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Mon carnet de bord de wwoofeuse en Italie
mars avril 2007 - page 1

 
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: ce code indique que les paragraphes décalés à sa suite sont très "alimentaires" et font référence à mes livres et autres écrits.

31.3.2007 Quel périple pour arriver à Castel del Piano, au pied du mont Amiata, en venant de Viterbo ! Il ne suffit pas de parler l’italien couramment, il faut encore connaître la culture italienne à fond. J’aurais dû questionner les bonnes personnes (qui ne sont pas, dans ce cas-ci, les guichetiers à la station de bus...). J’aurais appris que les communications Viterbo-Monte Amiata sont déplorables. Il fallait aller sur Grosseto. J’y aurais trouvé tous les moyens possibles pour arriver à La Dragona (www.ladragona.it  - voir quelques photos perso sur www.taty.be/nature/ladragona.htm)

Mes charmants hôtes ont accepté de venir me chercher à 20km de chez eux, puisque je ne pouvais pas arriver plus près en venant de Viterbo par bus. Par parenthèses, comment fait l’état italien pour tenir les cordons de la bourse ? J’ai parcouru 35 km dans un bus.... seule ! pour un tarif de 3 euros. C’était encore mieux pour le bus précédent (de mon village précédent vers Viterbo) : il n’y avait plus de billets disponibles au bar où s’achètent les tickets d’habitude. Voyage gratuit, donc. Et j’étais aussi quasi seule.... Ne le dites pas à Berlusconi, il va demander qu’on arrête tous les transports publics !

J’ai eu la chance de commencer il y a trois jours le wwoofing par une expérience négative qui m’a permis de comprendre par l’absurde ce qu’on peut et doit attendre du wwoofing. Lors de mon premier séjour, j’ai eu la malchance de tomber sur une ferme qui cumulait les inconvénients. Nous étions logés à quelques wwoofeurs dans une bergerie froide, humide, obscure, aménagée avec une volonté de bon goût mais à l’aide de tristes vieilles choses de brocante un peu branlantes. J’arrivais à un peu chauffer avec un feu de bois, mais les cheminées n’ayant pas été ramonées depuis Garibaldi, je dégage encore un délicieux parfum de lard fumé. Pour couronner mon bonheur, la bergerie était située au pied d’un pilier de ligne de haute tension. Mmmmmh! Vite, vite, une petite leucémie pour madame Taty? Pour manger, nous recevions deux fois par semaine quelques plats de pâtes préparés par le concierge (à garder au frigo et à réchauffer chaque jour) ainsi qu’une casserole géante de potage pour quelques jours (à réchauffer aussi, vraiment pas bon, en plus!); les frais d’achats d’épicerie nous étaient remboursés si nous voulions faire des folies. Limite, limite! Je n’ai même pas rencontré le patron (absent) ou la patronne, débordée (une poule qui court sans tête, aussi, tiens tiens...). Tout se passait par téléphone, dans une ambiance de grande tension familiale. J’avais vraiment l’impression d’être une journalière mal payée. Deux jours m’ont suffi pour comprendre qu’il fallait me barrer vite fait. Ci vuole un po’ di dignita’ quand même...

Je n’ai pu qu’apprécier encore mieux ce séjour-ci. Je suis choyée comme un membre de la famille, je loge dans un grand appartement de l’agriturismo, les hôtes ne savent que faire pour me rendre le séjour le plus agréable possible. Leur générosité n’a pas de limite. Je travaille ici la jeune vigne, qui à cette époque de l’année a besoin d’être guidée et liée. Je n’ai pas trop d’yeux pour apprendre. J’apprends la culture du raisin et de l’olive autant que les modes de fabrication du vin et de l’huile en bio. Et je déguste leurs productions avec bonheur, bien sûr. Ils produisent une huile d’olive si parfumée qu’on pourrait la croire mâtinée de jus de fruits des bois. Leur vin (D.O.C. Montecucco, typique de la région) me tient chaud le soir, moment où je préfère manger seule. Il fait encore freddino par ici en ce début d’avril; nous sommes à plus de 400mètres d’altitude. Hier il a plu. Impossible de travailler en extérieur, la terre colle aux chaussures. J'ai préparé les appartements pour les prochains locataires (bof-bof, comme travail, je n'apprends pas grand chose à laver des vitres; mais c'est le principe du wwoof, non?). Je compte bien apprendre à traire les chèvres d’ici quelques jours. J'espère que Simone me fera confiance (se prononce "simoné" car c'est un homme, hé!).  Quel changement avec la ferme précédente, où je devais deviner ce qu’il fallait faire (dans la vigne aussi), accompagnée de deux personnes qui n’étaient même pas ouvriers qualifiés en taille de vigne (une femme de ménage et une cuisinière). La patronne aura bien fait des économies, mais je ne suis pas sûre que sa vigne portera des fruits cette année, avec de si piètres intervenants.  

