taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Diète cétogénique: pour qui? pourquoi? p. 71

Cet automne, je publierai régulièrement des brouillons de mon livre à paraître sur le sujet, comme c'est mon habitude. Si j'écris des âneries, c'est le lot des brouillons. Ils seront relus et corrigés, vous aurez la version épurée dans le livre final.
Executive summary: voir mon pitch.
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Aujourd'hui: Kétostrophe! Pas de cétose franche..

Kétostrophe! Pas de cétose franche... p. 1

Ou comment négocier la liste positive, page 1 de 3 pages. Je partage le premier jet d'un encadré dans le livre à paraître. Les codes "pyy" indiquent les pages du livre. Selon le code icône en titre, ce billet est pour les coachs et les passionnés:

Vous respectez la liste positive des aliments autorisés en cétogénique, mais après cinq à dix jours vous n’arrivez pas en cétose. Voyons la première des raisons possibles: certains aliments ou certaines catégorie d’aliments repris dans la liste positive (pyy) peuvent entraver la réussite chez un intolérant qui s’ignore. Ci-dessous, je cite les réactogènes* les plus couramment associés à une cétose freinée.

J'emploie un terme générique comme "réactogène" pour éviter cet affreux libellé d'intolérances, qui devient si courant en naturoland. "Réactogène" qualifie dans mes textes aliments qui fonctionnent comme freins d'un bon fonctionnement (salicylates, etc.) ou comme pro-inflammatoires (gluten pour les vrais réactifs) ou comme anti-hormones et anti-vitamines (certains additifs).

On utilise le terme "intolérances" à tort et à travers, alors qu'elles suivent un chemin biochimique particulier, différent des allergies et différent des hyperréactivités ou des carences en enzymes.. "Réactogène" me semble un terme générique parlant.

Cette liste est un résumé, une ouverture de piste, afin de pouvoir cerner quelle catégorie peut poser souci. Contrairement à la croyance en Naturoland, tous les malades chroniques ne sont pas victimes "d’intolérances" sournoises. Ensuite, d’autres raisons peuvent freiner l’entrée en cétose (voir pyy). Et enfin, il est vain de chercher à repérer les aliments un à un, car les réactivités se marquent souvent sur des catégories entières. Voilà qui nous rendra la tâche plus aisée.

Ne ciblez qu’une des catégories que je repère ci-dessous. Et ce uniquement si l’entrée en cétose est freinée. Ne vous en préoccupez pas si 1/ la cétose est au rendez-vous et si 2/ vous n'avez pas plus de fatigue, de dermatite, de douleurs qu'avant d'être en cétose - ce qui signalerait que vous abusez d'un aliment auquel vous êtes réactif. C'est le lot de ces régimes excessifs, qui sont souvent peu variés. Je pense au carnet de cétogénique de la merveilleuse docteur Georgia Ede: très détaillé, complet, il relate comment elle s'aggravait en cétogénique... et n'a découvert qu'après de longues semaines qu'elle abusait des sources d'amines. Elle continue désormais avec joie et succès ce plan alimentaire, en conscience.

Ne combinez pas plusieurs catégories. Il s’agit de modérer la consommation. Ce qui ne veut pas dire exclure radicalement, on s’entend, n’est-ce pas? Il suffit de limiter leur consommation à une portion tous les trois jours pour qu’elles ne manifestent par leur état de réactogène. Je rappelle qu'on ne traite pas ici des allergies franches, qui sont du ressort d'un médecin.

  1. Les sources de laitages animaux (soit tous, soit uniquement les laitages de vache). On cible cette classe si vous avez depuis longtemps des troubles de la sphère oto-rhino
    (écoulements, sinusites, etc.), si vous êtes de profil* kapha en excès, si vous êtes de groupe sanguin A ou AB. Si vous cumulez les trois signes, ce serait la première catégorie à envisager.
  2. Beaucoup de mangeurs qui se croient intolérants aux laitages sont soit intolérants au lactose (ce qui se règle quand on répare la paroi intestinale), soit hyperréactifs aux additifs et enzymes livrés avec les laitages tout-venant. D’où ma suggestion des produits fermiers au lait cru.
  3. La famille des solanacées : pommes de terre, poivrons, tomates, aubergines . On cible cette classe si vous vivez depuis longtemps des troubles articulaires, de l’arthrose et tous les troubles connexes (rhumatoïde ou pas).
  4. Certains additifs (colorants, arômes, glutamate de sodium) qui sont de toute façon exclus si vous menez la cure en version ressourçante. On cible cette classe si vous êtes victime depuis longtemps de candidose, d’eczéma, de polyallergie,
    de TDA/H (hyperkinésie, etc), de fragilité du foie en général.
  5. Les solvants de l’environnement (depuis les vernis à ongles jusqu’aux parfums d’ambiance et aux huiles essentielles...). Même cible que le point 3.
  6. Les aliments trop riches en salicylates : les tomates, la graisse et le lait de coco, la réglisse, les thés (tous types), le vin, les oléagineux, tous les fruits ou quasi (en particulier les baies et fruits de bois). Même cible que le point 3.
  7. Les produits riches en amines: les produits de la mer, les charcuteries, le porc, les restes conservés au frais, le vin, le cacao/chocolat, les oléagineux, les fromages affinés (type comté), tout ce qui est fermenté. On cible cette classe si vous êtes abonné aux migraines et aux allergies saisonnières. La réactivité aux amines se marque aussi par des inflammations incompréhensibles, en particulier du système digestif ou nerveux.
  8. Les levures présentes dans les pains, les pâtisseries, les vins, les fromages ainsi que les moisissures qui peuvent apparaître sur des oléagineuses ou des farineux de longue conservation. On cible cette classe dans les cas bizarroîdes résumés en «candidose».
  9. Les protéines bovines (depuis la viande jusqu’aux laitages de vache). On cible cette classe en dernier recours, chez certaines des victimes de borréliose.