taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

3.4 Je suis venu te dire que je m'en vais - page 12


Répertoire "non-food" de ce site. Je prends ma casquette de Jiminy Cricket et je commence les petits billets expliquant pourquoi, après les 9 mois de test que j'ai promis à mon fiston, je quitte l'ambiance FB. Mille et une raisons, parmi lesquelles celle-ci.


Je suis partiale sur le sujet de facebook, c'est clair et je le revendique. Lorsque mon fils m'a proposé de faire l'expérience en mai 2017, j'étais déjà échaudée. A deux reprises, j'ai dû m'inscrire sur ce réseau: pour avoir des nouvelles du gaminou qui bénévolait au Togo (et qui ne voulait communiquer que par ce biais, bon, chéri, comme tu veux, ça m'embête mais bon) et pour suivre un stage de tournage de porcelaine avec une Américaine. A qui j'avais écrit qu'elle aurait pu ouvrir un forum classique, même confidentiel, pour partager en groupe, gratuit aussi. Bref, je crois qu'elle se sentait "dans le coup" en facebookant, je ne la connaissais pas assez pour lui répondre par le "rourourou" classique que j'oppose en direct (le roucoulement du pigeon, quoi).

Je me suis inscrite sous un faux nom, avec une adresse courriel pourrie sous un nom fictif chez gmail, que je n'utilise jamais. Aucune information perso. Il n'a pas fallu 6 mois pour que des facebook-nautes me reconnaissent sous mon identité taty lauwers. J'ai pas aimé ça du tout! C'est à ce moment que j'ai commencé à lire Thierry Crouzet et d'autres et que je me suis fait mon avis sur ce réseau asocial.

Mes arguments face au fiston étaient ceux que j'ai déjà étalés dans le billet du 16 avril 2015: "Ouvrir une page sur Facebook ?". Autre raison pour laquelle ce réseau ne me tentait pas: la personnalité du fondateur. Dans un magasin, si les vendeuses tirent la tête ou ronchonnent, regardez derrière elles: c'est le patron qui donne le ton. A patron sympa, employés sympas. Et l'inverse vaut. Idem dans les sociétés et tous les autres groupes. Etudiez la biographie de zuckerberg: il a commencé sa carrière en volant le projet de ses camarades. Bel envol! ça promettait. Il ne nous déçoit pas.

Je rajouterais désormais dans ma panoplie d'arguments celui de Thierry Crouzet: " Je croyais construire avec patience mon jardin alors que je tondais la pelouse du manoir d’un milliardaire qui n’avait aucun respect pour moi. Sa principale préoccupation étant, comme au plus beau jour du capitalisme, de faire en sorte que je dépense plus dans ses succursales, à force de crédit, que ce qu’il me donnait comme oseille."

Explorons cet effet de métaphore: quand on publie sur un blog, cela coûte la connection internet et le temps passé au clavier (et dans mon cas, le temps à avoir conçu la structure blog puisque je n'utilise pas wordpress & Cie). Cela rapporte... ce qu'on en attend: reconnaissance pour l'un, pub pour l'autre. Pour ma part, cela m'apporte la satisfaction d'être lue par au moins une autre personne. Quand on publie sur fb, cela coûte la même chose mais cela rapporte cher et bonbon à misteur zucky: on génère des réactions j'aime ou j'aime pas, qui alimentent sa base de données à visée publicitaire. On bosse pour lui, en gros, en croyant recevoir un tremplin gratuit.

"Là où coulent la Haine et la Trouille"

Un jour je réunirai ces arguments sous forme plus structurée, si j'ai envie d'écrire un livre sur le sujet. J'ai déjà le titre: "Là où coulent la Haine et la Trouille". Etudiante, j'ai habité près de Mons, dans le Hainaut belge. Deux rivières y coulent: la Haine et la Trouille. C'est en étudiant la géographie fluviale pour mon récent projet d'habiter sur un bateau que je suis retombée sur cette info, qui devait se cacher loin, loin dans les circonvolutions de mon cerveau. Info qui s'est directement greffée sur ce que j'observais en surfant sur facebook. Cela ne mérite même pas un billet entier, tant le phénomène est évident. Si j'écris ce roman, les personnages habiteront le triangle entre la Haine et la Trouille. Et voilà.