J'espère de tout mon coeur que mes prochaines expériences seront aussi positives.

J’ai eu la chance d’arriver à La Dragona un samedi. Le lendemain : congé ! On n’a commencé à travailler ensemble dans la vigne que le lundi, et encore : à la langoureuse ! Il est pourtant tard pour lier et restructurer la vigne, car trois semaines de pluies continues ont empêché le travail à temps. Qu’à cela ne tienne, étienne... On ne va pas y perdre sa santé, doivent se dire mes hôtes.

Je suis assez étonnée d’observer qu’on n’utilise pas de compost ici. Je voudrais valoriser les déchets de vigne taillée. J’imagine qu’on pourrait récupérer les bourgeons de raisin pour en faire de la gemmothérapie. A vérifier avec Philippe Andrianne de Biogem. On pourrait peut être brûler les rameaux jetés, n’est-ce pas la source du très beau « noir de vigne » en peinture ?
NB. Ajout. J’ai trouvé sur http://www.feh.be/fsu_vitis_bi.htm, le site de Biogem, une fiche sur le macérat de vigne (extrait de bourgeon vitis vinifera). Tiens, il agit sur la rectocolite et le Crohn, entre autres, maladies que je connais bien « de l’intérieur ». Ma petite voix me soufflait juste ?

Il y a plein d'herbes sauvages partout, je dois faire des photos pour les repérer. J'ai emmené un livre de François Couplan, je vais y biner. J'ai déjà trouvé les bettes qui poussent au pied des vignes, je m'en ferai des petits gratins. Les pissenlits, bien sûr, et les bourraches.

Simone (Simon en italien, c’est un homme et son nom se prononce simoné) et son père Giancarlo m’invitent à manger avec eux en famille midi et soir. Mais je suis fort mal à l’aise car la maman est en profonde dépression et j’ai l’impression de lui être un poids de plus. Souvenirs de mes propres dépressions : faire bonne figure est plus difficile que tout. En plus, je n’ai vraiment faim qu’à dix heures et à quatre heures, je préfère manger à ces heures là. J’ai donc suggéré, suggestion acceptée, qu’ils m’apportent leur repas pour que je les réchauffe chez moi à mes heures. Pendant qu’ils mangent entre 13h et 15h, j’en profite pour faire une petite sieste. Bien utile, puisque je me lève à 5h -- tout naturellement, peut-être, mais ça me fait de longues journées jusqu’à dix heures passées. Surtout depuis que, Italie oblige, je suis en surdosage en farineux. Pauvre petit corps inondé d’insuline, lui y en a vouloir beaucoup dodo.

Je travaille à mes livres de 5h à 9h, puis de 18h à 22h. Le reste du temps est libre pour collaborer avec La Dragona, pour regarder passer les nuages ou pour faire des projets de pastel. J’ai photographié cette nature morte, sur la terrasse de mes voisins allemands de l’agritourisme. Je vais en faire un petit pastel puisque je n’ai pas pris les huiles (en avion, quel tracas !).

