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De briques et de broc page 2
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régimes hypotoxiques - régime crétois - téléphone cellulaire - bon sens et bonne fame - Rien ne sert de courir... - schizophrénie - nutrition mécaniciste - page suivante Dérisoire tentative d'aider mes petits camarades à se prendre en charge vers un meilleur bien-être physique à l'heure où quasi-tous usent et abusent du téléphone cellulaire ... alors que les effets pathogènes de ces petites bestioles sur la biologie humaine (objet de polémiques médiatiques surtout) semblent de plus en plus corroborés par des publications scientifiques ... Est-il possible de se référer au bon sens, aux conseils de "bonne fame" ("bonne réputation", pour ceux qui croient que cette expression populaire parle de mes copines), sans s'acoquiner aux lieux communs? Comment faire pour que mes références quasi-permanentes à la "nature" ne soient pas amalgamées aux discours déviants de l'extrême droite française qui l'a utilisé comme un de ses chevaux de bataille (comme du temps de l'ami Adolf, non?). J'ai entendu des perversions mentales redoutables dans la bouche de leur dirigeant lors des dernières élections présidentielles françaises: "la nature fait des sélections? Nous aussi"... tout du même acabit. 21 avril 2002 en France. Amusante (et choquante?) analogie entre l'attitude de celui qui se voit annoncer qu'il est atteint d'un cancer et le comportement des français au lendemain de l'annonce des résultats de l'extrême droite: "vite, vite, bougeons-nous les fesses". La plupart de mes camarades (de cinquante ans, pourtant) semblent sourds à la prévention du cancer par une sage approche culinaire, on danse sur un volcan, on parle de Lacan et voilà. Le jour où on sort des ses premières chimios, un coup de fil à madame Taty: "comment me nourrir sainement?". C'est un peu tard, trésor! L'assiette n'est pas le premier médicament, mais la "première" médecine, c'est-à-dire la prévention avant tout dérèglement... On peut essayer d'éviter une rechute, tout au plus, et encore, tous n'ont pas la patience et l'ardeur voulue... "Tu ne t'es pas rendu malade à manger en dépit du bon sens, mais tu as aidé à installer un déficit organique qui dépend de bien d'autres facettes. Pareillement: tu ne te guériras pas avec la nourriture, mais tu aideras l'organisme à se regénérer...". Quel bon sens dévié nous fait mettre tant d'espoirs dans l'approche alimentaire seule, après en avoir nié aussi farouchement l'effet physiologique? Schizophrénie. Notre attachement à la démocracie prouve que nous sommes capables de comprendre que, tout "moins pire des mauvais systèmes" que ce soit selon l'expression de Churchill, la démocracie bien tempérée est un subtil équilibre de forces et non une ou des réponses tranchées à chaque problème. La même population qui soutient ce qui précède se comporte au quotidien comme si, en matière d'alimentation humaine et de santé, il y avait UNE seule réponse à chaque question, UN seul ennemi (les graisses animales, par exemple, ou un virus), UN seul ami (l'huile d'olive ou un vaccin), une solution idéale pour tous (voir le cas de ce directeur de PME hollandais qui a mis tout son personnel au régime Montignac parce qu'il lui avait réussi...). Je suis passablement fatiguée d'essayer de faire passer ce discours du juste milieu face à mes camarades en nutrition, démagogues: "et alors, le lendemain, il n'avait plus de diabète, et voilà et bon..." Sauf cas indispensable et incontournable, beaucoup d'entre nous se limitent au minimum minimorum des vaccins et n'étaient déjà pas très chauds pour inoculer à nos petiots des bouillons de culture dont il vaut mieux ne pas étudier la composition. A écouter et lire les médias, je suis d'ailleurs frappée du matraquage vaccinal actuel: et pourquoi pas, en plus, un vaccin contre le divorce? C'est l'une des affections les plus douloureuses pour un enfant, et les moins guérissables d'aujourd'hui, pourtant... Dorénavant, la technique d'ADN recombinant étant utilisée dans la fabrication des vaccins modernes (formulation moins catastrophiste que "manipulation génétique", ce que c'est vraiment), des métaux lourds étant utilisés comme additifs, des polluants aux noms rassurants étant impossibles à éliminer du produit final (j'aime en particulier le "protéines transformantes"), les liens de plus en plus déconcertants étant établis entre excès de nouveaux vaccins et autisme, ça nous chatouille encore plus! Lu dans quantité de manuels de nutrition humaine. "Tout comme la locomotive, le corps humain nécessite 1/ des matériaux de construction 2/ du carburant" Suit généralement l'analogie avec les macro- et micro-nutriments de notre 'machine'. Ne pourrait-on trouver d'analogie moins réductionniste? A gaver le cerveau de nos petits de si tristes analogies, ne vont-ils pas vraiment croire qu'ils pourront un jour remplacer toutes les parties défaillantes, comme un carburateur fatigué? Le corps humain, à l'inverse des machines, peut fabriquer une partie de ses constituants. Et que fait-on alors de ce petit supplément d'âme qui fait que certains (très rares, il est vrai, généralement des saints) survivent en bonne santé en dépit des injonctions des manuels de nutrition? |
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