|
|
|
:
ce code indique que les paragraphes décalés à sa suite sont très
"alimentaires" et font référence à mes livres et autres écrits.
31.3.2007 Quel périple pour arriver à
Castel del Piano, au pied du mont Amiata, en venant de Viterbo ! Il ne
suffit pas de parler l’italien couramment, il faut encore connaître la
culture italienne à fond. J’aurais dû questionner les bonnes personnes
(qui ne sont pas, dans ce cas-ci, les guichetiers à la station de bus...).
J’aurais appris que les communications Viterbo-Monte Amiata sont
déplorables. Il fallait aller sur Grosseto. J’y aurais trouvé tous les
moyens possibles pour arriver à La Dragona (www.ladragona.it
- voir
quelques photos perso sur
www.taty.be/nature/ladragona.htm)
Mes charmants hôtes ont
accepté de venir me chercher à 20km de chez eux, puisque je ne pouvais pas
arriver plus près en venant de Viterbo par bus. Par parenthèses, comment
fait l’état italien pour tenir les cordons de la bourse ? J’ai parcouru 35
km dans un bus.... seule ! pour un tarif de 3 euros. C’était encore mieux
pour le bus précédent (de mon village précédent vers Viterbo) : il n’y avait
plus de billets disponibles au bar où s’achètent les tickets d’habitude.
Voyage gratuit, donc. Et j’étais aussi quasi seule.... Ne le dites pas à
Berlusconi, il va demander qu’on arrête tous les transports publics !
J’ai eu la
chance de commencer
il y a trois jours
le wwoofing par une expérience négative qui m’a permis
de comprendre par l’absurde ce qu’on peut
et doit
attendre du wwoofing. Lors
de mon premier séjour, j’ai eu la malchance de tomber sur une ferme qui
cumulait les inconvénients. Nous étions logés à quelques wwoofeurs dans une
bergerie froide, humide, obscure, aménagée avec une volonté de bon goût mais
à l’aide de tristes vieilles choses de brocante un peu branlantes.
J’arrivais à un peu
chauffer avec un feu de bois, mais les cheminées n’ayant pas été ramonées
depuis Garibaldi, je dégage encore un délicieux parfum de lard fumé.
Pour couronner mon
bonheur, la bergerie était située au pied d’un pilier de ligne de haute
tension. Mmmmmh! Vite, vite, une petite leucémie pour madame Taty? Pour
manger, nous recevions deux fois par semaine quelques plats de pâtes
préparés par le concierge (à garder au frigo et à réchauffer chaque jour)
ainsi qu’une casserole géante de potage pour quelques jours (à réchauffer
aussi, vraiment pas bon, en plus!); les frais d’achats d’épicerie nous
étaient remboursés si nous voulions faire des folies. Limite, limite! Je
n’ai même pas rencontré le patron (absent) ou la patronne, débordée (une
poule qui court sans tête, aussi, tiens tiens...). Tout se passait par
téléphone, dans une ambiance de grande tension familiale. J’avais vraiment
l’impression d’être une journalière mal payée. Deux jours m’ont suffi pour
comprendre qu’il fallait me barrer vite fait. Ci vuole un po’ di dignita’
quand même...
Je
n’ai pu qu’apprécier encore mieux
ce séjour-ci.
Je suis choyée
comme un membre de la famille, je loge dans un grand appartement de
l’agriturismo, les hôtes ne savent que faire pour me rendre le séjour le
plus agréable possible. Leur générosité n’a pas de limite.
Je travaille ici la
jeune vigne, qui à cette époque de l’année a besoin d’être guidée et liée.
Je n’ai pas trop d’yeux pour apprendre. J’apprends la culture du raisin et
de l’olive autant que les modes de fabrication du vin et de l’huile en bio.
Et je déguste leurs productions avec bonheur, bien sûr. Ils produisent une
huile d’olive si parfumée qu’on pourrait la croire mâtinée de jus de fruits
des bois. Leur
vin (D.O.C.
Montecucco,
typique de la région) me
tient chaud le soir,
moment où je préfère manger seule. Il
fait encore freddino par ici en ce début d’avril; nous sommes à plus de
400mètres d’altitude.
Hier il a plu. Impossible
de travailler en extérieur, la terre colle aux chaussures. J'ai préparé les
appartements pour les prochains locataires (bof-bof, comme travail, je
n'apprends pas grand chose à laver des vitres; mais c'est le principe du
wwoof, non?). Je
compte bien apprendre à traire les chèvres d’ici quelques jours.
J'espère que Simone me
fera confiance (se prononce "simoné" car c'est un homme, hé!).