J'ai un petit souci avec mes petits déjeuners. En italiens bon teint, mes hôtes ne prennent qu'un petit café sucré avec des biscottes. Si je les suis et si je fais l'italienne quelques jours, je vais tomber dans les pommes dès dix heures. Impossible de trouver du pain au levain. Une boulangère m'a vendu du "pain azyme": une galette de pain blanc sans sel et sans levure, merci bien, c'est du carton! Je peux refaire ça quand je veux dans ma petite chambrette. J'ai même expliqué en paraphrases les principes du levain, glissé "sourdough" ou "pane acido" ... on dirait que je viens d'une autre planète.
Aussi impossible de trouver du bon beurre de ferme, bien goûtu, bien cru. Mais que fait le slow food? Peut-être pourrais-je repasser à mes petits déjeuners de chocolat chaud?  Je ne trouve pas de lait ou de crème crue dans les magasins. Le fromager du coin m'a regardé avec de grands yeux en liant ses mains l'une au dessus de l'autre et en tenant les bras allongés devant lui... sous-entendant: "vous voulez m'envoyer en prison?". Ah, soupir de chez soupir! Dans quelle pièce joue-t-on? Rendre "dangereux" ce merveilleux produit... Cette vallée est connue pour ses excellentes viandes bovines. Lors de la crise de la vache folle, me dit-on, même des milanais venaient jusqu'ici se procurer de la bonne viande tant la réputation d'authenticité est établie. Dès le mois de mai, les vaches partent en pâturage sur les hauteurs. Pour l'instant elles sont là et il n'y en aurait aucune qui serait laitière? et pourrait me donner du bon lait frais de vaches pâturant au champ non traité? Si je dois continuer à profiter des chocolats chauds que l'on peut commander dans les bars, je ne donne pas cher de mon énergie dans deux semaines. Par curiosité, j'ai demandé à pouvoir lire les ingrédients des sachets qu'ils utilisent: c'est principalement du sucre, des amidons, de la poudre de chocolat et  des arômes. Comme ce sachet est dilué dans du lait UHT écrémé, tu repasseras pour le ressourcement. Les habitués de mes carnets de cuisine savent que je tiens le coup par rapport à mes maladies de damoclès parce que je suis très attentive à cibler principalement des aliments ressourçants. Les paysages toscans ont beau être divins, je ne tiendrai pas longtemps le coup à me ressourcer uniquement par les yeux. Giancarlo m'a entendu poser la question au crémier... et le soir même me proposait de traire la chèvre dont il vient de vendre les petiots. Avec son tout petit pis, elle a donné 2 litres de lait! C'est un délice, il est même presque sucré. Les chevrettes sont au champ depuis déjà plusieurs semaines. Cela doit jouer sur les parfums et la saveur de ce lait.

J'ai tout de même trouvé de la crème pasteurisée (non UHT - est-elle homogénéisée?). Après quelques jours, j'ai trouvé ce qui me nourrit et me calme ici le matin, vers 9h: des pâtes à la crème fraîche et au pecorino! Je fais réduire la crème pendant cinq minutes, j'y ajoute même du beurre (bio trouvé au Coop du coin, pasteurisé aussi). Plus faim jusque 16h, où je me réchauffe le repas de midi apporté par Simone. le soir, avant de dormir, un grand bol de lait de chèvre à peine chauffé, dans lequel je dilue un jaune d'oeuf (de leurs poules, mais oui bien sûr). Une fois sur deux, c'est du cioccolato à ma mode: je fais réduire 1/4l de crème fraîche, j'y ajoute du lait des chèvres fraîchement trait, je laisse fondre 50g de chocolat fondant/amer. Je fouette un peu histoire de faire mousser, mais je n'arrive évidemment pas à la texture que je réalise à Nivelles avec le Magic Bouletteke. Pas besoin d'ajouter de sucre car la marque Lindt de chocolat est déjà bien sucrée.

J’ai acheté par curiosité, au bar de la place de Castel del Piano, un sachet de base pour chocolat chaud de la marque« antica cioccolateria Eraclea ». La liste des ingrédients indique : « sucre, cacao, amidons, farine de guar, sel, arômes ». Et j’ai payé « ça » un euro cinquante ! Mais il n’y a quasi que des additifs, à part le cacao... Pour les derniers arrivés, le sucre blanc n’est rien d’autre qu’un additif pour le corps. Je vais tout de même faire l’essai  et dissoudre cette petite pochette de 30g dans 125ml de lait des gentilles petites chèvres de la propriété.

Cherché chocolat noir de noir au supermarché. Zut de rezut de crotte de bique, il semblerait que les italiens ne sont pas aussi passionnés par les chocolats que les belges. Dans mon supermarché de Nivelles, il y a trois mètres de rayonnages sur toute la hauteur pour les diverses propositions chocolatées... Parmi les chocolats « simples », j’ai trouvé ici du chocolat Lindt annoncé comme « amer extra » à 50% de cacao minimum.

J'ai cherché au Coop du coin du yaourt entier au naturel. Introuvable: rien que du sucré! Je vais donc faire cailler du lait de chèvre, j'achèterai des ferments en pharmacie.

Pour mes autres petites faims improvisées, je ne veux pas surcharger le budget de mes hôtes. Il se fait que je ne suis bien rassasiée que par les aliments comme les jambons, saucissons secs, fromages, sardines, cacahuètes, pistaches... Je les ai achetés sur mon propre budget, au grand dam de Gian Carlo qui est d'une telle élégance qu'il se proposait de payer mes caprices. Ce n'est tout de même pas le principe du wwoof non plus: saigner ses hôtes! Je me suis aussi acheté des légumes frais: des carottes, des concombres, des tomates cerises; j'ai sauté les fruits car je n'en ai pas trouvé de sympatiques.

