différent des allergies et différent des hyperréactivités ou des carences en enzymes.. "Réactogène" me semble un terme générique parlant pour des profanes que nous sommes.

Deux solutions pour vous prémunir des réactivités alimentaires qui entretiennent une inflammation malvenue dans votre cas: vous pourriez prendre le temps de rechercher à quel aliment ou quelle catégorie d'aliments vous réagissez. Ce qui est souvent un parcours du combattant, raison pour laquelle je vous invite à opter pour la deuxième solution, qui revient à pratiquer les rotations alimentaires : mangez une assiette ressourçante qui vous plaît, mais variez les aliments de jour en jour. Ne consommez que tous les trois jours les aliments qui sont le plus sujets à être réactogènes chez vous.

Si vous optez pour la recherche des réactivités, je propose ci-dessous une orientation selon profil. Ne la prenez pas comme une certitude mais comme une piste de recherche pour amorcer votre quête. Je ne cite que les quelques facettes de profil dont j'ai pu observer sur le terrain que ces réactivités semblent systématiques:

Cette liste est un résumé, une ouverture de piste, afin de pouvoir cerner quelle catégorie peut poser souci. Contrairement à la croyance en Naturoland, tous les malades chroniques ne sont pas victimes "d’intolérances" sournoises. En outre, il est vain de chercher à repérer les aliments un à un, car les réactivités se marquent souvent sur des catégories entières. Voilà qui nous rendra la tâche plus aisée.

Ne ciblez qu’une des catégories que je repère ci-dessous. Ne combinez pas plusieurs catégories. 

Il s’agit de modérer la consommation. Ce qui ne veut pas dire exclure radicalement, on s’entend, n’est-ce pas? Il suffit de limiter leur consommation à une portion tous les trois jours pour qu’elles ne manifestent par leur état de réactogène. Je rappelle qu'on ne traite pas ici des allergies franches, qui sont du ressort d'un médecin.

  1. Les sources de laitages animaux (soit tous, soit uniquement les laitages de vache). On cible cette classe si vous avez depuis longtemps des troubles de la sphère oto-rhino (écoulements, sinusites, etc.), si vous êtes de profil* kapha en excès, si vous êtes de groupe sanguin A ou AB. Si vous cumulez les trois signes, ce serait la première catégorie à envisager.
    Beaucoup de mangeurs qui se croient intolérants aux laitages sont soit intolérants au lactose (ce qui se règle parfois quand on répare la paroi intestinale, ce qui de toute façon ouvre l'horizon aux laitages sans lactose que sont les fromages), soit hyperréactifs aux additifs et enzymes livrés avec les laitages tout-venant. D’où ma suggestion des produits fermiers au lait cru.
    Les personnes de profil roseau/diathèse 2 ont plus souvent des réactivités aux dérivés bovins (fromage ou viande) et supportent bien les fromages de chèvre ou de brebis.
  2.  La famille des solanacées : pommes de terre, poivrons, tomates, aubergines . On cible cette classe si vous vivez depuis longtemps des troubles articulaires, de l’arthrose et tous les troubles connexes (rhumatoïde ou pas).
  3. Certains additifs (colorants, arômes, glutamate de sodium) qui sont de toute façon exclus si vous menez la cure en version ressourçante. On cible cette classe si vous êtes victime depuis longtemps de candidose, d’eczéma, de polyallergie, 
    de TDA/H (hyperkinésie, etc), de fragilité du foie en général.
  4. Les solvants de l’environnement (depuis les vernis à ongles jusqu’aux parfums d’ambiance et aux huiles essentielles...). Même cible que le point 3.
  5. Les aliments trop riches en salicylates : les tomates, la graisse et le lait de coco, la réglisse, les thés (tous types), le vin, les oléagineux, tous les fruits ou quasi (en particulier les baies et fruits de bois). Même cible que le point 3.
  6. Les produits riches en amines: les produits de la mer, les charcuteries, le porc, les restes conservés au frais, le vin, le cacao/chocolat, les oléagineux, les fromages affinés (type comté), tout ce qui est fermenté. On cible cette classe si vous êtes abonné aux migraines et aux allergies saisonnières. La réactivité aux amines (histaminose) se marque aussi par des inflammations incompréhensibles, en particulier du système digestif ou nerveux.
  7. Les levures présentes dans les pains, les pâtisseries, les vins, les fromages ainsi que les moisissures qui peuvent apparaître sur des oléagineuses ou des farineux de longue conservation. On cible cette classe dans les cas bizarroîdes résumés en «candidose».
  8. Les protéines bovines (depuis la viande jusqu’aux laitages de vache). On cible cette classe en dernier recours, chez certaines des victimes de borréliose.
  9. Les mangeurs de groupe sanguin A sont souvent dérangés par les excès de viandes (hors volaille). Ce sont eux qui bénéficient à plein de la mouvance naturo/Kousmine/etc. Ils suivraient l'Assiette ressourçante du semi-végétarien, exempte de viandes, où l'on alterne volaille, oeufs, légumineuses et poissons. Les fromages ne sont pas exclus mais ils y sont consommés en portions congrues si l'on compare aux habitudes françaises classiques.
  10. Les sucres et les amidons.  Les mangeurs de groupe sanguin 0 et de type métabolique chasseur sont souvent intolérants aux sucres et aux amidons, déjà jeunes, et cela d'autant plus qu'ils sont de profil terrien (kapha en ayurveda). C'est quasi systématiquement le cas chez les canaris de la modernité de naissance et les épuisés chroniques. Ce sont eux qui devraient suivre les principes low-carb en faveur en nutrition actuelle, càd suivre une diète qui ressemble de près ou de loin à la méthode Atkins, bien connue. Dans l'Assiette ressourçante de l'omnivore, je prévois ces cas de figure, car les sucreries y sont très contrôlées et les farineux y sont consommés en doses minimes. Ils ne sont pas seuls à devoir surveiller la glycémie sanguine: les diabétiques et les prédiabétiques sont d'autres clients pour la cure que j'appelle "décrochez-des-sucres" qui devient l'assiette ressourçante omnivore en rythme de croisière. J'intègre toutes les personnes fragiles sur ce plan sous le terme "dysglycémiques".

NB TL: j'ajouterai des cas au fur et à mesure de l'écriture du dossier, qui est dynamique, internet oblige.

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