Quel changement avec la
ferme précédente, où je devais deviner ce qu’il fallait faire (dans la vigne
aussi), accompagnée de deux personnes qui n’étaient même pas ouvriers
qualifiés en taille de vigne
(une femme de
ménage et une cuisinière). La patronne aura
bien fait des économies, mais je ne suis pas sûre que sa vigne portera des
fruits cette année, avec de si piètres intervenants.
J'espère de tout mon coeur que mes prochaines expériences seront aussi
positives.
J’ai eu la chance d’arriver à
La Dragona un samedi. Le lendemain : congé ! On n’a commencé à travailler
ensemble dans la vigne que le lundi, et encore : à la langoureuse ! Il est
pourtant tard pour lier et restructurer la vigne, car trois semaines de
pluies continues ont empêché le travail à temps. Qu’à cela ne tienne,
étienne... On ne va pas y perdre sa santé, doivent se dire mes hôtes.
Je suis assez étonnée
d’observer qu’on n’utilise pas de compost ici. Je voudrais valoriser les
déchets de vigne taillée. J’imagine qu’on pourrait récupérer les bourgeons
de raisin pour en faire de la gemmothérapie. A vérifier avec Philippe
Andrianne de Biogem. On pourrait peut être brûler les rameaux jetés,
n’est-ce pas la source du très beau « noir de vigne » en peinture ?
NB. Ajout. J’ai trouvé sur
http://www.feh.be/fsu_vitis_bi.htm, le site de Biogem, une fiche sur le
macérat de vigne (extrait de bourgeon vitis vinifera). Tiens, il agit sur la
rectocolite et le Crohn, entre autres, maladies que je connais bien « de
l’intérieur ». Ma petite voix me soufflait juste ?
Il y a plein d'herbes
sauvages partout, je dois faire des photos pour les repérer. J'ai emmené un
livre de François Couplan, je vais y biner. J'ai déjà trouvé les bettes qui
poussent au pied des vignes, je m'en ferai des petits gratins. Les
pissenlits, bien sûr, et les bourraches.
Simone (Simon en italien,
c’est un homme et son nom se prononce simoné) et son père Giancarlo
m’invitent à manger avec eux en famille midi et soir. Mais je suis fort mal
à l’aise car la maman est en profonde dépression et j’ai l’impression de lui
être un poids de plus. Souvenirs de mes propres dépressions : faire bonne
figure est plus difficile que tout. En plus, je n’ai vraiment faim qu’à dix
heures et à quatre heures, je préfère manger à ces heures là. J’ai donc
suggéré, suggestion acceptée, qu’ils m’apportent leur repas pour que je les
réchauffe chez moi à mes heures. Pendant qu’ils mangent entre 13h et 15h,
j’en profite pour faire une petite sieste. Bien utile, puisque je me lève à
5h -- tout naturellement, peut-être, mais ça me fait de longues journées
jusqu’à dix heures passées. Surtout depuis que, Italie oblige, je suis en
surdosage en farineux. Pauvre petit corps inondé d’insuline, lui y en a
vouloir beaucoup dodo.
Je travaille à mes livres de
5h à 9h, puis de 18h à 22h. Le reste du temps est libre pour collaborer avec
La Dragona, pour regarder passer les nuages ou pour faire des projets de
pastel. J’ai photographié cette nature morte, sur la terrasse de mes voisins
allemands de l’agritourisme. Je vais en faire un petit pastel puisque je
n’ai pas pris les huiles (en avion, quel tracas !).

J'ai un petit souci avec mes
petits déjeuners. En italiens bon teint, mes hôtes ne prennent qu'un petit
café sucré avec des biscottes. Si je les suis et si je fais l'italienne
quelques jours, je vais tomber dans les pommes dès dix heures. Impossible de
trouver du pain au levain. Une boulangère m'a vendu du "pain azyme": une
galette de pain blanc sans sel et sans levure, merci bien, c'est du carton!
Je peux refaire ça quand je veux dans ma petite chambrette. J'ai même
expliqué en paraphrases les principes du levain, glissé "sourdough" ou "pane
acido" ... on dirait que je viens d'une autre planète.
Aussi impossible de trouver du bon beurre de ferme, bien goûtu, bien cru.
Mais que fait le slow food? Peut-être pourrais-je repasser à mes
petits déjeuners de chocolat chaud? Je ne trouve pas de lait ou de
crème crue dans les magasins. Le fromager du coin m'a regardé avec de grands
yeux en liant ses mains l'une au dessus de l'autre et en tenant les bras
allongés devant lui... sous-entendant: "vous voulez m'envoyer en prison?".