Tous les matins, je ne fais pas des pâtes à la crème. Ce matin (enfin, ce brunch de dix heures), j'ai fait des pâtes à la porchetta (tranches de rôti de porc). Version rapide: je fais chauffer à très petit feu de l'huile avec deux gousses d'ail coupées très fin pendant que je coupe en deux une dizaine de petites tomates cerises. Je les verse dans l'huile. Je monte le feu. Je n'ai pas de presse-purée pour écraser les tomates et accélérer la fonte en coulis. J'utilise donc un fond de tasse à thé. Pendant ce temps, je taille la porchetta en minuscules dés (en brunoise). J'ajoute un peu de jus d'orange sanguine qui traînait là, on verrait ce que va donner (mais le porc et l'orange ça le fait généralement). J'ajoute la porchetta au coulis. Je laisse cuire à feu fort en tournant continûment pendant encore dix minutes. L'eau bout déjà, je verse les pâtes qui vont cuire dix minutes. Pendant ce temps (encore!), je grattuge le parmesan. Je rajoute 2 cuill.s. d'huile d'olive dans la sauce en fin de cuisson, 1 cuill.s. de beurre. C'est vraiment très bon, ma parole!  C'est fait en vingt minutes. C'est tellement ce qu'il me fallait ici et maintenant que je n'ai pas faim à nouveau avant 16h-.

J'ai reçu de Giancarlo cinq livres sur la région et l'histoire de la région. Il doit me tenir en haute estime, car lire l'italien est déjà fatigant pour ma pauvre cervelle surchauffée... mais comprendre les paragraphes en dialecte est au-dessus de mes capacités. "Terra Mia" en particulier, d'Alvaro Giannelli, détaille l'histoire de la petite ville voisine sur la base d'anecdotes de son enfance piquantes, savoureuses, nostalgiques (pour celles que j'ai comprises, bien sûr). Il y raconte qu'en décembre 2001 la commune a organisé une visite de toutes les caves à vin de la ville, creusées depuis deux siècles dans les sous-sols pierreux sous les maisons de l'ancienne ville. Cet évènement se reproduit depuis tous les ans, je compte bien revenir vers le 8 décembre prochain pour cette étonnante visite.

4.4.07 Ce coin de Toscane est extraordinaire, bien plus étonnant que les autres régions que j'ai pu visiter. Je vais creuser cela en méditation. Il y a peut-être une forme d'énergie spéciale? Cela expliquerait pourquoi s'est installé ici une "filiale" tibétaine: Merigar West, centre de la communauté Dzogchen. Le Dalai Lama aurait inauguré les bâtiments en 1990.   http://www.dzogchen.it/ "Dzogchen, or 'The Great Perfection', is considered the summit of all Tibetan schools, the highest and most immediate path towards spiritual progress."

7.4.07 Le week end de Pâques, Simone m'avait prévenue que je devrais décamper de La Dragona car tous les appartements sont réservés. Même son propre appartement à Castel est occupé. C'est le premier week end de grande transhumance pour les italiens. Je pars donc à Rome, dans mon couvent habituel: www.casalasalle.com. Une chambre seule coûte 50 euros (sachant qu'à Rome la moindre chambre simple coûte près de 100 euros si on ne veut pas être enfermé près de la gare dans un quartier dangereux). Elle est  assez grande pour pouvoir y pratiquer un peu de stretching matin et soir, avec téléphone et salle de bains individuelle. Sans télé (couvent), mais qui s'en plaindrait? Mais avec une connection internet permanente (pas wifi, ouf!) qui me permet d'écouter France Inter en permanence. Dans un grand parc, au calme, loin du bruit des voitures. A 3km du Vatican, je pourrais même aller me faire bénir par Ben croix vé bâton. C'est idiot, mais j'adore cette expression de ma fille Julia. On est à côté du métro, à 1/4 d'heure du centre. Pratique.

(Ceci est un carnet de notes de voyage personnel. Sautez ce paragraphe si vous ne voulez pas la version trop tatyesque du voyage. Les états d'âme n'intéressent souvent que celui qui les vit.) C'est curieux comme, dès que je suis en Italie, je perds tout esprit critique. Ce qui m'insupporte d'habitude m'inspire seulement un "oh, c'est mignon! oh, comme c'est drôle!". La terre aurait-elle un tel effet sur l'humeur? Ici, je ne me pose non plus aucune question, je vis sur mon petit nuage et voilà.

