Cuisine nature
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Végétarien en diététique chinoise - Le bio, c'est une mode! - Boire beaucoup d'eau? - L'alimentation végétarienne: c'est très compliqué... - Pesticides et petits ninfants - Observatoire OGM - Malbouffe, dit le prof' - Ne joue pas avec ta nourriture - Introspection alimentaire ou connaissance de sa biochimie nutrimentaire - T"as pas ta dose! - Alimentation naturelle: c'est par où? - Diététique chinoise et profil métabolique - Bibliographie en diététique chinoise - Le
bio, c’est une mode… Lors d'une émission
radio avec un médecin sur le thème " le bio est-il bon pour la santé
" (où par ailleurs, en tant qu'invitée principale j'ai eu la parole
pendant 4 minutes 28 secondes... sur un sujet qui a déjà mérité 518
pages sur ce site... on rigole ou quoi ?), il a entamé la discussion avec
des catégorisations définitives du style " Nous n'avons pas besoin
d'aliments bio, car l'alimentation belge est équilibrée et sans carences". Prenons
le temps de répondre à ce type d'arguments. Le
but des manipulations industrielles est essentiellement de stabiliser le
produit, de prolonger la durée de stockage des aliments en magasin, et
non pas d'augmenter la densité nutritionnelle des produits, naïfs que
nous sommes. A l'occasion de ces manœuvres, des enzymes naturels, des éléments-clé
de la digestion des aliments, des nutriments de base disparaissent.
Apparaissent en revanche des conservateurs chimiques, des additifs, des
colorants et des résidus d'engrais artificiels, de pesticides ou autres
traitements agricoles devenus si courants. Notre corps n'est pas adapté
pour digérer ou se détoxiner de ce type de nouveaux
"nutriments". Il ne sait quoi en faire et les glisse sous le
tapis, avec réaction immédiate chez les plus fragiles (" je suis
allergique ", et réaction retardée chez les plus résistants (des
symptômes un peu flous, qui disparaissent lorsqu'on fait un test
d'alimentation vraiment saine. Les
aliments les plus courants de l'alimentation belge, si équilibrée selon
les dires officiels, sont dépourvus des nutriments de base qu'attend un
corps humain, mais sont largement pourvus en calories vides. Nutriments de
base ? Prenons l'exemple des acides gras essentiels que devraient nous
apporter les graisses végétales et animales. Première lacune : il nous
manque surtout les familles 3 et 6, dans l'état biologiquement disponible.
Deuxième lacune : nous les recevons sous leur forme dite Trans, qui n'a
plus aucune utilité biologique, devient même délétère chez les plus
fragilisés. Lorsque les végétaux sont produits sur un sol carencé,
malgré des apports chimiques ultérieurs, lorqu'ils sont stockés un an
sous azote comme le sont les fruits de grande surface aujourd'hui, ils
n'apportent qu'une petite partie des minéraux et vitamines dont la nature
les a pourvus normalement. Notre alimentation, toujours réputée " si équilibrée ", est singulièrement riche en aliments de la même famille (voyez en exemple la journée au blé d'un enfant belge... -- page xx) consommés toute l'année, sans égard pour les saisons (aucune société avant nous ni autour de nous ne consomme des œufs en permanence... mais bien lors de la saison naturelle de ponte...). Les intolérances s'installent sur plusieurs années et touchent généralement ce type d'aliment surconsommé. Et,
dans le même cadre, Si je veux des aliments cultivés sur des champs qui n'ont pas été "enrichis" de boues d'épuration, si je veux du fromage dont la présure soit encore extraite du veau et non pas une manipulation génétique (ah, vous ne saviez pas? depuis le temps que ça dure...), si je veux en plus soutenir une agriculture qui pollue bien moins, qui utilise moins de ressources... L'alimentation
végétarienne: c'est très compliqué..."L'alimentation
végétarienne est-elle équilibrée ?" A cette question, presque
chaque diététicien ou nutritionniste bien éduqué (de "ducare"
= " conduire" ; que j'oppose à " élever "), donc qui
se conforme bien à l'enseignement consensuel, vous répondra : "
oui, à condition d'être très spécialisé, car c'est très compliqué
". En effet, il circule depuis les années soixante une théorie de
la complémentation des protéines végétales, médiatisée par Rachel
Carlson (?) (Diet for a Small Planet) : " Les céréales
doivent être accompagnées de légumineuses pour offrir des protéines
complètes ". J'ai résumé cette théorie dans "Cuisine
nature à toute vapeur" dernier chapitre, et vous en trouverez
les tenants et aboutissants (effectivement très compliqués) dans tout
livre de cuisine végétarienne. Or... voilà une dizaine d'années que
les instances nutritionnelles se sont rendu compte que cette théorie, développée
alors pour aider les pays pauvres, ne vaut pas ici en Occident : nous
disposons d'une telle variété d'aliments qu'il est virtuellement
impossible de provoquer des carences en protéines, même chez un végétarien
(sauf les végétaliens qui consomment du soja...).