Ah, soupir de chez soupir! Dans quelle pièce joue-t-on? Rendre "dangereux"
ce merveilleux produit... Cette vallée est connue pour ses excellentes
viandes bovines. Lors de la crise de la vache folle, me dit-on, même des
milanais venaient jusqu'ici se procurer de la bonne viande tant la
réputation d'authenticité est établie. Dès le mois de mai, les vaches
partent en pâturage sur les hauteurs. Pour l'instant elles sont là et il n'y
en aurait aucune qui serait laitière? et pourrait me donner du bon lait
frais de vaches pâturant au champ non traité? Si je dois continuer à
profiter des chocolats chauds que l'on peut commander dans les bars, je ne
donne pas cher de mon énergie dans deux semaines. Par curiosité, j'ai
demandé à pouvoir lire les ingrédients des sachets qu'ils utilisent: c'est
principalement du sucre, des amidons, de la poudre de chocolat et des
arômes. Comme ce sachet est dilué dans du lait UHT écrémé, tu repasseras
pour le ressourcement. Les habitués de mes carnets de cuisine savent que je
tiens le coup par rapport à mes maladies de damoclès parce que je suis très
attentive à cibler principalement des aliments ressourçants. Les paysages
toscans ont beau être divins, je ne tiendrai pas longtemps le coup à me
ressourcer uniquement par les yeux. Giancarlo m'a entendu poser la question
au crémier... et le soir même me proposait de traire la chèvre dont il vient
de vendre les petiots. Avec son tout petit pis, elle a donné 2 litres de
lait! C'est un délice, il est même presque sucré. Les chevrettes sont au
champ depuis déjà plusieurs semaines. Cela doit jouer sur les parfums et la
saveur de ce lait.
J'ai tout de même trouvé de
la crème pasteurisée (non UHT - est-elle homogénéisée?). Après quelques jours,
j'ai trouvé ce qui me nourrit et me calme ici le matin, vers 9h: des pâtes à
la crème fraîche et au pecorino! Je fais réduire la crème pendant cinq
minutes, j'y ajoute même du beurre (bio trouvé au Coop du coin, pasteurisé
aussi). Plus faim jusque 16h, où je me réchauffe le repas de midi apporté
par Simone. le soir, avant de dormir, un grand bol de lait de chèvre à peine
chauffé, dans lequel je dilue un jaune d'oeuf (de leurs poules, mais oui
bien sûr). Une fois sur deux, c'est du cioccolato à ma mode: je fais réduire
1/4l de crème fraîche, j'y ajoute du lait des chèvres fraîchement trait, je
laisse fondre 50g de chocolat fondant/amer. Je fouette un peu histoire de
faire mousser, mais je n'arrive évidemment pas à la texture que je réalise à
Nivelles avec le Magic Bouletteke. Pas besoin d'ajouter de sucre car la
marque Lindt de chocolat est déjà bien sucrée.
J’ai
acheté par curiosité, au bar de la place de Castel del Piano, un sachet de
base pour chocolat chaud de la marque« antica cioccolateria Eraclea ». La
liste des ingrédients indique : « sucre, cacao, amidons, farine de guar,
sel, arômes ». Et j’ai payé « ça » un euro cinquante ! Mais il n’y a quasi
que des additifs, à part le cacao... Pour les derniers arrivés, le sucre
blanc n’est rien d’autre qu’un additif pour le corps. Je vais tout de même
faire l’essai et dissoudre cette petite pochette de 30g dans 125ml de lait
des gentilles petites chèvres de la propriété.
Cherché chocolat noir de noir au supermarché. Zut de rezut de crotte de
bique, il semblerait que les italiens ne sont pas aussi passionnés par les
chocolats que les belges. Dans mon supermarché de Nivelles, il y a trois
mètres de rayonnages sur toute la hauteur pour les diverses propositions
chocolatées... Parmi les chocolats « simples », j’ai trouvé ici du chocolat
Lindt annoncé comme « amer extra » à 50% de cacao minimum.
J'ai cherché au Coop du coin du yaourt entier au naturel.
Introuvable: rien que du sucré! Je vais donc faire cailler du lait de
chèvre, j'achèterai des ferments en pharmacie.
Pour mes autres petites faims
improvisées, je ne veux pas surcharger le budget de mes hôtes. Il se fait
que je ne suis bien rassasiée que par les aliments comme les jambons,
saucissons secs, fromages, sardines, cacahuètes, pistaches... Je les ai
achetés sur mon propre budget, au grand dam de Gian Carlo qui est d'une
telle élégance qu'il se proposait de payer mes caprices. Ce n'est tout de
même pas le principe du wwoof non plus: saigner ses hôtes! Je me suis aussi
acheté des légumes frais: des carottes, des concombres, des tomates cerises;
j'ai sauté les fruits car je n'en ai pas trouvé de sympatiques.