Oh! Que de tentations gourmandes! Comment résister à l'appel de ceci? 32 goûts possibles pour le chocolat chaud maison... (un peu plus bas que la piazza Barberinià Rome; la marque Eraklea est distribuée un peu partout en Italie)

C'est donc possible de ne pas tomber dans le piège chips en rue quand on a une petite faim à l'improviste? Merci à nos amis du Bengladesh, comme ceux qui ont la bonne idée d'ouvrir près de la piazza Spagna un étal de rue où l'on peut encore se nourrir d'aliments frais. 

Des macédoines toutes fraîches, ça peut paraître chérot de payer 2 euros le verre, mais si l'on compare aux 1.50 euros d'un paquet de chips qui ne fait que remplir le ventre sans apporter AUCUN nutriment.... Fruits frais qu'on pourrait accompagner de quelques fruits secs pour un vrai petit repas sur le pouce. Si votre gamin n'en veut pas, les mêmes bengalis ont la bonne idée d'offrir des non-aliments

 

Comment manger une alimentation ressourçante au petit déjeuner en voyage ? Difficile ! Je n’ai pas eu le temps de m’acheter des aliments de base au petit bio du coin (près de Cornélia). Au buffet du petit déjeuner de l’hôtel (enfin, du couvent faisant office d’hôtel), j’ai trouvé, dans l’ordre de qualité ressourçante descendante ce qui suit : Pomme au four cuite du jour (pas bio, bien sûr, tant pis), jambon cuit et jambon cru, tranches de fromage (type gouda, me servent surtout à faire des roulades avec le jambon, histoire de me faire oublier le manque de pain, oeufs brouillés, jus de fruits qui semblent frais  mais ne goûte pas tout à fait le frais..., salade de fruits du jour
et puis hors concours : corn flakes, céréales soufflées, brindilles de son que la plupart diluent dans du yaourt (tous sont sucrés, zut alors) ou du lait (hors la boîte, je suppose que c’est du demi écrémé UHT ?) ; ou encore Crème de fromage fondu (fromage, sérum de lait concentré, beurre, protéines de lait, polyphosphate de soude, carraghénanes, sorbate de potassium, acide citriques) sur des petits pains blancs tout mousseux ; ou croissants sur lesquels on rajouterait du beurre bleurks en petites tablettes, ou mieux encore : croissants à la crème pâtissière pour ceux qui veulent tout de suite retourner se coucher J. Bon, je sais que nous sommes dans la maison de l’esprit, mais une prière ou le rire ou la joie ou la communion suffiront-ils à compenser un début de journée si médiocre? Je les comprends, notez, car ils ne peuvent risquer des goûts trop forts (par exemple en proposant du fromage de lait cru ou du pain au levain), ils sont là pour servir une clientèle qui mange comme ça chez eux. Dans mes chères belles années d’avant quarante ans, si je n’avais  pas limité mes petits déjeuners à cigarette-café, je suppose que j’aurais mangé ainsi. Ma solution entretemps : m’acheter le minimum minimorum au bio le plus proche (par exemple des amandes, des noix diverses, des fruits frais, un bon petit yaourt entier). Mon autre solution: je ne mange rien, je brunche plutôt en route.

10.4.07 Transport Wwoof. Pour rejoindre Rome à partir de Ciampino en version budget (le taxi coûte 40 euros; les cars conseillés par Ryanair coûtent 8 euros), ma fille m'a recommandé de prendre le bus classique Cotral vers la gare de Ciampino (1 euro) et de là prendre le train vers Roma Termini (1.30 euro).
9.4.07 En retournant après ce week end de Pâques de Rome vers Montegiovi, je vais louer une voiture pour pouvoir circuler autour de mon village et rencontrer des lieux de slow foods pour un prochain livre. Avis fait des promos pour les enlèvements de voitures avec retour au même endroit dans les aéroports de low-cost, ça me coûterait environ 26 euros par jour. Je suis une woofeuse de luxe!
L'avion m'a coûté en version Ryanair 1 euro à l'aller et idem au retour (+ 2.50 pour paiement carte de crédit + 4.50 euros de bagage mais j'ai pas pris d'assurance + 14.50 euros de taxes).

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Aladdin  - 11 allée du Mont Cheval - B-1400 Nivelles - taty@island.be

 

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