Cette théorie compliquée ne fait qu'entretenir chez les végétariens
l'obsession de la protéine qui prévaut dans nos contrées... Donc:
profitez de ce que vous trouvez sur les deux photos ci-dessous, vous serez
un végétarien ailé...
Trouvé sur le
site d'Eric Viard (voir les liens de mai 2003). Pour
les besoins de l'étude, deux groupes d'enfants ont été constitués : 18
enfants ayant une alimentation biologique et 21 enfants ayant une
alimentation habituelle. Les chercheurs ont limité leur enquête aux
enfants de 2 à 4 ans, car selon leurs prémisses, il s'agit du groupe d'âge
le plus à risque : ces enfants mangent de grande quantité de nourriture
proportionnellement à leur masse corporelle et ils ingèrent les aliments
ayant la plus grande concentration de résidus de pesticides (tels les légumes
et les fruits). Les
chercheurs ont ensuite demandé aux parents de noter pendant trois jours
tous les aliments consommés par les enfants. Une journée plus tard, les
chercheurs ont procédé à un prélèvement d'urine. Cinq types de
pesticides, fréquemment pulvérisés sur les cultures, étaient recherchés
(malathion, azinphos-méthyl, parathion, oxydemeton-méthyl, phosmet) et
ont été trouvés à de fortes concentrations chez les enfants qui
n'avaient pas mangé bio. Malbouffe? "27% des produits alimentaires premiers prix vendus en France sont au-dessous de normes de qualité exigées pour les aliments pour chiens et chats". Dixit le docteur Christian Recchia, ("Midi libre" du 28/1/2003), spécialiste en science des aliments au sein du département de biotechnologie de l'Ecole Centrale de Paris. Cet éminent scientifique, par ailleurs expert en "stratégie qualité" pour 27 filières agroalimentaires, a tenu ces propos étonnants lors d'une conférence à Toulouse sur le thème de "l'industrie agroalimentaire au service du consommateur". Particulièrement montrées du doigt : "les pizzas surgelées à trois euros qui contiennent trente grammes de jambon, un quart de demi de trois fois rien de tomate, quelques olives. Bravo, les enfants mastiquent du vide pour trois fois plus cher qu'un plat de saucisses-lentilles, qui contient, lui, fibres et protéines végétales". Ou encore ces fast-foods qui farcissent leur "burgers" avec "une tranche de fromage qui provient des rebuts de fromage de toute l'Europe et ne leur coûte qu'un centime de franc pièce". Nul doute que du côté de l'industrie agroalimentaire on a dû goûter cette intervention. Extrait du Canard Enchaîné du 12/2/2003. OGMs et CRII-Gen. Formidable! Je viens d'apprendre la création du CRII-GEN, observatoire indépendant sur le même modèle que le CRII-Rad français (office tout à fait indépendant de contrôle des chipotages en matière nucléaire: Comité de Recherche et d'Information Indépendante). Comment voulez-vous être protégés si les "experts" "indépendants" engagés par nos autorités pour contrôler les multinationales des OGMs sont souvent consultants chez elles? Un article complet dans le nr du mois de mai 2003 (sur le site de L'autreInfo). Petite histoire du réel qui nous ronge. Il y a plusieurs mois, la caricature de scientifique qu'est le professeur Tubiana, pourtant (ou peut-être justement?) président de l'Académie des Sciences en France, a clamé à grands cris, comme à son habitude, qu'après étude du dossier, l'Académie se prononçait sur l'inocuité totale des OGMs. Corinne Lepage, ex-ministre de l'environnement comme vous vous le rappelez et aujourd'hui responsable de l'ass. Ovale xx, a voulu se procurer le rapport. Il n'existe pas! Ne joue
pas avec ta nourriture Introspection nutrimentaire. Dans les quelques heures de loisir qui me restent, j'aimerais écrire un pamphlet sur la naïveté en matière alimentaire de mes camarades utopistes, pourtant très avides d'une fine connaissance de soi, partants pour tous les stages de chamanisme ou de méditation. Presque tous sont végétariens, beaucoup végétaliens. Une grande partie achète bio les yeux fermés. On entend souvent: "la viande empêche de méditer". Et pourtant! Il est tant de profils métaboliques différents et certains se trouveraient infiniment mieux à suivre leur intuition profonde (ne parlons pas d'instinct, qui ne fonctionnerait que sur des aliments originels). Jai eu la "chance" de vivre de graves épreuves de santé. Au bord de la mort, quand on n'a plus rien à perdre et qu'on dit adieu à ses proches tous les soirs, c'est évidemment plus facile de se dire "oh,et puis zut à la fin, je vais manger ce qui me hante plutôt que de suivre la fameuse mirifique mirabolique méthode de madame duschmol qui a sauvé mon voisin". Diététique chinoise et régime végétarien. Extrait de l'ABC de la Diététique