Tous les matins, je ne fais
pas des pâtes à la crème. Ce matin (enfin, ce brunch de dix heures), j'ai
fait des pâtes à la porchetta (tranches de rôti de porc). Version rapide: je
fais chauffer à très petit feu de l'huile avec deux gousses d'ail coupées
très fin pendant que je coupe en deux une dizaine de petites tomates
cerises. Je les verse dans l'huile. Je monte le feu. Je n'ai pas de
presse-purée pour écraser les tomates et accélérer la fonte en coulis.
J'utilise donc un fond de tasse à thé. Pendant ce temps, je taille la
porchetta en minuscules dés (en brunoise). J'ajoute un peu de jus d'orange
sanguine qui traînait là, on verrait ce que va donner (mais le porc et
l'orange ça le fait généralement). J'ajoute la porchetta au coulis. Je
laisse cuire à feu fort en tournant continûment pendant encore dix minutes.
L'eau bout déjà, je verse les pâtes qui vont cuire dix minutes. Pendant ce
temps (encore!), je grattuge le parmesan. Je rajoute 2 cuill.s. d'huile
d'olive dans la sauce en fin de cuisson, 1 cuill.s. de beurre. C'est
vraiment très bon, ma parole! C'est fait en vingt minutes. C'est
tellement ce qu'il me fallait ici et maintenant que je n'ai pas faim à
nouveau avant 16h-.
J'ai reçu de Giancarlo cinq
livres sur la région et l'histoire de la région. Il doit me tenir en haute
estime, car lire l'italien est déjà fatigant pour ma pauvre cervelle
surchauffée... mais comprendre les paragraphes en dialecte est au-dessus de
mes capacités. "Terra Mia" en particulier, d'Alvaro Giannelli, détaille
l'histoire de la petite ville voisine sur la base d'anecdotes de son enfance
piquantes, savoureuses, nostalgiques (pour celles que j'ai comprises, bien
sûr). Il y raconte qu'en décembre 2001 la commune a organisé une visite de
toutes les caves à vin de la ville, creusées depuis deux siècles dans les
sous-sols pierreux sous les maisons de l'ancienne ville. Cet évènement se
reproduit depuis tous les ans, je compte bien revenir vers le 8 décembre
prochain pour cette étonnante visite.
4.4.07 Ce coin de Toscane est extraordinaire, bien plus
étonnant que les autres régions que j'ai pu visiter. Je vais creuser cela en
méditation. Il y a peut-être une forme d'énergie spéciale? Cela expliquerait
pourquoi s'est installé ici une "filiale" tibétaine: Merigar West, centre de
la communauté Dzogchen. Le Dalai Lama aurait inauguré les bâtiments en 1990.
http://www.dzogchen.it/ "Dzogchen,
or 'The Great Perfection', is considered the summit of all Tibetan schools,
the highest and most immediate path towards spiritual progress."
7.4.07 Le week end de Pâques, Simone
m'avait prévenue que je devrais décamper de La Dragona car tous les
appartements sont réservés. Même son propre appartement à Castel est occupé.
C'est le premier week end de grande transhumance pour les italiens. Je pars
donc à Rome, dans mon couvent habituel:
www.casalasalle.com. Une chambre seule coûte 50 euros (sachant qu'à Rome
la moindre chambre simple coûte près de 100 euros si on ne veut pas être
enfermé près de la gare dans un quartier dangereux). Elle est assez
grande pour pouvoir y pratiquer un peu de stretching matin et soir, avec
téléphone et salle de bains individuelle. Sans télé (couvent), mais qui s'en
plaindrait? Mais avec une connection internet permanente (pas wifi, ouf!)
qui me permet d'écouter France Inter en permanence. Dans un grand parc, au
calme, loin du bruit des voitures. A 3km du Vatican, je pourrais même aller
me faire bénir par Ben croix vé bâton. C'est idiot, mais j'adore cette
expression de ma fille Julia. On est à côté du métro, à 1/4 d'heure du
centre. Pratique.
(Ceci est un carnet de notes
de voyage personnel. Sautez ce paragraphe si vous ne voulez pas la version
trop tatyesque du voyage. Les états d'âme n'intéressent souvent que celui
qui les vit.) C'est curieux comme, dès que je suis en Italie, je perds tout
esprit critique. Ce qui m'insupporte d'habitude m'inspire seulement un "oh,
c'est mignon! oh, comme c'est drôle!". La terre aurait-elle un tel effet sur
l'humeur? Ici, je ne me pose non plus aucune question, je vis sur mon petit
nuage et voilà.
