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Bon, alors, c'est quoi cette "cuisine nature"?
C'est vraiment trop simple pour
être vrai... Alors voilà.
C'est une cuisine qui propose
des produits les plus proches de leur état original, dans des proportions et d'une
qualité telles que notre corps peut encore naturellement les traiter.
La cuisine nature est une
cuisine simple et légère (non ... pas
allégée... vade retro satanas mercantilibus!), dont la principale
caractéristique réside dans le choix de produits de haute qualité nutritive, de source
garantie sans résidus de fabrication ou de traitement (essentiellement issus de
lartisanat de qualité et de lagriculture biologique - merci Dame Dioxine d'avoir il y a peu propagé dans le grand public
quelques questionnements).
En matière de bien-être et de
santé préservée, elle cumule l'expérience pratique de dizaines d'années du docteur Kousmine et les bienfaits du régime Crétois.
C'est une cuisine de la
qualité, que ne renierait pas un gourmet moderne...
mais qui tient compte de l'état actuel de la distribution alimentaire et de la condition
physique stressée de tout un chacun.
Voir aussi sur ce site dans le glossaire à "cuisine nature".
"La qualité? C'est
justement ce que me garantit mon ministre"
J'aimerais souffler aux autorités nutritionnelles d'aujourd'hui, sans les
contredire pour autant, que - peut-être - une substance chimiquement pure,
respectant toutes les normes d'hygiène et de non-toxicité, répondant aux normes
industrielles et gouvernementales de qualité, n'est pas forcément un aliment nutritif
suffisant et propice à entretenir ou rétablir la santé. Peut-être est-il des forces de
croissance et des forces d'organisation dans la matière que l'on ne peut encore
déchiffrer avec notre appareillage scientifique quantitatif.
L'expérience, en tous les cas,
nous confirme cette intuition... à vous, amis chercheurs...
Résumé.
Les trois fois trois cent pages que j'ai déjà couchées sur le papier peuvent se
résumer à quelques règles simples. Voir aussi Comment adapter ma cuisine actuelle? ou la
post-face du tome I: "Mangez ... un peu... de
tout..." Un autre résumé, très court, ci-après dans les 7
règles d'or.
"Je dois manger du
riz complet, alors? "
On confond souvent "cuisine-nature" avec le végétarisme,
l'alimentation bio ou même la cuisine macrobiote... Consultez une petite page de clarification.
Les 7 règles
d'or
En gros, on mangera simplement, comme nos
grands parents, des produits sains dans lassiette la plus équilibrée possible.
Beaucoup de légumes, des fruits, un peu de protéines animales, quelques céréales (non
raffinées... pour les fibres), des matières grasses de toute première qualité,
végétales de préférence et encore mieux: crues (non chauffées ni à la source, ni
chez vous).
- Doubler les doses de fruits et légumes frais,
entre autre crus - au moins 700 g par jour. Diversifier son alimentation... en couleurs. Les couleurs sont le signe des types de
nutriments apportés. Youpie, plus besoin d'étudier la nutrition.
- Choisir des matières grasses équilibrées:
la proportion juste entre graisses saturées, mono- et poly-insaturées (voir monopoly). N'éliminer aucune source, mais les
équilibrer. Le moins de matières grasses cuites
(beurre pasteurisé) ou raffinées (huiles tout venant).
- Consommer des céréales entières et non
raffinées, des pommes de terre et des légumes secs seul point d'accroche ici pour
les états fragilisés*: le blé, en particulier le pain.
- Réduire les protéines animales (viande,
fromages) au profit des légumes et fruits, privilégier "ce qui nage et ce qui
vole" (famille volaille, famille poissons), les oeufs. Ne rien éliminer, mais
équilibrer.
- Cuisiner des produits de qualité, frais et
encore riches en nutriments, non manipulés. Privilégiez les modes de cuisson de
qualité: vapeur douce et wok, réduire les fritures.
- Réduire le sucre et le sel ajoutés, les
additifs quels qu'ils soient. Donc réduire les produits de grande consommation,
sur-sucrés et sur-salés.
- Boire 4 à 8 grands verres d'eau minérale par
jour. Ne pas se priver d'un bon verre de vin aux repas principaux. Modérer sa
consommation d'autres alcools.
Enfin, il est toujours utile
de définir sa propre nature alimentaire. La pensée
nutritionnelle moderne, qu'on enfile comme une tunique, tend à oublier qu'il y a plus
d'un mode alimentaire idéal... Combien n'affirment-ils pas manger "sain" et
connaîtraient un bien-être majeur à modifier l'un ou l'autre choix culinaire...
Si tout cela vous semble
évident, mazal, ne perdez plus votre temps: ce site et mes petits livres ne sont
pas pour vous car ils ne sont qu'une longue dissertation sur ce sujet...
Légère
ou allégée?
Cette cuisine-nature est
légère dans la mesure où on se charge le moins possible en déchets divers: la viande
en excès par exemple en produit énormément, il n'est pourtant pas exclu de s'adonner à
nos instincts carnivores - à condition de les modérer et d'équilibrer le reste des
apports pour s'assurer une 'élimination' correcte de ces résidus douloureux (pour
un arthritique, en tout cas...).
Une autre "charge" que
l'organisme traîne péniblement, ce sont
les conséquences des
intolérances alimentaires insoupçonnées dont il est largement question dans le tome II
(sucres rapides, blé, additifs... qui soit perturbent l'équilibre physiologique, soit
sont considérés comme "intrus" par l'organisme qui rame pour traiter ces
informations "étrangères" à son code)
et surtout les innombrables
stress de la vie moderne: qui d'entre nous se doute que le corps subit aussi des
micro-stress alimentaires?
Cette cuisine se nomme aussi
légère car elle ne vous donne pas l'impression d'être lourds en quittant la table: tout
simplement peut être parce que, riche en informations facilement décodables par
l'organisme (on choisit des aliments les plus proches de leur nature initiale), elle vous
apporte de l'énergie - à l'inverse d'une alimentation dite dénaturée (éloignée de sa
nature initiale) qui vous pompe de l'énergie... Qui saura jamais? Cette 'légèreté' est
en tout cas un témoignage récurrent des amateurs.
Vous devriez pouvoir trouver
lecture utile et plus détaillée dans les dossiers
bavards du tome II et dans les nombreux commentaires dont j'émaille le tome III aussi
(dans un vocabulaire plus "tout public").
Une
citation pour le plaisir
« Art grec, où
lhomme est la nature, et lenclôt en lui tout entière. Art du Moyen âge, où
lhomme est dans la nature comme loiseau dans la forêt, comme le poisson dans
la rivière, objets placés et soutenus dans le temps par la main du Créateur. Art de
lextrême orient, où lhomme et la nature, inextricablement mêlés lun
à lautre, fuient, changent et se dissipent, apparences mouvantes, flot qui bouge,
jeu dombres promenées sur la toile éternelle. Art baroque où lhomme fait de
la nature lobjet de sa tyrannie ou de sa méditation, invente les parterres de
Versailles ou les solitudes ordonnancées de Poussin. Art romantique où lhomme se
rue dans la nature, y porte sa peine et ses cris de bête blessée. Art du XXème siècle
où lhomme fait exploser la nature, arrête ou précipite lévolution des
formes
»
(Marguerite Yourcenar, En pélerin et en étranger, Carnets de note 1942-1948)
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