Chinoise, du docteur Robert Allard, éditions Grancher, page 38. Que je transmets pour les amis végétariens qui pratiquent les finesses chinoises en matière d'équilibre des cinq saveurs à chaque repas. "Aucun légume ne possède de saveur salée et seuls l'avoine et l'orge ont cette propriété parmi les céréales. Bien sûr, on peut se contenter de saler les plats, mais il faut savoir que selon la diététique chinoise plus une saveur est subtile et plus elle est bénéfique à l'organisme. Or, le sel a une action beaucoup trop massive pour être parfaitement approprié à ce genre d'alimentation." Saveur salée: porc, canard, pigeon... Et avec ça, débrouille-ti séauton! Si vous avez choisi de ne manger aucune chair animale, je cherche qui nous indiquera comment contourner cet écueil. Je ne souhaite pas d'info de la part des macrobiotes car, chers amis, je ne connais pas plus figé que les adeptes de cette version curieuse de la diététique chinoise. Ah, ben tiens, ça doit être le manque de saveur salée subtile et l'excès de shoyu qui les déséquilibre. Diététique chinoise et profils métaboliques. En diététique chinoise, vous choisirez des aliments, des modes de préparation, des condiments, en fonction de votre tempérament de base, de vos faiblesses organiques du moment, en fonction de la saison (acide au printemps, amer en été, doux en fin d'été, piquant en automne, salé en hiver). Par exemple, les cuissons sèches (four) n'équivalent pas aux cuissons vapeur. Vous aurez peut-être repéré vous-même vos préférences. Dans certaines maladies, qui sont marquées par un excès d'humidité comme les troubles gastro-duédonaux dont j'ai souffert, un diététicien chinois vous conseillera des pommes de terre et un rôti de boeuf au four. Chose que
j'avais déduite pour mon propre petit moi par approximations et en
suivant mon "intuition". C'est en essayant de comprendre comment
je me suis remise sur pied avec des expressos et de la moelle de boeuf En attendant, faites un tour sur le site du très averti Philippe Sionneau, auteur avec Richard Zagorski de La Diététique du Tao chez Guy Trédaniel éditeur. Qu’est-ce que la diététique chinoise ? - Les 9 principes du “ savoir manger ” de la diététique chinoise - Manger cru ou manger cuit ? (déjà vu dans une autre page sur ce site) - Faut-il boire des litres d’eau ? Si vous êtes féru de médecine chinoise, de nombreux articles sur le même site, tous plus passionnants les uns que les autres, pour ceux qui comprennent (pas moi, snif!). Diététique chinoise: bibliographie. Dans le même domaine, à part des ouvrages comme celui que je viens de mentionner, quelle difficulté de trouver un livre qui transmet la véritable expérience chinoise, sans se perdre dans des synthèses avec la nutrition moderne? Sans être trop frileux? Sans suivre des dérives XXème siècle? Frilosité. Illustration du livre d'un médecin français. Sur la question de l'eau: "Trop boire nuit aux reins et entraîne un surcroît de travail qui les fatigue (...). A l'inverse, boire trop peu nuit aussi en empêchant d'éliminer suffisamment des toxines qui empoisonnent l'organisme." Joli, mais ça ressemble plutôt aux théories naturopathiques, où est l'enseignement chinois là? Dérive XXème siècle. Beaucoup de prétendus diététiciens d'une méthode dite chinoise s'inspirent en réalité des enseignements de Ohsawa, grand prêtre des macrobiotes. Celui-ci avait intégré quelques pans de la diététique chinoise dans sa pratique d'une alimentation essentiellement céréalienne. Vision unilatérale, qui est reprise telle quelle par les macrobiotes sous l'appellation "diététique chinoise". Si vous rencontrez un "diététicien" chinois qui interdit la viande à tout le monde ou les crudités à tout le monde: c'est un macrobiote! Synthèse nutrition moderne. C'est le cas du livre de diététique chinoise qui recommande du lait de soja, alors que les chinois n'ont jamais consommé que du soja fermenté sous la forme de sauce soja, ou des germes de soja (qui n'est pas du soja, mais du haricot mungo), ou des vermicelles de soja (idem = mungo). Si les textes anciens recommandent des "haricots", pourquoi le traduire systématiquement par "soja"? Autre exemple, extrait d'un livre écrit par un médecin: "Un des meilleurs (modes de cuisson) est la vapeur qui préserve la saveur et conserve aux aliments leur valeur nutritive". C'est peut-être vrai selon la vision occidentale, mais pourquoi "polluer" ainsi un livre de diététique chinoise? La vapeur douce peut dévitaliser certains tempéraments, et les "valeurs nutritives" tombent dans un tonneau sans fond! page 1 - page suivante - page précédente
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