Oh!
Que de tentations gourmandes! Comment résister à l'appel de ceci? 32 goûts
possibles pour le chocolat chaud maison... (un peu plus bas que la piazza
Barberinià Rome; la marque Eraklea est distribuée un peu partout en Italie)

C'est donc possible de ne pas tomber dans le piège
chips en rue quand on a une petite faim à l'improviste? Merci à nos amis du
Bengladesh, comme ceux qui ont la bonne idée d'ouvrir près de la piazza
Spagna un étal de rue où l'on peut encore se nourrir d'aliments frais.
 |
 |
 |
| Des macédoines toutes
fraîches, ça peut paraître chérot de payer 2 euros le verre, mais si
l'on compare aux 1.50 euros d'un paquet de chips qui ne fait que remplir
le ventre sans apporter AUCUN nutriment.... |
Fruits frais qu'on
pourrait accompagner de quelques fruits secs pour un vrai petit repas
sur le pouce. |
Si votre gamin n'en veut
pas, les mêmes bengalis ont la bonne idée d'offrir des non-aliments |
Comment
manger une alimentation ressourçante au petit déjeuner en voyage ?
Difficile ! Je n’ai pas eu le temps de m’acheter des aliments de base au
petit bio du coin (près de Cornélia). Au buffet du petit déjeuner de l’hôtel
(enfin, du couvent faisant office d’hôtel), j’ai trouvé, dans l’ordre de
qualité ressourçante descendante ce qui suit : Pomme au four cuite du jour
(pas bio, bien sûr, tant pis), jambon cuit et jambon cru, tranches de
fromage (type gouda, me servent surtout à faire des roulades avec le jambon,
histoire de me faire oublier le manque de pain, oeufs brouillés, jus de
fruits qui semblent frais mais ne goûte pas tout à fait le frais..., salade
de fruits du jour
et puis hors concours : corn flakes, céréales soufflées, brindilles de son
que la plupart diluent dans du yaourt (tous sont sucrés, zut alors) ou du
lait (hors la boîte, je suppose que c’est du demi écrémé UHT ?) ; ou encore
Crème de fromage fondu (fromage, sérum de lait concentré, beurre, protéines
de lait, polyphosphate de soude, carraghénanes, sorbate de potassium, acide
citriques) sur des petits pains blancs tout mousseux ; ou croissants sur
lesquels on rajouterait du beurre bleurks en petites tablettes, ou mieux
encore : croissants à la crème pâtissière pour ceux qui veulent tout de
suite retourner se coucher J.
Bon, je sais que nous sommes dans la maison de l’esprit, mais une prière ou
le rire ou la joie ou la communion suffiront-ils à compenser un début de
journée si médiocre? Je les comprends, notez, car ils ne peuvent risquer des
goûts trop forts (par exemple en proposant du fromage de lait cru ou du pain
au levain), ils sont là pour servir une clientèle qui mange comme ça chez
eux. Dans mes chères belles années d’avant quarante ans, si je n’avais pas
limité mes petits déjeuners à cigarette-café, je suppose que j’aurais mangé
ainsi. Ma solution entretemps : m’acheter le minimum minimorum au bio le
plus proche (par exemple des amandes, des noix diverses, des fruits frais,
un bon petit yaourt entier). Mon autre solution: je ne mange rien, je
brunche plutôt en route.
10.4.07 Transport Wwoof. Pour rejoindre Rome à partir de
Ciampino en version budget (le taxi coûte 40 euros; les cars conseillés par
Ryanair coûtent 8 euros), ma fille m'a recommandé de prendre le bus
classique Cotral vers la gare de Ciampino (1 euro) et de là prendre le train
vers Roma Termini (1.30 euro).
9.4.07
En retournant après ce week end de Pâques de Rome vers Montegiovi, je vais
louer une voiture pour pouvoir circuler autour de mon village et rencontrer
des lieux de slow foods pour un prochain livre. Avis fait des promos pour
les enlèvements de voitures avec retour au même endroit dans les aéroports
de low-cost, ça me coûterait environ 26 euros par jour. Je suis une woofeuse
de luxe!
L'avion m'a coûté en version Ryanair 1 euro à l'aller et idem au retour (+
2.50 pour paiement carte de crédit + 4.50 euros de bagage mais j'ai pas pris
d'assurance + 14.50 euros de taxes).
|